30 novembre 2015

Burn-out, pourquoi en-arrive t'on là ?

 

 

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Après avoir présenté jeudi dernier notre conférence sur le burn-out et la performance, j'ai eu de nombreuses lumières qui sont venues éclairer mes réflexions sur le sujet.Il ne suffit pas de connaître les causes du burn-out pour savoir comment il survient. Trop de facteurs sociétaux, indirects, insidieux interviennent dans la globalité de ce phénomène malheureusement si actuel.

L'instabilité permanente, la conjoncture économique et sociale, la perte de sens personnelle et professionnelle, la situation du couple et de la famille dans la société, la perte de repère, de valeurs telles qu'on a pu les concevoir au 20ème siècle, le rôle des médias, la peur de tout et de soi-même... La société schizophrène d'interdictions et de déresponsabilisation telle qu'elle existe depuis les années 80 met à mal l'existence même de l'homme dans son ensemble et dans son intégrité même. Le patriarcat et le maternage permanent de tout et de tout le monde avec la schlague en cas de prise en main de nos vies fait que personne ne veut sortir de sa zone de confort, de son train-train, de son pseudo équilibre, fusse t'il dans le choix fait de tout compenser par une approche et une activité irrationnelle et excessive permanente de travail. Tout le monde ne se retrouvera bien sûr pas dans ce noir tableau car il y a heureusement des navigateurs aventuriers qui ne voient pas tout ces tsunamis sociétaux. Mais, quand on fait le point et que l'on a les yeux bien ouverts ailleurs que sur la beauté de l'horizon, des images et des faits s'imposent d'eux-mêmes. Le nombre  d'enfants qui meurent chaque jour en France de maltraitance, le nombre de femmes qui meurent également des mêmes faits, le nombre de suicides chez les jeunes et ailleurs, le nombre de SDF qui meurent chaque année, le nombre de chômeurs qui ne cesse de s'accroître et dont les chiffres, tout le monde le sait, sont largement tronqués, les clubs de foot sponsorisés par des terroristes, les attentats, les guerres menées par la France et les conséquences qui en découlent. Que de poids et d'horreurs dans ces lignes que je viens d'écrire.

Attentats: comment gérer la peur des salariés au travail?

"Quelques jours après les attentats du 13 novembre, les employés étaient fébriles. Nous n'avons pas travaillé le week-end suivant, se souvient Anna*, hôtesse d'accueil dans un grand magasin parisien. Ensuite, il a bien fallu y retourner." Pour la jeune femme, sourire aux lèvres, pas d'angoisse à avoir. "J'ai l'air inquiète?, interroge-t-elle.

http://lentreprise.lexpress.fr

Alors, que vient faire le burn-out dans tout ça me direz-vous ?

Il constitue une représentation si violente et si claire du dernier niveau de supportabilité de notre existence éphémère ! Il est la dernière marche dans le niveau d'auto-censure, de frustration, de mal-être et d'incompréhension de l'être humain. Il est le miroir de cette société du tout et de son contraire, de ses oppositions et de ses contradictions, de ses gesticulations meurtrières à vocations totalitaire soi-disant salutaire. Nous n'existons parfois plus qu'à travers un travail qui parfois nous épanoui pour lequel on est prêt à tout y compris à y perdre sa vie, parfois nous le subissons sans pouvoir agir contre, parfois on ne comprend pas la leçon envoyée par le corps qui crie STOP ! Parfois on sait et on continue quand même, parfois on a que ça... Que de cas complexes, particuliers, que de situation de souffrance au travail et en dehors.

 

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Les solutions existent quand même ! Se prendre en main, redevenir maître de sa barque et de sa vie. Se dépolluer la vue,  la tête et l'esprit pour revenir aux fondamentaux, aux vraies valeurs qui nous ont faites et qui sont toujours à notre portée, que nous avons tous en nous mêmes et que nous refoulons, que nous repoussons, que nous ignorons ou que nous faisons semblant de ne pas voir.

Allons vers la santé en supprimant tout les polluants alimentaires, atmosphériques, psychologiques, psychiques !

Posté par stephanedabas à 17:41 - Commentaires [0] - Permalien [#]


09 novembre 2015

Qu'est-ce que la motivation finalement ?

Sens ou motivation : se retrouver pour se centrer sur l'essentiel

 

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Un article pour parler de l'indispensable recherche de l'équilibre intérieur. Dans un monde où tout bouge très vite, où tout se transforme et bascule du jour au lendemain, nous devons avoir des fondations et des murs porteurs pour faire face et tenir le cap. Le bateau peut à tout moment couler, s'échouer ou simplement faire du sur-place. Il est nécessaire pour cela de regarder à l'intérieur de soi. Nous devons changer nos modes de pensées pour ne plus agir en fonction de l'extérieur et du futile mais en cherchant à l'intérieur de nous-mêmes la liberté et la vérité que nous avons tous. Stop à la superficialité, au paraître à l'image, aux standards de réussite basés sur l'argent. Retrouver pourquoi nous sommes à tel ou tel type de poste et en comprendre le sens. Suis-je en accord avec moi-même ? Sont-ce mes valeurs que je partage dans cette entreprise ? Comment est considéré l'humain... etc

Notre équilibre passe par l'indispensable prise en compte de plusieurs éléments qui nous composent fondamentalement. Se retrouver c'est se reconnecter à soi et arrêter d'accorder sa vie au diapason de ce que je vois, entends, touche, sens et goûte. Pour être ou redevenir maître de sa vie et de soi, il est déterminant d'acquérir, de pratiquer et de maîtriser certaines techniques. Techniques de communication, de gestion des émotions et du stress, des techniques sportives, la préparation mentale, le yoga, la méditation... Ne pas ou ne plus foncer pour détruire et écraser mais avancer avec sens, vérité et profondeur, simplement parce que la première attitude est destructrice et qu'elle est à ses propres limites et que la deuxième est la seule solution. Ne plus donner à l'extérieur le pouvoir de mon état interne. Les stimulations extérieures basées sur la réaction qu'ils génèrent sur nos sens ne doivent plus être à la base de notre soumission mais servir à notre bonheur.

Etre soumis réellement à ses sens et/ou à son mental est destructeur. Les pensées négatives, de colère, de haine, d'amertume et de ressentiment, les attitudes et croyances qui en résultent nous limitent et nous entraînent dans des situations qui nous reviennent en pleine figure à un moment ou à un autre sans que nous en ayons conscience. Combien de fois ai-je pensé que ce qui m'arrivait était injuste et que je n'avais pas pu créer ça. Bien sûr, nous n'en avons pas conscience et quand nous savons comment cela fonctionne, on préfère se voiler la face en disant que ce n'est pas possible. C'est la facilité, la peur du changement et le refus de l'ouverture sur le monde. C'est surtout la désagréable sensation de se voir dans la glace parce que c'est douloureux, très douloureux... 

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En revanche, les passions et les élans spontanés dictés par l'intuition sont positifs et peuvent nous "guider". La différence est subtile, l'intuition provient d'un autre sens différent que nos 5 sens physiques. C'est la capacité à ressentir les choses et à les ressentir vraiment de l'intérieur, de ressentir les choses "en avance" grâce à notre coeur. C'est un état de grâce naturelle. Ne plus se soumettre à l'extérieur c'est nous faire confiance. C'est retrouver son réel équilibre interne par notre force intérieure. C'est notre force personnelle, pas besoin de s'identifier, de paraître, de courrir pour chercher ce qui est dehors et l'avoir. Nous nous devons juste d'Etre nous-mêmes et d'arrêter de nous laisser voguer au gré des vagues et du vent.

Il est indispensable de vivre notre vie par nous-même et non pas par procuration. Donnerions-nous un chèque en blanc à un inconnu ? Arrêter la télé, utiliser son temps à s'enrichir la tête et l'esprit, se centrer et voir toute les belles choses qui nous entourent. Vivre l'instant présent pour être conscient de la chance que l'on a de respirer la vie et d'être en bonne santé. Avoir les yeux ouverts sur ce qui se passe ailleurs, être conscient des vrais problèmes, être dans l'empathie, l'écoute, la compréhension et l'altruisme. Ne plus subir le Diktat de l'information pré-mâchée. Reprendre la barre de nos vies en nous écartant progressivement de ce monde illusoire.

Se retrouver c'est justement se donner envie de faire les choses qui nous correpsondent et qui sont en ligne avec nos valeurs, nos croyances, nos attitudes. Et le peu de personnes qui font vraiment ce qu'ils aiment met en évidence la question du réel intérêt et du sens que nous mettons dans le travail que nous effectuons. Quel en est il ?

Sans sens pas de motivation réelle et durable. Que des pseudos motivations matérielles qui disparaissent une fois l'argent récolté. Tout ce qui est lié à ce moyen de motivation n'est qu'éphémère. La première source de motivation c'est la reconnaissance du travail bien fait, c'est le sens que je mets à faire mon travail, c'est l'intérêt que cette tache apporte au monde, les valeurs et les réussites partagées en cours, celles passées et à venir.

Etre en accord avec soi-même c'est la base. Ensuite peuvent venir se greffer les motivations extérieures : des collaborateurs qui me stimulent et me félicitent, un patron qui m'accorde de l'intérêt quand j'ai des solutions innovantes à proposer, une structure qui favorise l'humain et qui tient compte des spécificités de chacun. La motivation tire alors vers le haut et permets à chacun en étant en accord avec le groupe, de se dépasser tout en étant serein et humble dans la réalisation des missions.

Par quoi commencer pour se centrer ?

S'arrêter et faire une pause sur sa carrière, se centrer. Voir et prendre conscience de ma situation, de son évolution probable, et faire des projections. Suis-je aligné et en accord avec moi-même ? A partir de là seules deux solutions sont possibles : soit tout va bien et je continue soit tout ne va pas forcément si mal maintenant mais l'inaction qui en résulte ne m'apportera que ce que j'aurai finalement mérité. Une solution : agir et bouger.

La motivation c'est juste faire ce que l'on aime, pas besoin d'aller chercher des concepts fumeux. Et c'est fluctuant. On peut se lasser, on peut changer d'aspiration, on peut être curieux et vouloir apprendre toujours de nouvelles choses. C'est plus ou moins d'ailleurs tout l'enjeu. Le changement et le risque sont indispensables si l'on veut grandir et évoluer. L'instabilité finalement est génératrice d'innovation, de créativité, de recherche. Nous sommes faits et conçus pour être bien et heureux. Trop de sécurité tue la sécurité. 

Etre motivé c'est accepter parfois de prendre des risques, n'est-ce pas finalement le changement permanent toujours partout et tout le temps !

 

05 novembre 2015

Burnout : existe t'il des prédispositions ?

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Quel est le terreau" fertile" de part et d'autre qui produit le burnout ?

Deux parties : l'entreprise et le salarié. Plusieurs cas de figures existent. Pour ce qui concerne le salarié, deux facteurs importent : son parcours de vie ou son histoire personnelle et l'environnement de l'entreprise en tant que tel. La volonté des employés recrutés est souvent la même au départ, s'impliquer et grandir au sein de son entreprise, celle de l'entreprise est de permettre à sa nouvelle recrue de s'intégrer, de trouver sa place dans l'organisation et de devenir productif le plus rapidement possible.

Existe t'il des pré-dispositions ?

Le salarié met à disposition de l'entreprise sa force et son temps de travail moyennant une rémunération. A partir de quel moment ce lien de subordinnation peut-il devenir un risque pour le salarié ? Les parcours de vie, les failles, les fissures de certains les amènent à vouloir compenser ces problématiques par un comportement caractéristique. Besoin de se prouver à soi-même et aux autres une certaine capacité à être performant certes mais à l'être plus que les autres. Cet état d'esprit est compliqué à gérer pour les deux parties. Pour le salarié qui n'est pas forcément conscient de sa problématique, l'entreprise qui ne sait comment aborder ces profils volontaires, engagés, toujours prêts à accepter de nouvelles missions, de nouvelles tâches, de nouvelles responsabilités mais qui sont aussi un peu "envahissants" parfois. Souvent les managers n'ont pas les clés pour accompagner ces personnes et restent démunis. Ces personnes sont également malgré tout "à part" et peuvent forcément gêner la bonne marche de l'entreprise. C'est là qu'intervient justement le rôle de la deuxième partie concernée par ces problématiques humaines : l'entreprise.

Soit celle-ci voit en son personnel une vraie ressource et un capital principal. Elle constate à travers son équipe managériale que le problème est à prendre en considération, soit elle le néglige, voire en profite. Le prendre en considération c'est l'attitude responsable que doivent avoir toutes les organisations. Sans prise en compte, il est impossible que les choses s'arrangent ni pour les uns ni pour les autres. Le rôle du manager est déterminant dans la partie relationnelle bien évidemment. C'est lui qui est à même de déceler des comportements à risque. Pour cela, il faudrait qu'il ait le temps de connaîtres ses équipes, ce qui n'est pas toujours le cas. Le présentéïsme est un phénomène simple et répendu qui peut donner des signes clairs des personnes qui sont en déséquilibre et qui risquent de se mettre sur un chemin qui mène directement au burn-out. Les symptômes sont aussi des indicateurs clairs :  isolement, migraines, lombalgies, acidité gastriques, fibromyalgie, agressivité, irascibilité...

N'oublions cependant pas que le burnout comporte plusieurs causes très simples :

1- terrain à risque lié à la personne ou à l'entreprise ou au deux,

2 - manque de sens,

3 - non-reconnaissance de l'effort,

4 - stress permanent lié à la pression du résultat,

5 - méthode managériale plus ou moins harcelante,

6 - Directions qui laissent faire ou qui favorisent.

 

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Comment limiter l'impact ? Ne pas attendre le clash. Le salarié doit pouvoir s'écouter et si possible se rendre compte des situations ubuesques dans lesquelles ils se retrouvent parfois : aucun temps personnel, horaires impossilbes (6h- 22H) symptômes et douleurs physiques, insomnies permanentes, pertes d'appétit... Ces symptômes sont caractéristiques. Le salut du salarié doit passer par une prise de conscience : il faut s'écouter dans ces moments là ! Il doit pouvoir s'affirmer, savoir dire non et refuser les tâches, les responsabilités, les missions qui mettent sa santé en danger.

De son côté l'entreprise de ne pas produire ce terrain fertile qui fera tomber les plus exposés et également ceux qui ne le sont pas au départ. C'est elle qui ne doit pas laisser faire, qui ne doit pas se mettre la tête dans le sable. A elle de ne pas faire passer la performance avant l'humain, à elle de connaître ses équipes et de gérer les risques psycho sociaux, le stress permanent et les burnout "potentiels".

A chacun de se prémunir, car le prix à payer pour le salarié, sa famille, l'entreprise et le système sociétal dans son ensemble est catastrohique.  Suicide, licenciment, longue maladie, absentéïsme, atmosphère exécrable dans les équipes, perte de performance incalculable. Comment faire comprendre aux entreprises que l'humain est la seule ressource qui ne compte pas au bilan mais qui permet à l'entreprise de prospérer ou de fermer.

Pour terminer, j'ai eu hier matin un échange très fort à la suite de la parution de mon premier article que j'ai publié ici.

Une personne au téléphone me fait par de sa situation de harcèlement. Elle a déjà fait une tentative de suicide. Bien que cela soit le résultat de méthodes d'intimidation à vomir de son entreprise, cette personne ne doit pas cacher les deux faces d'un même mirroir. Ancien sportif de haut niveau, je comprend qu' "il"à une recherche perpétuelle de performances hors-normes. Quelles en sont les causes ? Au-delà d'être des calamités bien présentes, le burnout et la situation de harcèlement doivent aussi être compris comme des signaux d'alarmes personnels que doivent voir les personnes concernées et surtout leur proches. Elles doivent impérativement, prendre le recul nécessaire à la compréhension du "pourquoi j'en suis arrivé là".

Pour l'entreprise comme pour le salarié, le faire plus, plus vite, mieux avec moins comporte ses propres limites...

Stéphane DABAS - BETOOHAV

 

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