20 septembre 2016

Guide de l'affirmation et de la confiance en soi : acquérir les techniques de gestion des émotions

 

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J'ai souhaité aborder autrement l'affirmation de soi à travers ces quelques lignes. De très nombreux sites ou blogs parlent très bien de ce sujet par les trainings en communication, en travaillant les prises de parole en public, par le vidéo training, par le théâtre. J'ai préféré m'intéresser aux causes qu'aux moyens de les traîter. Aussi j'aborderai plus le côté gestion des émotions qui sont la source des déstabilisations que les moyens que sont la synergologie, la maîtrise du langage non-verbal.

Affirmer vient du grec ad-firmo rendre ferme. C'est un mot très fort qui montre à quel point notre façon d'être, de parler et de communiquer génère en son sein des typologies de réactions variées chez les personnes avec lesquelles nous sommes en interraction. Notre image, composée de nos mots, de notre gestuelle et de notre voix est le vrai miroir de qui nous sommes réellement. Nos relations inters-personnelles sont obligatoirement et fortement influencées par elle et je dirai même qu'elle conditionne les réactions des personnes avec lesquelles nous communiquons. Il ne faut pas seulement se fier aux apparences car elles peuvent être trompeuses, mais l'on sait que les attitudes sont de puissants indicateurs de la façon dont nous fonctionnons. Nos attitudes ou nos comportements font intervenir la partie inconsciente du cerveau, elles sont tellement ancrées que cela traduit très puissamment un ensemble de croyances et de valeurs respectables ou non. Cela représente notre façon d'être et de faire qui nous est propre, qui s'est façonnée au travers du parcours de notre vie.

Si s'affirmer ne doit pas vouloir dire écraser, dominer ou détruire cela doit malgré tout traduire un profond ancrage et un fort alignement entre ce que nous pensons, disons et faisons. C'est ainsi que l'on évite les conflits avec soi-même et par conséquent avec les autres. Toute incohérence et décalage est très souvent la seule source de problème. Avec soi d'abord puis avec les autres tout autant. C'est la raison pour laquelle nous devons mettre en avant ce besoin d'être en accord avec nous-mêmes pour avoir un impact précis telle une flêche touchant sa cible, être assertif et inspirer les autres à travers les valeurs suggérées dans notre communication spontanée et naturelle.

Plusieurs situations peuvent s'offrir à nous au quotidien : nous pouvons avoir à nous affirmer en famille, avec nos enfants, nous pouvons avoir à le faire dans le milieu professionnel avec un collègue, un hiérarchique, face à un groupe public ou privé, au sein d'une association, face à un banquier... A chaque fois la situation sera différente, l'enjeu aussi, la pression et le stress également. En fait deux typologies de situation vont conditionner les résulats de notre prestation de communication.

1 - La situation est prévue : nous pouvons nous préparer. Plus l'enjeu sera important plus le résultat escompté sera lié à la préparation. Et malgré cela, les choses peuvent vite tourner au vinaigre si l'on ne sait pas gérer nos émotions. Ce sont elles qui peuvent tout chambouler et réduire à néant le travail de préparation. Il est donc impératif d'acquérir des techniques pour les gérer, surtout si on est sensible ou hyper-sensible.

Que ce soit en famille, ou dans le milieu professionnel, nous sommes dans l'obligation de nous poser un certain nombre de questions relatives au message que l'on veut transmettre, à son objectif, au sens que nous voulons lui donner.

 

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A qui s'adresse t'on ? Pourquoi doit-on le faire ? Quels sont les enjeux ? Comment va t'on transmettre ce message, par écrit, par oral, par vidéo, par mail, par sms ? Les moyens sont nombreux mais chaque moyen correspond plus ou moins à un type d'approche qui ne sera pas adaptée dans un autre contexte, avec une autre personne, un autre enjeu. Quel résultat attendons-nous, attendons-nous une réflexion de la part de la personne, une action, devons-nous utiliser la provocation pour créer une réaction ? Le message doit-il servir à suggérer, à inciter, à diriger, à corriger ?

2 - La situation est impévue : la caractère émotionnel sera tout autant prédominant mais le risque de destabilisation est évidemment beaucoup plus élevé.

Deux enjeux importants : gérer nos émotions et en transmettre. Que ce soit par l'écoute active ou par l'empathie, nous devons impacter positivement l'autre l'autre malgré son humeur, son agressivité, sa colère. 80% des conflits sont facilement traités juste par une simple écoute et un niveau élevé d'empathie. Je m'explique. Vous avez compris que le dénominateur commun N°1 est le caractère émotionnel. Il faut, à travers les émotions que l'on va ressentir et celle(s) que l'on va émettre envoyer un signal fort de confiance pour "toucher"  la ou les personnes en face. Cette 'intelligence du coeur est un moyen profond et puissant d'entrer dans la partie inconsciente de notre audience et ainsi de la marquer de façon durable. Le plus important est de rester crédible quelque soit la situation en amortissant les agressions, critiques, colères de nos interlocuteurs pour les surprendre en inversant le cercle négatif en positif de par notre attitude, notre empathie, notre compréhension globale des enjeux communs, des risques et des conséquences.

Plus nous sommes surpris et décontenancés plus nous perdons en affirmation, en impact et en confiance. Le pire est de réagir spontanément en se laissant submerger par la colère. Il est donc primordial de gérer ces imprévus au mieux pour rester aligné et en phase avec nos valeurs, nos actes, nos réussites comme nos échecs (notion de droit à l'erreur). Nous devons savoir que nous sommes exposés aux critiques, au mépris, à l'agressivité parfois pour mieux gérer ces évènements.

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Les techniques de gestion des émotions

1 - L'état d'esprit : être vigilant au quotidien pour anticiper afin de déceler les indicateurs de risques dans l'attitude des autres, les changements d'attitude ou d'ambiance, les tensions palpables ;

2 - Le corps : adopter une posture droite mais souple avec la tête haute mais pas supérieure, et le haut du corps également droit ;

3 - La technique de l'esquive : tourné de côté pour laisser les colères et l'agressivité passer sans nous impacter ;

4 - La respiration consciente : inspirer et expirer en étant concentré sur chaque mouvement respiratoire pour éviter la montée d'adrénaline en cas "d'attaque" ;

5 - La cohérence cardiaque : respirez à intervalle régulier sur les inspirs et les expirs :

5 - La fuite : parfois la meilleure solution est d'éviter le conflit quand les sentiments d'injustice et/ ou d'humiliaiton pourraient nous amener à réagir vigoureusement ce qui dessert le plus souvent celui ou celle qui se laisse envahir par sa colère ;

6 - L'amortisseur ou reformulation des messages reçus : consiste à reformuler les dires de nos interlocuteurs afin de lui montrer notre niveau d'engagement, d'écoute et de compréhension des problématiques, car c'est surtout d'être reconnu dans sa demande et dans sa position que souhaite la majorité des demandeurs. Laisser passer la vague de colère pour mieux rebondir et montrer qu'à travers notre empathie, nous reconnaissons réellement l'importance qu'accorde notre interlocuteur à notre attitude.

Quand on parle d'affirmation ou de confiance en soi il faut avoir à l'esprit que l'on peut tout à fait avoir confiance en soi en général et puis de manière totalement subjective, un impondérable se produit, un changement de poste ou de N+1, une réorganisation, un licenciement et là peuvent s'opérer des réactions tout autant imprévues qui vons nous mettre en perte totale d'affirmation et de confiance. Pour résumer, je dirai qu'il faut être à l'écoute de soi pour mieux nous connaitre, pour mieux nous appréhender au quotidie et ainsi relativiser les évènements pour moins les subir. Tout excès de confiance peut aussi être une protection pour cacher une problèmatique profonde non consciente. Alors écouter votre corps et vos sentiments vous permettra souvent de faire de grands pas !

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18 août 2016

Etre - bien-être - mieux-être : pourquoi penser plus grand que nos conditionnements ?

 L'importance du lâcher prise

LACHER

C'est la base du bien-être. On ne peut atteindre un certain niveau de bien-être sans avoir lâché-prise sur nos appréhensions, angoisses, peurs qui sont en nous depuis tant d'années. Sachant que les messages positifs ou négatifs proviennent toujours de notre corps et/ou de notre mental (Cf : Guide du bien-être 1er Chapître) et que nous les entretenons malgré nous à cause de circuits neuronaux gravés au plus profond de notre cerveau, nous devons être extrêmement vigilant avec nos états internes (humeurs, états d'esprit, attitudes...) si nous voulons trouver un niveau de bonheur et de bien-être durable.

 

Écoute ton corps - Lise Bourbeau

Lise Bourbeau est la fondatrice du centre de relation d'aide et développement personnel Écoute Ton Corps. Le Centre offre ateliers, formations et livres traitant de mieux-être, développement, blessures et équilibre.

http://www.ecoutetoncorps.com


Savoir lâcher prise selon Lise Bourbeau, c'est faire des actions sans rien attendre en retour tout en sachant pertinemment qu'il y aura un résultat.

 

Le Dr Joe Dispenza a t il découvert le secret de l'auto-guérison ?

A l'occasion de la sortie de son dernier livre " L'effet Placebo, c'est vous " paru aux éditions Ariane, Claude Corse a pu rencontrer le Dr Joe Dispenza à la veille d'un séminaire à Paris. Entretien inédit et foisonnant autour des...

http://www.alternativesante.fr


Pour Joe Dispenza chercheur en neuro-science : "le lâcher prise c'est savoir qu'il y aura un résultat au bout d'une action sans chercher à savoir comment ce résultat va être obtenu et sans connaitre la logique qui va amener ce résultat".

Comme je l'écrivais plus haut, le rôle joué par le cerveau dans notre nivau de bien-être et de santé est définitivement essentiel. Et d'ailleurs, en constatant que les cerveaux féminin et masculin ne fonctionnent pas de la même manière, peut-on se dire que les hommes ou les femmes ont un cerveau plus déterminé au bonheur et au bien-être ? En fait non, le cerveau masculin (cerveau gauche) est analytique.Il fonctionne est latéralisé est très déterminé, est actif et puissant et est "conçu" pour réaliser des objectifs car il fonctionne de manière latéralisée et binaire. Les femmes au contraire ont un cerveau dont les zones sont activées de manière beaucoup plus larges, les deux hémisphères sont sollicités. En fait, ce qui nous réunit, c'est le constat que nous avons tous les deux en commun un immense potentiel inexploité. Ce qui est très intéressant c'est que nous avons tous la capacité d'atteindre ce potentiel tant que notre coeur bat, que nous sommes bien vivant et que nous aspirons au changement.

Nous savons et croyons que nous avons tous en nous un aspect supérieur qui nous dépasse qui nous permet de savoir qu'on peut mieux faire. Nous sommes tous propriétaires de cette capacité supérieure qui nous permettrait de recréer notre vie comme nous l'entendons. Et ce, dans toutes les civilisations, toutes les cultures, tous les pays. Nous savons aussi aujourd'hui, grâce aux nombreuses découvertes scientifiques, qu'il existe un champs quantique qui regorge de potentiels et qui dit que nous pouvons créer notre futur sur la base de la nature de nos pensées et de nos actions.

 

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Les conditionnements du cerveau

Etre bien, heureux, respirer le bien-être est étroitement lié à nos conditionnements cérébraux et comportementaux ancrés depuis toujours dans nos existences. C'est donc la raison pour laquelle nous produisons presque toujours les mêmes schémas qui nous mettent dans les mêmes situations, avec les mêmes conséquences, que nous avons le même travail, la même vie, les mêmes habitudes et les mêmes relations. Pour pouvoir réellement changer nos vies et retrouver le bien-être, il est nécessaire de profondément changer, il faut pouvoir agir plus grand que les circonstances de nos vies, de nos environnements et que les conditionnements de notre monde.

Notre cerveau est le reflet de notre environnement. Il est organisé de façon à confirmer et à refléter notre environnement et notre propre vie. Il s'ensuit que tous les évènements et les expériences que nous avons vécus, s'organisent sous forme de structures neurologiques. Cela qui nous permets d'un côté de nous familiariser avec notre monde, de l'autre nous nous habituons à percevoir la réalité et à fonctionner de façon prédictive et donc restrictive.

En d'autres termes, puisque mon environnement est la source de mes pensées et que les circonstances de ma vie sont à l'origine des différents circuits neuronaux qui se sont créés dans mon cerveau, cela veut dire que je ne pourrais jamais penser plus grand que mon environnement. Et si ma pensée dépend de mon environnement, qu'est-ce que je continue à reproduire ? Toujours la même chose.

Changer donc c'est se mettre à penser et à agir différemment en présence des même circonstances. La plus grande habitude avec laquelle nous devons rompre, c'est celle d'être celui ou celle que nous sommes : nous-mêmes d'où l'indispensable lâcher-prise.

 

CHANGEMENT

Changer pour recréer sa vie

A 40 ans, notre personnalité n'est déjà plus qu'un ensemble de circuit cérébraux bien limités qui nous auront déjà fait vivre la plupart des expériences que nous aurons eu à vivre à travers nos sens. Et c'est pour cette raison que nous avons tendance à créer tout ces programmes et ces conditionnements car il nous permettent de faire face aux différentes situations, aux multiples évènements de la vie.

Là où le bas blesse c'est que nous utilisons ces expériences pour éviter d'avoir à apprendre de nouvelles connaissances. Car en fait, après 40 ans, nous cessons d'apprendre et utilisons nos expériences pour évaluer chaque situation sur la base du ressenti qu'elle va créer en nous. Et si nous n'aimons pas le ressenti qu'une situation va créer, nous décidons de ne pas l'inclure dans une nouvelle expérience. Mais alors, quelle est la part  que nous laissons à l'inconnu et à ce qui ne nous est pas familier ?

Lorsque nous prenons conscience comme le dit la science, que nous sommes bien plus que ce que nous pensons être, nous comprenons alors que nous pouvons faire quelque chose de notre vie, à savoir ce qui nous correspond vraiment, et ce à quoi nous aspirons au plus profond de nous.

 


 https://www.youtube.com/watch?v=AHI5M2W9iT8

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Faîtes vivre ce blog grâce au plaisir que vous avez ressenti en le lisant et en en parlant. Ce sera un premier pas pour ceux qui se sentent isolés, qui souffrent et qui ont besoin de parler. Chacun doit faire apporter sa pierre pour construire un autre monde.

 

Le conte du colibri: je fais ma part - AikiCom

D'où vient ce conte ? Qui peut le dire? Mais l'histoire est trop belle pour ne pas la répéter tant elle revient l'attitude Aïki qui cherche non seulement à plus de paix en soi mais aussi avec les autres et contribuer ainsi à un monde plus solidaire, dans l'écoute et ...

http://www.aikicom.eu

 

27 avril 2016

La cohérence cardiaque : késako ?

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La cohérence cardiaque est une technique simple pour se reconnecter et mettre en harmonie nos deux prinicipaux oragnes que sont le coeur et le cerveau. Contrôler la respiration permet de mieux gérer son stress et son anxiété en agissant sur les messages que le cerveau transmets au corps lorsqu'il est sous pression. Gérer sa respiration par des inspirations et ses expirations de même durée permets d'agir sur ses battements cardiaques et ainsi sur le cerveau. On sait aussi que l'interaction qui se produit entre ces deux organes s'effectuent également dans les deux sens : cerveau-coeur et coeur-cerveau.

Bonne nouvelle, car réapprendre à respirer c'est avant tout gérer le ou les déséquilibres nerveux qui peuvent se produire chez des personnes ayant été soumises à des traumas ou à des expériences difficiles que le cerveau à enregistré et qu'il peut revivre dans des situations ramenant à un état de stress intense. La respiration posée et régulière permet d'agir sur les deux éléments qui composent le système nerveux : le système sympathique (rôle d'accélérateur du rythme cardiaque en cas de danger) et le para-sympathique (rôle de ralentir les battements du coeur) et ainsi d'avoir un impact sur l'équilibre des deux et donc également au niveau de la production de l'hormone du stress : le cortisol.

 

Cohérence cardiaque

 

Diverses tests par électrocardiogramme montrent que la fréquence cardiaque est très variable et que l'écart entre deux battements de coeur varie en permanence. L'intervalle entre 2 pulsations n'est pas régulier et la prise de pouls est finalement très approximative. Une respiration régulière et consciente dans un premier temps permets ainsi de jouer sur le rythme cardiaque et donc d'uniformiser le fonctionnement du cerveau. L'intérêt de la cohérence cardiaque est de rendre les battements de coeur plus réguliers pour apporter une plus grande sérénité à la personne qui la pratique. Les études sur la pleine conscience et sur la méditation effectuées par des scientifiques sur des moines tibétains montrent un ralentissement très net du rythme cardiaque et des ondes électriques du cerveau (ondes bétas, alphas, thetas et deltas) en cours de séance. La technique est de contrôler ses inspirations et ses expirations en leur donnant des durées similaires de 5 secondes en moyenne.

A vos coeurs !

Exercice de cohérence cardiaque à faire soi-même quand on veut

Suivez le point lorsqu'il monte par des inspirations conscientes de 5 secondes puis lorsqu'il descend par des expirations de 5 secondes pendant 5 minutes. L'effet est quasi immédiat : en étant concentré sur votre respiration, vous serez pleinement conscient de votre corps et de ses ressentis, de la sérénité qui s'installe et qui apaise votre rythme cardiaque.

Prenez soin de vous

 

 

 

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16 avril 2016

Souffrance au travail : le burnout partie "émergée" de l'iceberg !

 

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1ère cause du burnout : la souffrance au travail

La prise de conscience 1er enjeu ?

Le seul vrai enjeu humain pour la société et les entreprises c'est vraiment de limiter le nombre de cas.

C'est surtout, et j'insiste là-dessus, d'accompagner la prise de conscience de tout ceux qui sont dans le déni ou le non-dit afin qu'ils réalisent à quel point leur situation est précaire et à quel point le basculement vers le burnout peut-être est brutal. Il me semble que c'est le plus gros combat à mener parce qu'en anticipant et en prévenant on agit réellement à  la racine du problème.

Nous connaissons bien les causes et elles sont multiples : surcharge de travail, horaires extrêmes, isolement, résultats inatteignables, management inexistant autoritaire et/ou toxique.
Nous connaissons bien les symptômes et ils le sont tout autant : colères, agressivité, incivilité, irascibilité, abattement, procrastination, fuite... 
Nous connaissons ce que produit le stress qui exacerbe les tensions internes, les douleurs et le niveau de fatigue, qui produit surtout le cortisol qui sape et détruit notre système immunitaire.
L'équilibre, la force et l'énergie de certains les protègera plus ou moins longtemps, la faiblesse des autres les entrainera rapidement dans l'impasse.

 

TABOU

 

Déni & taboo : le coktail explosif !
Pourquoi il y a déni ? Parce qu'il y a une culture ancrée du tabou.
Reconnaître et déceler la période de "pré-burnout" est déterminante. Les symptômes sont simples et évidents. Ils ne doivent ni être pris à la légère ni être tabou. Bien qu'il ne faille pas tomber dans la psychose et faire très attention à la facilité pour certains d'utiliser la souffrance au travail comme une arme face à l'entreprise, il faut avoir beaucoup de courage et garder les yeux grands ouverts. La souffrance au travail est très répandue et très fréquente du fait du phénomène du stress interprété souvent comme positif.

Il n'existe pas de stress positif. Le stress est un fléau réel et insidieux qui ruine nos états émotionnels, mentaux, psychiques, physiques. Le constat le plus représentatif de ce phénomène est le commentaire que m'a laissé une consultante en RPS en mission dans une boîte qui m'a précisé que lors d'une session de formation à la prévention, un des managers en réponse à ce commentaire peu glorieux d'un collègue : "nous vivons tous avec du stress et un peu de stress n'a jamais tué personne" a répondu que pour combattre la banalisation de ce mot "stress" dans les entreprises et amener les gens à comprendre que c'est un véritable fléau, il serait intéressant de le remplacer par une maladie qui parle, hélas, à tout le monde : le cancer.
En reprenant la même phrase, cela donnerait ceci : "nous vivons tous avec un cancer et un peu de cancer n'a jamais tué personne".
C'est pour toutes ces personnes en souffrance qu'il faut avant tout agir. C'est très compliqué car ce fameux tabou de la souffrance au travail est une réalité bien claire : les gens ne veulent pas l'exprimer pour tout un tas de raisons évidents :
  1. peur du chômage,
  2. peur du regard des autres (peur de paraître idiot nul faible),
  3. peur de se rabaisser soi-même (travail au niveau de l'égo à mener),
  4. peur de devenir une personne "à abattre" qui lève le voile sur tout un tas de pratiques...

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Le burnout point de départ pour se révéler à soi-même ?

Le burnout est en fait la révélation extérieure de nos souffrances intérieures. L'intensité, la fréquence et l'extrémité de cette souffrance inavouable pour nous-mêmes et pour les autres eplosera loqiquement au sein d'un environnement inadapté et décalé pour soi. Il sera exacerbé par un management agressif, par une conjoncture d'entreprise extrêmement concurrentielle en interne comme en externe où tout les coups seront cachés mais permis : Hypocrisie, jalousie, violence verbale comportementale, performance jusque boutiste, humiliation...

Ceci étant, toute réaction de colère, d'abattement ou de fuite est révélatrice de notre peur de nous-mêmes, de nos excès, de nos déséquilibres enfouis, de nos souffrances intérieures cachées et inavouées, de nos combats inutiles pour Etre au yeux des autres et non aux nôtres.

La multiplication des cas de burnout est très intéressante avant tout sur le fond car il pose les vraies questions pour la personne et l'organisation.

 

Du burn-out professionnel à l'intelligence intérieure - Guibert Del Marmol (séquences intéressantes pour les pressé(e)s : 1,40 Mn - 4,50 Mn 10,30 Mn - 11,15 - 18,30 Mn - 21Mn

Ce qui importe le plus pour conclure

1° La prise de conscience conjointe de toutes les parties prenantes :
- Du manque à gagner en terme de santé pour les individus, en terme financier pour les entreprises
- De la reconnaissance et de la prise en compte de ce phénomène tabou pour mieux communiquer aider et accompagner
- De tout ce qui a permis au burnout de finalement se produire : tout ce temps qui s'est écoulé sans qu'aucune action n'ait été entreprise

2° La mesure et la compréhension des causes pour montrer à tous que l'organisation est concerné

3° L'après burnout pour mettre en place les actions thérapeutiques adéquates et les moyens de retour à la vie, active et à l'emploi.

Pour finir, le burnout pourrait-être considéré et abordé avant tout comme un moyen de se révéler à soi-même. C'est alors le départ d'une nouvelle vie.

20 janvier 2016

Lever les tabous du burn-out et des RPS par le théâtre !

Quelle belle idée !

 

Enfin une approche constructive et intelligente pour aborder les sujets délicats relatifs à la souffrance au travail et aux risques psychos-sociaux. Aude Selly, auteure d'un livre à succès sur le burn-out raconte dans "Quand le travail vous tue" son expérience du sujet à travers un long parcours et sa guérison. Une pièce a été adaptée pour le théâtre dont le scénario se déroule dans une grande entreprise de restauration rapide. Nelly, le personnage principal est très représentatrice de sa génération, très engagée et motivée à qui on promet beaucoup... Mais dont on va finalement profiter à l'excès. Nelly, le personnage principal, est très représentative de cette génération de personnes passionnées pour qui une grande carrière semble s'annoncer.

Le but de cette approche par le théâtre est de permettre et surtout de faciliter la prise de conscience des spectateurs déjà sensibilisés par leur entourage personnel et professionnel à un problème qui reste malgré tout très tabou. Malgré les coûts générés par l'absentéïsme, le turn-over et le présentéïsme, la pilule est difficile à avaler pour les entreprises qui ne veulent pas voir la réalité en face, qui préfèrent pratiquer la politique de l'autruche avec une grande persévérance. La plus grande preuve est finalement le déni caractérisé auquel doivent faire face les personnes concernées..  On voit bien malgré tout que les entreprises sont souvent elles-mêmes débordées par ces problématiques et qu'elles ne savent pas du tout comment les aborder. La peur de perdre la face et du changement, la remise en cause de tout son écosystème semble être le plus grand frein à tout début de compréhension.

Le théâtre a cependant l'avantage d'être un moyen de communication indirect qui permet en tout premier lieu de poser les bonnes questions et de mettre en avant avec tact les dysfonctionnements mêmes des organisations.

On voit très bien, au travers le long processus dans lequel se retrouve Nelly, que les personnes qui se dirigent droit vers le burn-out recoivent un grand nombre de signes annonciateurs émis par le corps et par les comportements liés au mental. Le problème c'est que Nelly, comme toutes les autres personnes prises dans ce type d'engrenage ne sont pas en capacité de se rendre compte de ce qu'elles sont en train de vivre. Ceci pour de nombreuses raisons : leur niveau d'engagement et leur motivation initiale, leur niveau de stress permanent causé par les enjeux du poste, le niveau de pression récurrente du quotidien, le climat maussade du marché du travail, le management distant et incompréhensible à l'opposé de toute source d'inspiration que devrait développer ses supérieurs hiérarchiques.

Tout cela fait que Nelly continue à respecter ses engagements coûte que coûte... Jusqu'à ce qu'elle éssaie de mettre fin à ses jours. C'est alors l'hôspitalisation. Une seule solution, se reconstruire en passant par un arrêt maladie qui peut durer de plusieurs semaines à plusieurs mois : quel gâchis pour Nelly. Quel échec pour l'entreprise, quelle image toxique elle renvoie en interne et en externe, quel coût global aura t'elle eu à supporter ?