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Après avoir présenté jeudi dernier notre conférence sur le burn-out et la performance, j'ai eu de nombreuses lumières qui sont venues éclairer mes réflexions sur le sujet.Il ne suffit pas de connaître les causes du burn-out pour savoir comment il survient. Trop de facteurs sociétaux, indirects, insidieux interviennent dans la globalité de ce phénomène malheureusement si actuel.

L'instabilité permanente, la conjoncture économique et sociale, la perte de sens personnelle et professionnelle, la situation du couple et de la famille dans la société, la perte de repère, de valeurs telles qu'on a pu les concevoir au 20ème siècle, le rôle des médias, la peur de tout et de soi-même... La société schizophrène d'interdictions et de déresponsabilisation telle qu'elle existe depuis les années 80 met à mal l'existence même de l'homme dans son ensemble et dans son intégrité même. Le patriarcat et le maternage permanent de tout et de tout le monde avec la schlague en cas de prise en main de nos vies fait que personne ne veut sortir de sa zone de confort, de son train-train, de son pseudo équilibre, fusse t'il dans le choix fait de tout compenser par une approche et une activité irrationnelle et excessive permanente de travail. Tout le monde ne se retrouvera bien sûr pas dans ce noir tableau car il y a heureusement des navigateurs aventuriers qui ne voient pas tout ces tsunamis sociétaux. Mais, quand on fait le point et que l'on a les yeux bien ouverts ailleurs que sur la beauté de l'horizon, des images et des faits s'imposent d'eux-mêmes. Le nombre  d'enfants qui meurent chaque jour en France de maltraitance, le nombre de femmes qui meurent également des mêmes faits, le nombre de suicides chez les jeunes et ailleurs, le nombre de SDF qui meurent chaque année, le nombre de chômeurs qui ne cesse de s'accroître et dont les chiffres, tout le monde le sait, sont largement tronqués, les clubs de foot sponsorisés par des terroristes, les attentats, les guerres menées par la France et les conséquences qui en découlent. Que de poids et d'horreurs dans ces lignes que je viens d'écrire.

Attentats: comment gérer la peur des salariés au travail?

"Quelques jours après les attentats du 13 novembre, les employés étaient fébriles. Nous n'avons pas travaillé le week-end suivant, se souvient Anna*, hôtesse d'accueil dans un grand magasin parisien. Ensuite, il a bien fallu y retourner." Pour la jeune femme, sourire aux lèvres, pas d'angoisse à avoir. "J'ai l'air inquiète?, interroge-t-elle.

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Alors, que vient faire le burn-out dans tout ça me direz-vous ?

Il constitue une représentation si violente et si claire du dernier niveau de supportabilité de notre existence éphémère ! Il est la dernière marche dans le niveau d'auto-censure, de frustration, de mal-être et d'incompréhension de l'être humain. Il est le miroir de cette société du tout et de son contraire, de ses oppositions et de ses contradictions, de ses gesticulations meurtrières à vocations totalitaire soi-disant salutaire. Nous n'existons parfois plus qu'à travers un travail qui parfois nous épanoui pour lequel on est prêt à tout y compris à y perdre sa vie, parfois nous le subissons sans pouvoir agir contre, parfois on ne comprend pas la leçon envoyée par le corps qui crie STOP ! Parfois on sait et on continue quand même, parfois on a que ça... Que de cas complexes, particuliers, que de situation de souffrance au travail et en dehors.

 

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Les solutions existent quand même ! Se prendre en main, redevenir maître de sa barque et de sa vie. Se dépolluer la vue,  la tête et l'esprit pour revenir aux fondamentaux, aux vraies valeurs qui nous ont faites et qui sont toujours à notre portée, que nous avons tous en nous mêmes et que nous refoulons, que nous repoussons, que nous ignorons ou que nous faisons semblant de ne pas voir.

Allons vers la santé en supprimant tout les polluants alimentaires, atmosphériques, psychologiques, psychiques !