La délégation 1er outil pour le manager leader ?
Passer de la culture du traitement à une vraie et saine prévention des risques liés à la santé
Après avoir rédigé un guide sur les symptômes qui a permis à un grand nombre de personnes de comprendre le processus qui mène au burnout : http://former.canalblog.com/archives/2016/07/01/33993596.html.
Je vous propose à présent ce nouvel article pratique pour entamer une profonde réflexion et une réelle prise de conscience indispensable à toute démarche de plan d'action.
Pourquoi ? Parce que nous savons pertinemment que nous ne sommes jamais obligé d'accepter les circonstances et les attitudes de certains. Et pourtant, nos réflexions et nos décisions sont souvent bloquées par l'appréhension de tout changement et la peur du lendemain. D'où l'immobilisme, la procrastination, les excuses, les plaintes...
Objectifs :
- échapper impérativement au stress chronique institutionnalisé pour éloigner la peur, les crises d’angoisse et de stress ainsi que la souffrance au quotidien ;
- ne pas faire partie des 3 millions de personnes déjà exposées au burnout (Source Cabinet Technologia 2014).
Pour cela, le vrai enjeu est de passer de la soumission d'une situation à la mise en place de vrais plans d'actions.
La peur est le problème n°1 des personnes qui subissent ces types de situations.

Peur de perdre son emploi, peur d'être jugé, peur de ne pas être à la hauteur, peur d'échouer, peur des problèmes financiers... Toutes ces peurs sont la conséquence d'une perte d'estime et de confiance en soi, et d'un état d'esprit où toute affirmation de soi est prise pour de l'agressivité, où toute réflexion et discussion est trop souvent interprétée pour de la faiblesse.
Que faire face à ces constats d'échecs ?
Comment sortir de cette spirale négative ?
La perte de sens dans les tâches qu'effectuent les personnes après une réorganisation, le manque de reconnaissance au quotidien, la déshumanisation du travail, la multiplication des rôles pour un poste, les horaires inhumains et la surcharge de travail sont quelquess racines des maux qui cristallisent toutes ces peurs.
Le seul enjeu doit être l'anticipation et la prévention. Il faut avant tout connaître, comprendre et intégrer tous les signaux transmis par notre corps et notre intuition pour éviter toute cette perte de temps. Parce que dans le cas contraire, le compte à rebours sera enclenché avec tous les risques que cela induit. D'où l'indispensable connaissance des risques et de leurs conséquences. Aucun tabou. Ne pas vouloir voir et intégrer que des personnes se suicident, deviennent invalides, ou handicapées après un burnout est de la pure inconscience. Il faut impérativement comprendre qu'un évènement de l'ampleur du burnout est avant tout un ultime signal d'alarme qui ne laisse plus d'autre choix que celui de se soigner. Les souffrances physiques et psychologiques accumulées pendant de longs mois voire de longues années sont autant de signaux et de maux subis et enfouis qui n'ont pas été écoutés.
C'est par la connaissance véritable :
- des risques encourus (cancers, AVC, suicides...),
- des séquelles possibles (impotence, paralysie, traitements à vie...)
et par l'écoute quotidienne des signaux clairs que nos corps nous envoient que nous mesurerons à quel point la prévention est aussi une obligation individuelle nécessaire simplement pour se préserver soi.

Je sais bien que cela parait toujours too much mais je me dois d'être honnête pour moi-même, pour vous, pour tout ceux qui savent ce qu'ils ont enduré et qui ne referont jamais les mêmes erreurs. Le sujet est trop grave, trop global, trop destructeur. Le seul sujet qui importe, c'est soi. Jusqu'où suis-je prêt à aller pour prendre réellement conscience de ce que je risque et du danger que j'encoure ? Nous devons écouter nos ressentis, notre intuition, les signaux que nous envoie notre corps, nos douleurs, nos migraines, nos insomnies, notre niveau d'irascibilité, notre démotivation, notre tristesse, notre colère...Le corps ne ment jamais, c'est notre maison et il nous informe de ses maux pour nous pousser à agir et non pas pour nous obliger à souffrir.
Il faut éviter à tout prix de tomber dans la spirale infernale qui mène à l'épuisement professionnel en se faisant confiance et en agissant avant tout pour soi-même. Je ne fait pas l'apologie de l'égoïsme ni de l'égocentrisme, je parle juste d'équilibre et d'instinct de survie. Se préserver est prépondérant. Pour cela il est important de se prendre en main. Même si cette société sans contrôle nous infantilise, nous aliène, qu'elle nous fait perdre les pédales, nous avons notre libre arbitre et nous avons la capacité de repenser les vieux schémas pour avancer, même si cela comporte des risques. Les épreuves que l'on rencontre, sont aussi des moyens de grandir, de se développer, de se transformer. C'est évidemment inconfortable et parfois douloureux. Il vaut mieux malgré tout être acteur que spectateur. Le pire que l'échec, c'est la passivité. Et lorsque des situations de vie se répètent encore et encore, il faut savoir en rechercher les causes parfois personnelles. J'ai rencontré une personne qui a fait 3 burnouts en 3 ans. Dans des structures différentes avec des personnes différentes...!
Nous devons prendre conscience de notre rôle. Celui que nous jouons dans nos vies. Nous devons comprendre que ce que nous créons a des conséquences et que nous pouvons grâce à nos actions effectuer de vrais changements. Prise de conscience, envie sens et action sont les piliers sur lesquels va reposer la réussite d'une vraie modification de trajectoire et/ou d'une réelle reconstruction. Sachant que tout choix est composé par ces postulats, le bonheur et le bien-être ne doivent pas se chercher. Ils se créent par notre attitude, notre état d'esprit, nos modes de fonctionnement et nos actions.
Il faut savoir que l'épuisement professionnel ou burnout est la conséquence directe d'une fatigue permanente devenue chronique, d'une longue accumulation, d'un appauvrissement généralisé du corps et des cellules et d'un manque total de capacité à se régénérer. Tout cela est PROGRESSIF. C'est l'avantage et l'inconvénient. A la différence des batteries que l'on voit diminuer au fur et à mesure sur sur notre téléphone, les nôtres ne se manifestent pas sur un bel écran en couleur. C'est notre corps qui veut nous sauver et que nous n'écoutons pas. Il prend alors la main, coupe le courant et nous met en mode survie. Pourquoi ne tenons-nous pas compte de toutes les souffrances que le corps nous fait ressentir ? Simplement parceque nous sommes "endormis". Cette léthargie provoque l'absence à nous-mêmes dont la cause est liée à nos modes de vie focalisés sur l'avoir et non sur l'être. Et cela nous coûte très cher ! D'autant plus que les réflexes premiers vont être de soigner les douleurs ou les maux par la prise de substances chimiques destinées à masquer la douleur sans jamais en traiter les causes. Plus tard, après avoir expérimenté le burnout, on repense à ces longs mois qui ont précédés et à ces nombreuses douleurs que l'on a pas su écouter...

Votre capacité à dominer vos émotions et à rester calme sous pression est en lien direct avec votre niveau de performance. Le cabinet Talent Smart a établi une recherche sur plus d'un million de personnes. Ils en ont déduit que plus de 90 % des meilleurs performers sont formés pour maîtriser leur émotions, pour rester calme et garder le contrôle en période de stress intense.
On sait désormais, suite à de nombreuses études et spécifiquement celle de l'université de Yale, que le stress prolongé provoque une dégénération de la zone du cerveau qui gère le self-control. Ce qui est néanmoins difficile à accepter à propos du stress, c'est qu'il peut constituer une émotion indispensable. Il faut en fait un niveau d'émotion minimum pour déclencher une action fusse t'elle minime. La performance atteint son apogée quand un niveau de stress modéré est atteint. Tant qu'il n'est pas prolongé, le stress est inoffensif.
De nouvelles recherches de l'université de Berkeley font des révélations sur les vérités cachées d'expérimenter des niveaux modérés de stress. Mais elles renforcent aussi la grande importance de garder le stress sous contrôle. L'étude, dirigée par la post-doctorante Elizabeth Kirby, à trouvé qu'un début de stress attire le cerveau à développer des nouvelles cellulles responsables de l'amélioration du niveau de la mémoire. Cependant cet effet est seulement rendu possible quand le stress est intermittent. Dès qu'il continue au-delà de quelques moments, et qu'il constitue un état prolongé, il supprime la capacité du cerveau à développer de nouvelles cellules. "Je pense qu'un niveau de stress modéré et intermittent est ce qui rend le cerveau plus alerte et vous êtes plus efficace quand votre cerveau est alerte."
Pour les animaux, le stress intermittent constitue leur expérience qui se caractérise sous la forme physique par la menace de leur environnement immédiat. Il y a bien longtemps, c'était aussi le cas pour les humains. Dès lors que les humains ont évolué dans leur complexité à réfléchir, Ils ont alors développé la possibilité de se faire du souci et de transformer ce souci en stress d'autant plus problématique lorsqu'il s'agit de phénomène répété et fréquent.
En plus d'augmenter vos risques cardiaques, la dépression et l'obésité, le stress diminue vos capacités cognitives. Heureusement, mis à part une attaque de lion, votre "bloc" stress est subjectif et sous-contrôle. Les meilleurs performers ont des stratégies bien affutées pour lutter contre les circonstances les plus stressantes. Ceci abaisse leur niveau de stress au regard de ce qui se passe dans leur envirronement renforcant le fait que leur expérience du stress est intermittente et non durable.
Première partie : traduit de l'anglais (article parue dans Forbes le 6/02/2014)
Notre corps, cet outil incroyable
Notre corps peut-être caractérisé ou représenté mathématiquement et statistiquement par ces chiffres fascinants. On sait également que tout ce charivari fonctionne dans une symphonie mécanique, chimique, physique, biologique parfaite qui à chaque nano-seconde meurt et se régénère en même temps. N'est-ce pas magique, magnifique, extra-ordinaire ? La vie dans ses moindres détails est un ensemble de chaos et d'organisation digne du métier d'orfèvre. Un opposé simple et naturel entre le froid et le chaud, l'actif et le végératif, l'action et la réflexion... Que de contrastes, de différences et de dynamiques ! Quel peut-être le dénominateur commun, le plus petit commun multiple rassembleur de vie ? Quelle particule subatomique se transforme d'une énergie que l'on comparait longtemps à du vide en matière à chaque instant ? Comment ne pas s'émerveiller par nos similitudes avec l'univers, cet infiniment grand et notre corps cet infiniment petit ? Zoomons de chaque côté de l'objectif pour voir comment les deux se connectent. Inévitablement nous ne formons finalement qu'un tout. Ce tout nous réunit et nous rassemble alors que nous avons appris et pensons dans nos plus profondes croyances que nous sommes tous séparés. Pourquoi toutes les civilisations ont-elles connues le faste et l'abondance avant de connaître l'effondrement et le chaos avant de disparaitre pour laisser la place à une autre ? Ces allers-retours de l'expansion à la contaction, de l'agrandissment à la réduction est un phénomène classique de tout système de vie. La vie d'un corps, la vie d'un produit, la vie végétale, animale, humaine dont l'existence varie en fonction des saisons, et de l'énergie que tous possèdent de façon systèmatique.
Une énergie omniprésente !
Le dénominateur commun en effet est l'énergie vitale. C'est elle qui relie tout, que ce soit dans notre corps ou dans l'espace, dans la matière ou dans l'esprit. L'énergie raccorde tout par les phénomènes magnétiques, les forces faibles ou fortes, les attractions, l'intrication, la loi des cordes, la géométrie sacrée avec les nombre d'or et Pi que l'on retrouve de la plus petite particule au plus grandes galaxies, dans les plantes, les fruits, les pyramides d'Egypte ou les statues de l'île de Pâques. Et cette énergie est partout, elle est disponible grâce au champs magnétique terrestre. Le pétrole, le nucléaire, le charbon et autres énergies obsolètes puisque l'énergie est omniprésente. Pourquoi je vous parle de cela me direz-vous ? Parceque je m'intéresse depuis peu à la raison pour laquelle nous sommes sur cette si belle planète si ce n'est pas pour profiter de tout ce qui est à notre disposition ? Tout ce que nous avons au bout des doigts nous paraît tellement inatteignable ! Il suffirait juste de comprendre pourquoi le monde, notre monde tourne à l'envers pour en finir avec toutes ces injustices, cette violence, ce système fondamentalement basé sur la domination et la prédation de l'autre en tant qu'être humain, de l'animal, du végétal, de tout ce qui nous apporte pourtant ce dont nous avons besoin. Ne sommes-nous pas trop gâtés finalement pour négliger à ce point tout ce que nous sommes et tout ce que nous avons à disposition ? L'humain n'est-il pas trop ce gamin capricieux qui rejette trop souvent la différence et/ou la faiblesse de l'autre sachant que le système entretient bien aisément ces peurs qui nous divisent . Quel est le sens à tout cela : aucun. Nous avons perdu notre raison d'être en chemin sur l'autel du plaisir, des sens, de l'argent et de la destruction quasi-instinctive de nous-mêmes. Sommes-nous obligés de nous entretuer pour nous prouver que nous existons ? Sommes-nous contraints à nous mettre en conflit pour ressentir à quel point nous sommes vivants ? La souffrance et la douleur sont-elles nécessaires pour comprendre le sens de la vie ?
"On ne voit bien qu'avec le coeur l'essentiel est invisible aux yeux". St Exupéry
Cela dépend juste de notre manière de voir les choses et des choix que nous faisons individuellement. A partir du seul moment ou nous choisissons d'être responsable de nos vies. Rien ne nous oblige à appartenir au système qui nous rend tous esclaves du pouvoir infernal de l'argent ? Sommes-nous sur terre pour travailler, payer un loyer, attendre impatiemment le week-end et avoir des vies que nous programmons nous-mêmes en nous rendant coupables de notre propre asservissement ? ARRETONS DE NOUS PLAINDRE ET PRENONS NOUS EN MAIN. Avons-nous juste droit au minimum alors que le meilleur est toujours possible ? Les neurosciences et la physique quantique nous montrent aujourd'hui que nous pouvons changer nos vies, nos temps, notre époque, pour rebâtir un autre soi, un autre être, un autre monde. Mais comme changer ne se fait pas très souvent pas sans la souffrance d'effacer un certain passé, certaines habitudes ou certaines facilités, nous devons tous en comprendre le sens pour mieux mesurerles enjeux pour nos enfants et pour nous mêmes. Changer tout en nous c'est aussi changer tout autour de nous. Changer nos pensées pour changer la nature de l'énergie que nous véhiculons et l'image négative que nous pouvons parfois renvoyer aux autres, nos mots pour les accorder sur du beau, du grand, de la vérité, nos actions pour qu'elles soient au service de l'Être que nous sommes et des autres Êtres qui nous entourent, nos comportements et nos attitudes pour inspirer celles et ceux qui font aussi partie de nous. Simplement nous respecter et être responsables. Ne plus nous avilir nous-mêmes avec les futilités d'une société de soi-disant loisirs liés à des jeux dont les acteurs ne sont épris que d'argent de fausses gloires d'apparences et de fausseté. Tous les scandales liés aux milieux corrompus du football, des jeux olympiques et du cyclisme pour ne parler que d'eux ne sont ils pas les jeux du cirques actuels par lesquels la Rome Antique tenaient jadis son peuple soumis ? Je vous laisse sur ces réflexions peut-être un peu trop "prise de tête" mais il est peut-être temps de voir notre vie autement pour lui donner une vraie perspective de profondeur existencielle nous réunissant tous autour d'une humanité en bonne santé, joyeuse qui développe l'amour. Et tant mieux si ca semble être un gros mot dans cette folle société. Nous pouvons faire le choix de la reconstruire sur des vraies valeurs de compassion, de bonheur et d'entraide pour toutes et tous.