Leadership & Bien-être

 Bien-être-1

 Pas d'antinomie entre les deux

Tout d'abord ces deux états d'être ne sont pas contraires. Je dirai même que cela va de pair. Le bien-être est un état d'équilibre physique mental et émotionnel. Une harmonie qui permet à chacun d'avoir du leadership, d'inspirer et de rayonner. C'est très simple puisque nous sommes en vie.

 

 SE POSER

1ère clé

Se poser et faire le point

Vivre Sa vie

Est-ce que je connais mon rôle et mes talents pour vivre ma vie ? Cette première clé est fondamentale car elle détermine ce qui suivra. Être en accord avec moi-même c'est trouver ma voie. L'enjeu est déterminant, les conséquences le sont tout autant. Trouver ma voie c'est me permettre de faire chaque jour ce que j'aime et même ce qui me passionne. Selon de très sérieuses études sociologiques, nous passons notre temps de la manière suivante :

- 7 à 8 heures de sommeil

- 1 heure pour m'occuper de mon corps : me laver, me maquiller, me raser, me laver les dents, aller aux toilettes, me peigner ;

- 2 heures pour boire et manger : préparer les repas, sortir et ranger la nourriture du frigo, pour faire les courses, laver la vaisselle ou remplir le lave-vaisselle, pour préparer mes tartines, les faire griller, pour d'autres mettre les céréales dans mon assiette, éplucher les kiwis, les oranges, préparer le thé, le café puis mâcher, avaler etc...

- 8 à 10 H à aller sur mon travail, à exercer mon activité professionnelle, à revenir, à  à me garer, aller en rendez-vous etc...

Reste seulement 2 heures pour moi, ma famille, mes relations, mon épanouissement.

On a voulu nous faire croire que c'était pendant ces deux petites heures que la vie valait d'être vécue ! Qui n'a pas un jour éprouvé l'envie de s'affaler dans le canapé en rentrant et d'allumer la télé ? Serait-ce possible qu'inconsciemment je me sois dit :

"Finalement la vie ne valait pas tant que ça la peine d'être vécue au vu du peu de temps que j'ai pour m'épanouir ?" Ai-je déjà ressenti le sentiment de perdre mon temps ?

 

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Si on a pas de sens, de reconnaissance, de plaisir à faire tous les jours des activités professionnelles qui peuvent d'autant plus être plus ou moins les mêmes, rendez-vous compte le calvaire ! Voilà la raison pour laquelle faire ce que j'aime est primordial. C'est simple et logique. Qu'est-ce qui me permettra demain d'affirmer que ma vie vaut la peine d'être vécue ? Je dois être sincère avec moi-même et me poser la question suivante : quelle image ai-je de moi ?

Etre quelqun c'est juste Etre soi. Et c'est en étant en accord avec nos valeurs profondes au travail et en dehors que je serai bien, aligné(e), puissant(e) et inspirant(e). Est-ce que je connais mes valeurs ? Est-ce que je sais parfaitement ce qui me met en joie ?

Alors au boulot ! je prends soin de moi, je m'écoute avant tout, j'écoute le sens de mes émotions, de mon corps, de ce qui se passe dans ma vie et j'analyse tout ça pour savoir si je vis ma vie ou si je la subis.

A partir de là, je vais trouver l'équilibre qui me permettra d'Être dans en harmonie avec moi-même. J'aurai alors une attitude et un comportement naturellement inspirant, du leadership, une capacité à être un modèle de réussite au sens large et pas uniquement matériel.

 

énergie

 

2ème clé : entretenir son énergie vitale pour garder la santé

Par le physique

Entretenir son corps par l'exercice. Soit par du sport (pratiqué dans le plaisir, pas de performance pour la performance), soit par la pratique des arts martiaux, du yoga, du qi jong, de la danse... Une activité qui me mets en contact avec mon corps, qui le fait fonctionner, qui le fait transpirer (évacuation des toxines), qui me montre qu'il est en vie lui aussi, qu'il m'appartient de lui accorder de l'importance parce que c'est juste ma maison. Personne d'autre ne le fera à ma place.

 

amandes

Par la nourriture

avoir une alimentation saine, la moins transformée possible, retrouver le goût des aliments, privilégier une alimentation biologique. Limiter la viande, le sucre, les aliments acidifiants, lourds à digérer. Accorder de l'importance à ce qui est végétal, cru, et varié. Je peux choisir de consulter un(e) naturopathe ou un(e) diététicien(e).

Autre élément important : boire suffisamment et régulièrement. Notre corps est composé à 80 % d'eau, il a sans cesse besoin d'être hydraté.

 

 Ballons

Par l'émotionnel 

Lorsque je vis des émotions, la règle numéro un c'est de les laisser émerger pour les faire sortir. Je sais bien que c'est parfois compliqué en famille ou au travail de laisser couler ses larmes, de crier, de montrer sa joie etc... C'est à cause de notre éducation, et de notre culture judéo-chrétienne qui nous a en formellement interdit de les montrer. Pourtant, c'est une véritable hérésie. Si je n'arrive pas à laisser sortir la puissance et l'intensité qu'elles contiennent, celles-ci resteront bloquées à l'intérieur de mon corps en laissant les hormones produites inutilement intoxiquer mon sang et mon métabolisme.

Pour être plus clair, le sens même du mot émotion se dit ex movere en latin : aller vers l'extérieur.

 

La médecine chinoise par ailleurs explique parfaitement l'impact des émotions bloquées trop longtemps accumulées sur les différents organes de notre corps :

 

  • colère : foie
  • Joie : coeur
  • Anxiété : poumons et tristesse
  • Soucis : rate
  • Peur et frayeur : reins

 

Prenons l'exemple des bébés ou des petits enfants, ils ne se posent pas de question et pleurent, crient, rient. Rien ne nous empêche d'aller dehors, ou dans les toilettes ou de se cacher n'importe où pour évacuer ces réactions nécessaires à notre équilibre.

De plus je peux apprendre à gérer mess émotions pour ne plus les subir et en être l'esclave. Cela s'appelle reprogrammer mon cerveau pour changer les circuits neuronaux que j'utilise sans cesse et qui sont de véritables "autoroutes réactionnelles" lorsqu'il s'agit des émotions. Reprogrammer mon cerveau c'est lui redonner de l'oxygène au sens propre et figuré, c'est l'entretenir, le faire rajeunir, c'est développer sa plasticité puisque l'épigénétique montre très bien cela aujourd'hui.

 

Par le mental

Il existe pour cela quantité d'outils : PNL, Sophrologie, Yoga, Techniques de respiration, Préparation Mentale, Affirmations, Visualisations etc...

Cohérence cardiaque et respiration consciente

Se méfier des insomnies. Mal dormir, même si malheureusement c'est devenu une habitude, n'est pas normal. Le sommeil est indispensable pour se régénérer et remettre en état la machine corporelle chaque nuit. Bien réfléchir aux causes qui peuvent provoquer ces insomnies : manque d'exercice physique, stress chronique, bruit environnant, trop de luminosité, activité professionnelle avant d'aller dormir (ordinateur, tablette, téléphone portable...) etc...

Deux autres clés la semaine prochaine : abonnez-vous !

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Se recentrer par la respiration consciente au quotidien

respiration

Notre faculté première est de respirer. Donnons-nous les moyens de le faire au mieux pour transformer nos vies et lui donner du sens

La racine latine du mot oxygène vient de oxus qui signifie aigu et acide et de gennan qui signifie engendrer. Paradoxal non ?

Nous n'utilisons pas l'air que nos inhalons pour vivre mais pour survivre. Nous ne sommes pas suffisamment présents dans notre quotidien et notre existence. Nous survivons coupés de nos corps dans nos têtes en pensant bien logiquement que c'est la tête qui en est le centre. Nous oublions consciemment et inconsciemment que notre tête, même si elle est parfois bien faite, n'est pas le coeur de notre vie. Et pourtant, que de souffrance, que d'angoisse, de tristesse et de colère. Que de stress oxydant nous nous provoquons à nous-mêmes en ne donnant à notre respiration qu'un très très faible intérêt et en accordant au contrôle que nous souhaitons exercer sur nos existences une priorité maximale !

Les seuls moments où nous nous y attachons, c'est comme trop souvent lorsque nous avons mal. Dans les bouchons et la pollution lorsque l'on est allergique et que l'on tousse, lorsque l'on est asthmatique, lorsque l'on fait un effort et que l'on a besoin de l'énergie contenue dans l'air pour souffler, lorsqu'on est essoufflé après avoir monté un escalier... Observez les sportifs et l'importance qu'ils accordent à leur inspirations et à leur expirations. Cela les inspirent et leur donne une plus grande capacité pour se concentrer et pour focaliser sur leur course, leur épreuve.

Nous sommes finalement très durs avec nous-mêmes, très intransigeants, un brin masochistes... Car au delà de la simple respiration, nous avons été élevés et éduqués dans la culture de la douleur : il faut souffrir pour être beau (ou belle), il faut en baver pour réussir, il faut énormément se battre et lutter, la vie est un combat etc...  N'existe t'il pas une autre voie ? D'autres expressions bien connues existent aussi : "Être gonflé à bloc", "Ne pas manquer d'air", "Être inspiré", "Prendre un bol d'air"...

 

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Bien que l'air soit la base même de nos vies, nous n'accordons pas à la qualité de notre respiration le moindre intérêt.

Et si nous savions ! Si notre éducation nous apprenait les bienfaits de cette respiration. Si le système éducatif et l'entreprise instituait des cours de respiration, de relaxation, de yoga, de méditation quel bénéfices nous pourrions en tirer ! Pour bon nombre de cultures différentes de la nôtre :  indienne (prana), chinoise (énergie du chi), japonnaise, l'air représente une vraie richesse à intégrer et à utiliser au mieux pour trouver l'équilibre entre le corps et l'esprit, pour nous comprendre nous-mêmes, et comprendre comment  trouver notre place sur cette magnifique planète.

 

RESPIRER 2

Arrêter de respirer ?

Nous pouvons arrêter de boire plusieurs heures, nous pouvons arrêter de manger plusieurs jours. Pouvons nous arrêter de respirer plus de 3 minutes ? Pourquoi ne prenons nous pas en considération cet élément vital que constitue l'air pour nos poumons, nos cellules, notre vie au sens large ?

Les raisons sont principalement liées aux croyances. Nos sociétés occidentales prônent la réussite matérielle moteur de l'existence. Il faut pour réussir sa vie être en état d'occupation permanente, comprendre que l'activité ou l'hyperactivité sont des qualités intrinsèques à cette réussite, que la souffrance est induite, que le bonheur c'est d'avoir. Et nous en tant qu'être, quand pensons-nous à nous et au sens que nous donnons à notre 'existence ? Quand penser à notre bien-être, à notre respiration, à  cet air qui nous apporte l'oxygène dont nous sommes dépendant ? Beaucoup répondront qu'ils n'y voient aucun intérêt.

 

"On a toujours fait comme ça, pourquoi on ferait-on autrement ?"

Les jugements que portent nos environnements professionnels sur nos habitudes, l'image que l'on renvoie à travers les normes quantitatives d'heures de présence au travail, font que le temps que nous passerions à prendre le temps de respirer pour chasser le stress pour se relaxer est un temps précieux qui doit être occupé à faire autre chose. Même si cela nous permettait de mieux nous concentrer sur nos tâches, coupés des voleurs de temps que représentent les mails, les intrusions intempestives de collègues ou les directives contradictoires.

Nous respirons chaque jour environ 12000 litres d'air, imaginez-vous ce que cela ferait de respirer consciemment cette quantité ne serait-ce qu'un jour entier ? Et pendant 10 jours ou presque ? 

Méditation Vipassana > Région Sud-Est > Région Sud-Est

La technique de méditation Vipassana est enseignée lors de cours résidentiels de 10 jours pendant lesquels les participants apprennent les bases de la méthode, et pratiquent suffisamment pour faire l'expérience de ses résultats bénéfiques. Aucune participation financière n'est demandée pour les cours, pas même pour couvrir le coût de la nourriture et du logement.

https://www.sudest.fr.dhamma.org

A un autre niveau, il est possible de s'exercer au quotidien à respirer consciemment afin de prendre justement conscience de ce que nous pouvons toucher du doigt : la paix intérieure, le recul à la réflexion sur soi, le retour à ses valeurs, à sa raison d'être, à ce que peut nous apporter notre job au quotidien et ce qu'il peut apporter aux autres.

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DENI DU BURNOUT ET TABOU : DES PROBLEMES DE FOND

Le burnout au quotidien un sujet tabou ?

TABOU

Tout d'abord, il faut savoir que bien qu'on en parle beaucoup dans les médias, le problème de la souffrance au travail en général et du burnout en particulier est tant sur le fond que sur la forme un sujet extrêmement délicat pour les entreprises.
Logique. Ce sujet pose la question centrale de la responsabilité de ces entreprises par rapport au maintien du bon état de santé de leurs salariés. Or, on constate que les problématiques des salariés sont toujours les mêmes. Elles sont liées à l'incertitude inhérente à leur avenir, à une surcharge importante de travail, à des horaires quasi ininterrompus du fait des nouvelles technologies, à des objectifs intenables, à des délais toujours trop rapides et trop courts, à des cadences inhumaines, à un management autoritaire... On peut alors se poser la question de savoir si l'entreprise n'est pas effectivement responsable de générer un environnement propice au burnout.
Ce que l'on peut constater également, c'est un désaveu dans son ensemble de la population salarié pour le travail tel qu'il est organisé aujourd'hui. Selon une étude de l'institut Gallup de 2014, seulement 11% des personnes prennent du plaisir à aller travailler le matin et sont donc engagées. 61% sont désengagées, et 28% sont "activement désenagées". Ces méthodes de fonctionnement en arrive donc à leur limite, et le coût financier et humain est collossal. Selon les estimations diverses et variées, il représente entre 500 et 1000 milliards d'Euros pour la France.

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Alors qu'en est-il vraiment ?
La responsabilité des salariés est évidemment invoquée par les entreprises qui ne veulent pas porter le chapeau. Les raisons avancées sont liées au "faiblesses" de tel ou tel, à la mauvaise organisation de travail, à la susceptibilité, à l'agressivité, au manque d'affirmation... Or ces phénomènes bien connus ne sont en général que des conséquences de pratiques organisationnelles obsolètes qui poussent les personnes à un niveau extrême de stress quotidien dont l'impact sur la santé mentale est presque instantané : perte d'estime de soi, manque de respect et de reconnaissance, mépris, déni de soi...
D'un autre côté, le salarié doit mesurer son intérêt qu'il a a prendre sa situation en main et a agir à son niveau pour se prémunir et repenser son rôle dans l'entreprise où il travaille et dans sa vie en général. Aîe !

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Nous sommes tous malgré tout le résultat de nos choix, de nos réussites et de nos échecs. Le burnout est parfois le miroir violent de situations et de problématiques personnelles dont on a souvent absolument pas conscience. Les symptômes d'isolement, de perte de sens, d'horaires extrêmes et les douleurs diverses physiques et morales, d'abattement, de colère et/ou de tristesse sont les premiers signes dont il faudrait avoir à l'esprit avant pour alors comprendre le risque qui peut en découler. Il faut apprendre à écouter les réactions du corps car dans cette histoire, c'est très souvent le seul à ne pas mentir...

Une vidéo très instructive !

 


https://www.youtube.com/watch?v=pfBg5zslakA&feature=youtu.be

Burn out - Prévenir le Burn-out - Prévenir le syndrome d'épuisement professionnel

Beaucoup le considèrent comme le mal professionnel de notre siècle. Et pour cause : à l'heure actuelle, les cas de burn-out, ou syndrome d'épuisement lié au travail, ne cessent de se multiplier. Catherine Vasey, psychologue spécialiste du sujet, nous explique comment les reconnaître, et surtout, s'en prémunir.

http://www.psychologies.com


http://www.psychologies.com/Travail/Souffrance-au-travail/Burn-out/Articles-et-Dossiers/Burn-out-prevenir-l-epuisement-professionnel

Le bien-être au travail commence dès le lundi !

Bonjour à toutes et à tous,

Quelques astuces pour les lundis parfois difficiles

today begins

Grand principe

 

 

 

 

 

 

Le matin dès le lever

Commencer sa journée en créant une atmosphère positive et inspirante. Ecouter de la musique douce, faire quelques étirements (tranquillement et sans forcer), faire quelques minutes de méditation, prévoir de prendre le petit-déj avec les enfants ou au contraire prévoir ce moment pour être seul face à soi-même. S'occuper de soi, changer le train-train : changer la boisson matinale, changer l'organisation de son lever, être dynamique et enthousiaste mais pas trop. Trouver des solutions pour faire en sorte de sortir d'une routine qui trop souvent nous empêche de prendre du plaisir et ce dès les premières heures.

 

31j +++

 

 

 

 

 

 

Objectifs

Le but est de commencer sa semaine et surtout son lundi avec une envie profonde, pratique et concrète de prendre du plaisir à faire les choses. On pourra par exemple établir un planning journée par journée de ce que l'on souhaite accomplir tout au long de la semaine. Jeter ses idées sur le papier comme pour un "brain-storming".

Exemple : choisir et commander ou acheter le livre que j'ai vraiment envie de lire depuis si longtemps, prévoir le sujet du blog que je souhaite mettre en ligne, demander un entretien à mon manager pour savoir si il a prévu des solutions pour améliorer notre collaboration et renforcer notre efficacité, contacter un organisme pour une formation que je souhaite faire, m'inscrire à une association pour exercer mes talents de prise de parole face à des groupes, quels axes je choisis de privilégier dans la gestion de mon temps, quelles sont mes "vraies" priorités cette semaine ... ?

Le début de semaine

Commencer "son" lundi non pas en répondant "comme un lundi" à la question comment vas-tu. Montrer plutôt une grande confiance en soi en étant positif face à son interlocuteur : " le lundi est comme chaque journée, un vrai renouveau". Ca permet de ne rien dire de précis - toujours éviter d'éveiller la jalousie de son interlocuteur - en même temps je montre ma tranquillité d'esprit et mon calme olympien.  En profiter pour organiser ou ré-organiser son bureau, pour personnaliser son espace de travail pour y mettre une touche "perso" si ce n'est pas déjà fait ou changer les photos un peu trop anciennes des personnes que j'aime.

 

Organiser son travail par tâches

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Le temps se priorise aussi

Toutes les journées sont soumises à la dictature de l'urgence. Il est donc indispensable de visualiser ses priorités. Organiser son temps de travail par tâche de 45 mn. Pourquoi ? Parceque c'est le temps pendant lequel notre cerveau atteint son pic de concentration. Ne pas oublier de faire des pauses de 3mn régulières pour relâcher la pression et prendre des temps de respiration et de récupération. Inspirer et expirer profondément.

Le mercredi est pour celles ou ceux à 80% la journée de repos de la mi-semaine. Repos ? Pas vraiment, en fait cela consiste à s'occuper des activités des enfants, de l'organisation et de la gestion du foyer, des clients qui me pressent malgré mon 80%. Pour ces personnes, il faudra également établir son planning pour que cette journée soit un aussi un plaisir à partager et non pas une pré-occupation sous-jacente tout le lundi et le mardi... Pour les personnes à plein temps, en profiter pour réfléchir sur les actions menées le lundi et le mardi et continuer sur la même lancée ou reconsidérer une position, les axes à définir ou ceux à modifier.

Mesurer la performance

Toujours prendre du temps pour mesurer les actions et leur résultats afin de se donner le moyens de faire des choix sur ce qui marche vraiment (loi de Pareto). Toujours identifier ses voleurs de temps et les éliminer simplement et efficacement.

Le jeudi est pour ma part toujours un jour sympa, pas particulièrement parcequ'il est l'avant-dernier jour avant le week-end mais plutôt parceque j'ai souvent encore plus la pêche ce jour là. Et vous, avez-vous une journée pendant laquelle vous vous sentez encore plus au top ? 

L'après midi du vendredi est la période bilan de la semaine : quels ont été mes avancées sur mes sujets par rapport à lundi ? Où en sont mes projets à court, moyen et long terme ? Quels sont ceux qui sont réellement prioritaires et qui doivent être bouclés avant la fin de l'année, quelles sont les freins auxquels je vais devoir faire face ? Les résultats que j'ai obtenus sont ils à la hauteur de ceux que j'avais prévus ?  En profiter pour se féliciter ne pas s'accabler inutilement si la réussite n'est pas encore au rendez-vous et en déterminer les causes : intervenant indisponible de la semaine, problème indépendant de moi, en cas de responsabilité dans l'échec, toujours en tirer en tirer parti.

 

20 mai 2016

Jusqu'ici tout va bien !

Burnout, souffrance au travail, harcèlement : les gros mots que personne ne prononce sauf quand il est trop tard.

 

lumière


A la question comment abordez-vous les thématiques liées à la performance et au bien-être, voilà ce que nous entendons le plus souvent comme réponse de la part des salariés comme des dirigeants : "Tout va bien, chacun fait son travail, et les résultats sont bons, c'est parfois difficile mais on a pas le choix, c'est comme ça, le stress c'est utile et ça fait avancer". A quel prix n'est pas la question. La tendance n'est pas à l'apaisement comme vous le savez. Les 3 millions de personnes estimées exposées de près ou de loin au burnout ne sont pas un problème mais la partie évidente de ceux qui sont choisis pour payer le prix de cette performance dans la souffrance, la violence et l'inhumanité.

plot danger

Nous voyons bien que l'atmosphère n'est pas bonne, que les tensions sont palpables et que les différentes problématiques liées à la performance sont finalement celles des moyens mis en oeuvre pour l'atteindre. Et là, pas de quartier : on la veut et on la cherche à tout prix. Mais qu'est-ce qui se cache derrière ce terme si souvent mis en avant ? Des chiffres, toujours des chiffres, des calculs de rentabilité, des ratios qui ne reflètent que le côté émergé de l'iceberg. Et en fait peu importe comment atteindre cette performance pourvu qu'on ait l'ivresse. L'ivresse relative à ce sacro-saint taux de croissance qui rend la majorité des entreprises avides et destructrices, inhumaines et sans scrupules. Plusieurs noms me viennent à l'esprit : monsanto, bayer, h&m, danone, nutella Ferrero, shell... La liste est longue et non exhaustive. Bien que l'on sorte du caractère "souffrance au travail", on voit bien le prix que nous payons à travers les problèmes environnementaux, de santé publique, ou de fraudes fiscales.

Lorsque l'on gratte et qu'on essaie de comprendre le terme de performance on ne comprend finalement pas toujours ce que cela reflète vraiment. La première référence qui se relie au mot performance, c'est celle liée au sport qui représente la culture de l'effort, l'école de la vie à travers les épreuves, les joies ou les défaites, les chutes et les victoires, les avancées ou les reculs. Mais à quel prix cette performance est atteinte ? C'est souvent dans la douleur et la compétition, dans la domination et l'écrasement de l'adversaire que l'on prend le plus souvent comme un ennemi. Et cette transposition faîte dans les entreprises où l'esprit de compétition est exactement le même rend l'ambiance de travail souvent exécrable où règne la suspicion. Tout le monde le sait, le sent et le dit, mais rien n'est fait pour que ça change. La première partie de la citation "Seul on va vite, à plusieurs on va loin" est la maxime la plus appropriée pour décrire l'état de lutte intestine permanente dans lequel survivent les équipes. Le seul vrai moment où on va commencer à réfléchir réellement sur le fond, c'est quand le nombre de suicides ou de burnout commence juste à devenir un peu trop voyant et que cela commence à faire tâche et à écorner l'image des marques. L'ancien groupe Orange/France Telecom en est le plus frappant exemple. Le pire c'est que tout le monde sait ce qui se passe vraiment. La culture du chômage, de la peur, de la méfiance de l'autre entretiennent ces situations et en font finalement l'apologie inconsciente. 

 

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Pourtant il existe d'autres approches : le travail collaboratif, la libéralisation du travail, le management agile, tout ces termes qui sont à la mode et qui constituent les nouveaux modes de travail. Mais l'inertie est lourde et omniprésente, l'autre citation "Pourquoi changer, on a toujours fait comme ça ?" est malheureusement plus puissante. Que ce soit à titre individuel ou collectif. Chacun est responsable de sa personne et c'est en changeant ce que l'on est et ce que l'on renvoie à l'autre que l'autre change. La première approche à mettre en oeuvre de fait est de faire un audit de la performance sur tous les sujets : l'autonômie au travail des employés, les contraintes liées à la sur-charge de travail, l'organisation et le leadership, le bien-être psychologique, le vécu au travail... Une fois cet état des lieux effectués, des suggestions de plans d'action sont élaborées.


27 avril 2016

La cohérence cardiaque : késako ?

apple coeur

La cohérence cardiaque est une technique simple pour se reconnecter et mettre en harmonie nos deux prinicipaux oragnes que sont le coeur et le cerveau. Contrôler la respiration permet de mieux gérer son stress et son anxiété en agissant sur les messages que le cerveau transmets au corps lorsqu'il est sous pression. Gérer sa respiration par des inspirations et ses expirations de même durée permets d'agir sur ses battements cardiaques et ainsi sur le cerveau. On sait aussi que l'interaction qui se produit entre ces deux organes s'effectuent également dans les deux sens : cerveau-coeur et coeur-cerveau.

Bonne nouvelle, car réapprendre à respirer c'est avant tout gérer le ou les déséquilibres nerveux qui peuvent se produire chez des personnes ayant été soumises à des traumas ou à des expériences difficiles que le cerveau à enregistré et qu'il peut revivre dans des situations ramenant à un état de stress intense. La respiration posée et régulière permet d'agir sur les deux éléments qui composent le système nerveux : le système sympathique (rôle d'accélérateur du rythme cardiaque en cas de danger) et le para-sympathique (rôle de ralentir les battements du coeur) et ainsi d'avoir un impact sur l'équilibre des deux et donc également au niveau de la production de l'hormone du stress : le cortisol.

 

Cohérence cardiaque

 

Diverses tests par électrocardiogramme montrent que la fréquence cardiaque est très variable et que l'écart entre deux battements de coeur varie en permanence. L'intervalle entre 2 pulsations n'est pas régulier et la prise de pouls est finalement très approximative. Une respiration régulière et consciente dans un premier temps permets ainsi de jouer sur le rythme cardiaque et donc d'uniformiser le fonctionnement du cerveau. L'intérêt de la cohérence cardiaque est de rendre les battements de coeur plus réguliers pour apporter une plus grande sérénité à la personne qui la pratique. Les études sur la pleine conscience et sur la méditation effectuées par des scientifiques sur des moines tibétains montrent un ralentissement très net du rythme cardiaque et des ondes électriques du cerveau (ondes bétas, alphas, thetas et deltas) en cours de séance. La technique est de contrôler ses inspirations et ses expirations en leur donnant des durées similaires de 5 secondes en moyenne.

A vos coeurs !

Exercice de cohérence cardiaque à faire soi-même quand on veut

Suivez le point lorsqu'il monte par des inspirations conscientes de 5 secondes puis lorsqu'il descend par des expirations de 5 secondes pendant 5 minutes. L'effet est quasi immédiat : en étant concentré sur votre respiration, vous serez pleinement conscient de votre corps et de ses ressentis, de la sérénité qui s'installe et qui apaise votre rythme cardiaque.

Prenez soin de vous

 

 

 

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12 avril 2016

Mesurer et comprendre les enjeux et l'impact des RPS

Les risques psychos-sociaux freins profonds au développement ou situations individuelles isolées ?

Les problématiques engendrées par ce phénomène plus que jamais actuel sont à mettre en perspective. Les contraintes financières, concurrentielles et commerciales, produisent de manière structurelle des tensions qui se répercutent sur les personnes, l’organisation, et par conséquences sur les résultats économiques. Les causes sont multiples, les réductions successives d’effectifs, la recherche de croissance rapide toujours plus forte, des personnels recrutés trop vite, le manque d’accompagnement à l’intégration. Tous ces changements créent des déséquilibres durables à tous les niveaux de la structure.

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Les RPS sont-ils un phénomène récent ?

Les problématiques de décalages, de tensions ou de conflits ont toujours existé. Cependant l’intensification de la mondialisation et les changements impliqués par le développement de technologies révolutionnaires remettent en cause les systèmes de fonctionnement des organisations en engendrant toujours plus de déséquilibres de plus en plus rapides brutaux et violents. L’état d’esprit présent au sein des entreprises s’en trouve profondément modifié : la peur du changement, la peur de l’inadaptation et implicitement du chômage, produisent structurellement un stress profond auquel chacun est soumis au quotidien.

Le climat d’incertitude lié au changement débouche sur un climat de stress naturel poussant de fait les personnes à s’adapter. Les deux facteurs qui structurent le stress sont le temps et l’appréhension de la précarité et de la souffrance. Le temps parce qu’il pose une problématique existentielle et la souffrance parce que l’être humain, bien qu’il recherche de manière innée le bien-être et l’harmonie, est sujet à des contraintes intérieures et extérieures permanentes qui l’amène vers une souffrance souvent inconsciente. Le burnout en est la représentation extrême. Dans un premier temps, le manque de temps et de recul empêchera toute prise de conscience. Dans un second, la souffrance violente éprouvée provoquera chez les personnes concernées une remise en question plus ou moins rapide et profonde. Elle permettra alors d’actionner les leviers nécessaires de prévention suggérant des changements avant tout personnels. La question à se poser c’est finalement quel niveau de souffrance suis-je prêt à accepter et sur quelle durée ? 

Ces situations de changement et de risque potentiel se traduisent tout d’abord de manière intérieure. La projection consciente ou inconsciente d’un futur incertain par le cerveau fabriquera alors des pensées et des émotions négatives toxiques pathogènes produisant le stress. Ce stress se manifestera alors par des comportements de fuite, de combat ou d’abattement.

Les conséquences individuelles de ces risques : des maux physiques divers dont la cause est à ce moment précis inconnue pour les personnes concernées. Ces maux non traités constitueront la base de maladies potentielles pouvant se déclencher n’importe quand sachant que le stress récurrent diminue fortement les défenses immunitaires à cause de la production de l’hormone qu’il active : le cortisol. Ces risques deviendront psycho-sociaux à partir du moment où ils poseront au groupe social (entreprise, club sportif, associations…) des problèmes d’ordre organisationnels et relationnels. Ceux-ci impacteront logiquement les relations puis l’efficacité et la performance individuelle et collective à travers les tensions et les conflits.

 

INSECURITY PETIT

En fait, c’est avant tout le contexte qui donne naissance au risque :

- L’environnement de travail et les interactions qui se produisent au quotidien

- La situation du marché de l’emploi

- L’environnement concurrentiel, le marché, les clients, les fournisseurs

- Les conditions de travail.

Ces caractéristiques affectent la santé dans trois grands domaines :

- au niveau social par le niveau de qualité relationnelle présente au sein du groupe

- au niveau physique par des problèmes nerveux, de dos, de maux de tête, de douleurs diverses

- au niveau mental et psychique par des troubles anxieux, dépressifs…

Les risques psycho-sociaux sont dynamiques dans le temps à partir des interactions permanentes qui s’effectuent au quotidien au sein de l’entreprise (conditions de travail et environnement) et à l’extérieur (contraintes familiales, personnalité, expérience..). L’équilibre est entamé au travail par le harcèlement, le burnout, la manipulation, les comportements toxiques et à l’extérieur par les tensions ou la violence subie dans l’environnement personnel, l’incivilité, les problèmes familiaux.

Les stress, c’est le dénominateur commun qui organise et agglomère la structure même des RPS. Il engendre d’un côté des problèmes de santé pour les individus, de l’autre des problèmes de rentabilité économique et de performance pour le groupe.

On parle alors de facteurs stimulateurs de stress, du ressenti personnel puis des conséquences du stress.

 

STRESS PETIT

Définition : l’état de stress, c’est le déséquilibre entre les contraintes imposées et les ressources à disposition pour répondre à ces contraintes.

L’interprétation personnelle que fait chaque individu d’une situation déclenche l’état de stress et les effets psychologiques et physiques qui affectent son bien-être. Lorsqu’un individu est face à ce type de situation, il l’apprécie tout d’abord pour en déduire deux réflexions :

- est-ce que cette situation inattendue représente un danger pour moi ?

- ai-je les ressources nécessaires pour y faire face ?

Les 2 grands facteurs générateurs de stress :

1)    Ceux liés à la personne : notre personnalité et nos expériences, l’esprit de compétition, les personnes trop perfectionnistes, celles sensibles à certains types de comportements…

Les femmes ont des niveaux de stress supérieurs aux hommes et les non-cadres sont plus stressés que les cadres du fait du faible du niveau de ressources disponibles  

2) Ceux liés à la situation, aux variables environnementales : Le soutien que je reçois est-il satisfaisant au quotidien ? Suis-je reconnu dans ce que je suis, ce que je fais ? Est-ce qu’on vient me dire bonjour le matin ? Valorise t’on mon travail ?

Les tracas, soucis, incertitudes et les imprévus sont les évènements les plus impactant au quotidien. le manque de papier dans l’imprimante, l’ordinateur qui traîne, la machine à café en panne... C’est la répétition et l’accumulation de ces facteurs qui sont à priori anodins qui génèrent le plus de stress.

Solution : bien évaluer ces sources et en empêcher l’impact ?

5 domaines majeurs de conséquences individuelles et collectives

- Santé : accidents, problématiques physiques et psychiques, troubles anxieux, burnout

- Satisfaction : insatisfaction quotidienne, turn-over, baisse de l’engagement,

- Coût économique : coût AT, arrêt de travail, faible productivité

- Présentéïsme, absentéïsme

- Performance : les préoccupations quotidiennes, les problèmes de mémoire et de concentration, d’organisation, de communication impactent fortement le niveau de performance.

Les deux types de stress qui impactent la performance

Le stress adaptatif ou « positif » : il focalise l’attention, mobilise les capacités mentales l’attention, la mémorisation, les capacités d’analyse et d’évaluation. Le ressenti d’appréhension et de peur contrôlée provoquera des actions instinctives qui ne prendront alors pas en compte les intérêts mutuels et le travail collaboratif.

Le stress prolongé ou très intense fera disparaître la capacité à évaluer, il rendra impossible tout recul nécessaire aux situations imprévisibles et ponctuelles. Ce stress intense provoque alors un effet de sidération qui empêche de faire face et laisse sans voix les personnes qui y sont soumises. Il provoque également un type d’agitation stérile et un comportement automate pouvant provoquer des tics (clics du stylos, la jambe ou le pied qu’on agite sans cesse, la main dans les cheveux…).

Toute personne en état de stress dépassé emmène les individus vers l’anxiété, la dépression, le burnout. Cela affecte la santé et l’équilibre mental des individus et des groupes.

 

BALANCE BURNOUT PETIT

 

Prévenir le stress professionnel : 3 leviers

Levier N°1

Actions sur les facteurs et les sources de stress

Travail sur les ressources individuelles :

Sur l’intellect, la mémoire de travail, les compétences sociales, l’assertivité, le savoir dire non, la gestion du temps…Sur le physique par la pratique du sport, du yoga, par une meilleure alimentation (alimentation crue est la seule qui régénère les cellules)

Sur l’aspect psychologique : par le développement personnel, la persévérance, l’optimisme, la gestion des émotions associées à la situation de stress en les identifiant, en les comprenant et en les régulant.

Travail sur Les ressources sociales :

Au niveau organisationnel, quelle est la culture de l’entreprise, la manière d’organiser, quel est le rôle des managers dans ces problématiques, quelles sont les conditions de travail ? Comment détecter les personnes à risque par l’intermédiaire des managers, du médecin du travail, du RH , d’un baromètre de mesure et de détection des RPS.

Le manager, par sa proximité quotidienne doit jouer un rôle prépondérant dans cette approche car il permet de déminer très vite les situations. Encore faut-il que le manager connaisse ses équipes et qu’il sache bien évidemment gérer son stress.

 

Levier N°2

Actions sur les conséquences en accompagnant les individus en face à face

Diagnostic quantitatif : dont l’objectif est de mesurer le stress et le stress à risque (stress dépassé permanent). On étudiera le ou les liens qui existent entre le stress et les causes pour déterminer les actions les plus opérationnelles. On enverra alors un questionnaire par mail confidentiel et anonyme avec le temps nécessaire pour y répondre.

Diagnostic qualitatif : passer des grands facteurs de stress au stress individuel pour connaître à titre individuel les sources de stress les plus handicapantes : surcharge (burnout) ou sous-charge (bore-out) de travail, ergonomie, horaires, évènement imprévus dans la vie du service ou évènement personnel, période de changement etc...

 

Levier N°3

- Les actions co-construites 

Consistent à intervenir directement sur l’organisation en s’appuyant sur elle, sur le management, en agissant par lui, sur les individus et en les impliquant.

D’après une étude du cabinet Technologia et après une décennie d’enseignement sur les RPS, on observe :

- Une absence de reconnaissance de ce phénomène dans les entreprises.

- Que toute démarche de prévention est inefficace sans reconnaissance de la maladie en tant que tel.

- Qu’il y a le plus souvent un manque de vision et que les solutions ne sont souvent que partielles.

- La fonction qualité présente un intérêt comme vecteur de communication dans l’entreprise.

 

Conclusion :

Le modèle de nos relations sociales est en cause.

Deux solutions possibles :

-       Soit on accepte le statut quo et on verra une judiciarisation croissante des contentieux professionnel

-       Soit on ouvre un espace réel à la prévention réelle bornée et cadrée par la reconnaissance de ces nouvelles pathologies psychiques.

 

 

29 mars 2016

Comprendre le burnout pour mieux le prévenir

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Nous avons pu voir à travers les différents articles à quel point la souffrance au travail est un phénomène fréquent et répendu. Comment prévenir cette souffrance et s'en prémunir ? Quels sont les leviers que je me dois d'actionner à mon niveau ?

Cette souffrance provient essentiellement de 2 facteurs : les facteurs internes qui me sont propres sur lesquels je peux agir et les facteurs externes sur lesquels mon impact sera faible voir nul. Ce qui pose problème fondamentalement, ce sont les interractions permanentes entre les deux et ma capacité à les moduler, à les amortir, afin de ne plus subir les réactions émotionelles destructrices qui en découlent. L'environnement de travail et l'environement personnel, exercent ensemble une forte influence sur moi. Si je les subis, ils créent alors à eux deux une réalité qui n'est pas la mienne, ou celle à laquelle j'aspire. Encore faut-il que j'en ai conscience. Ainsi, plus mes relations inter-personnelles seront difficiles à l'intérieur de ces groupes sociaux, plus ma souffrance grandira. Simplement parceque la souffrance au travail est avant tout liée à un problème existenciel personnel à partir des rôles que j'exerce au sein des groupes et par le sens que je mets dans mon travail et  à partir duquel je vais m'y investir. Cette souffrance provient également de la reconnaissance de qui je suis et de ce que je fais au-travers de mes relations inter-personnelles. 

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Les questions à se poser sont très simples : suis-je à la bonne place dans mon job ? Suis-je en accord avec moi-même ? Est-ce que je subis mes relations et ma vie plus généralement ou en suis-je réellement l'acteur ? Ces questions sont incontournables et les fuir sera source de souffrance. A un moment ou à un autre mes contradictions me rappelleront à l'ordre. Cette souffrance m'amènera au mieux à motiver des actions, des changements, voir des transformations profondes d'être et dans le pire des cas à faire l'autruche. Tout n'est finalement qu'une question de choix et de responsabilité personnelle. Je ne suis jamais obligé de faire les choses si j'ai une position d'acteur responsable de ma vie. Là où je veux en venir n'est pas de focaliser sur la responsabilité personnelle de cette souffance, car elle est forcément légitime. Ce que je souhaite exprimer c'est qu'une fois la prise de conscience effective s'offre à nous deux possiblités : agir ou pas. Et ne pas agir c'est fondamentalement subir. Les entreprises sont bien évidemment responsables de leur mode de fonctionnement parfois abjects et inhumains. Mais suis-je obligé de les accepter ? J'ai toujours ma capacité de discernement et mon libre-arbitre qui me permettent de mesurer les choses, de les comprendre de les refuser ou de les accepter avec toutes les conséquences qui en découlent. Pour être simple, les causes qui empêchent le salarié de remettre en question son mode de fonctionnement se résument en deux points : 

 1 - Les conséqences financières dans le cas d'un départ 

 2 - Le laps de temps inconnu qu'il lui faudra pour rebondir.

  Il est donc impératif d'élaborer un vrai projet de vie pour minimiser la perte financière et réduire le gap entre l'ancienne situation et la future nouvelle. Les symptômes à surveiller pour prévenir le pire :

 - Manque de sommeil, insomnies, réveil en pleine crise d'angoisse avec problèmes pour respirer, 

 - Problèmes récurrent pour se concentrer, 

- Pertes de mémoire, - Difficulté d'exercer un bon jugement, 

 - Indécision, confusion, 

 - Sentiment d'être incompétent, 

 - Perte de confiance et d'estime de soi, 

 - Sentiment d'échec, 

- Attitude cynique et sentiment de frustration, 

- Anxiété, inquiétude, insécurité, 

 - Présentéïsme, 

 - Isolement, 

 - Irritabilité marquée, colères, pleurs fréquents 

 - Fatigue chronique, 

 - Problèmes de dos, de migraines, 

 - Gastrites, 

 - Démotivation constante dans son travail 

 - Pensées suicidaire pour les cas les plus proches du burnout 

 

ACTION

Résumé :

1) Prendre conscience de sa situation, des conséquences et se visualiser dans la même posture à 6, 12 et 18 mois.

2) A partir de là : Action !

Chaque prise de conscience est un chemin personnel intérieur. Ce plan aura logiquement deux niveaux : le premier concernera les facteurs externes, le deuxième les facteurs internes.

Comme je l'ai écrit tout au long de mes précédents articles, le burnout est le résultat d'une logique implacable insidieuse, progressive et pernicieuse. Ceci étant, ce que je suis a un impact direct sur ce que je vis. Pour le burnout c'est encore plus criant.

Une fois ma prise de conscience bien ancrée, il faut agir avant qu'il ne soit trop tard. Les outils sont nombreux et le travail peut se faire sur 3 niveaux sachant qu'ils sont chacun importants :

- par le mental pour agir sur sur les croyances et les comportements : formation à la PNL, développement personnel, coaching, gestalt, pleine conscience, analyse transactionnelle, CNV

- par le corps pour évacuer les tensions :  sport, yoga, taï-chi, Qi gong, respirologie, EFT, accupuncture, accupressure...

- par le coeur pour mieux accueillir les émotions : cohérence cardiaque, méditation...

Cohérence Cardiaque + Modulation Thêta 5Hz | Méditation guidée

Prenez soin de vous !

 

21 mars 2016

Burn-out : folie passagère ou phénomène sociétal ?

On ne peut ignorer les conséquences sans s'intéresser aux causes. La dé-responsabilisation continue des individus et la pression financière ont conduit directement au burn-out. 

Sujet ô combien captivant que le burn-out. Dramatique bien-sûr car il révèle la violence de nos sociétés, l'obsolescence de nos modèles, la disparition de nos valeurs, l'effacement du capitalisme social à la Danone des années 80, l'impuissance des politiques.

L'accaparement de la finance et de sa performance qui crée l'inhumanité du travail, le jusque-boutisme du management à la papa et du patriarcat ainsi que l'incompétence des syndicats à prendre en compte les impératifs économiques sont en passe de devenir des modèles de fait d'anti-réussite. Pour être clair, on voit bien qu'Il existe de fait un nombre incroyable de facteurs directs ou indirects qui marquent l'importance du phénomène tant au niveau humain qu'économique. Parceque le vrai problème de fond c'est la place de l'être au sein des ces organisations privées, publiques, associatives ou même religieuses.

Comment en est-on arrivé là ?

Cette conjoncture n'est pas née du jour au lendemain. Elle est le fruit de dérégulations, de coupes budgétaires, de dégraissages, d'où cette sur-charge de travail... et finalement, ce chômage endémique et la main d'oeuvre étrangère à bas prix. N'y aurait-il d'ailleurs pas un lien finalement très étroit ? Mais au-delà de ces facteurs financiers dont les conséquences sont toujours visibles - on a compté chez Orange/France Telecom jusqu'à 35 suicides dans les années 2006-2010  après les nombreuses réorganisations qui avaient pour objectif de faire partir 22000 personnes - existe aussi plusieurs problèmes de fond profondément humains. Le sur-engagement et le besoin de reconnaissance. Le besoin accru d'estime de soi, le manque d'affirmation, la peur de perdre son job, la capactié de certains à détruire leur collègue, la volonté de carrière "idéale" à promotions, la recherche d'une situation financière optimale... Il y a aussi les "forts" qui ont déjà de très belles situations, un rôle important dans l'entreprise, petite ou grande, tous les jours "à fond" qui n'ont d'autre choix que d'honorer les remboursements de leur crédit immobilier. Puis,  pour les PME, les ETI, les indépendants il y a le RSI, l'URSSAF, les contrôles fiscaux, les retards de chantiers, les absences à gérer, les conflits avec les syndicats...etc, etc !

La première catégorie socio-professionnelle à avoir subi des burn-out sont les infirmières à une période où les manques d'effectifs les obligeaient à faire un nombre d'heures incroyables.  En pleine "crise" où on apprenait que les hôpiteaux étaient en faillite et que ceci expliquait donc cela. Mais, qu'en est-il aujourd'hui ? Les problèmes sont toujours les mêmes ! Et les mêmes causes provoquent les mêmes effets : la peur de perdre son job avec en plus le don de soi, la vocation qui emmènent toujours plus loin les exigeances liées à la capacité à maintenir la vie ! Et si l'on retourne au sein d'une entreprise, les racines de ce mal sont-elles toujours les mêmes ? On se rend très vite compte que le dénominateur commun c'est bien toujours la sur-charge de travail. Les employés que l'on utilise sur plusieurs postes, plusieurs tâches, parceque les réductions d'effectifs passés sont à un point de non-retour mais que l'on préfère prendre ces risques que de déplaire aux actionnaires, à la banque, au patron ou au manager. Un peu comme ces voitures que l'on lance trop vite sur le marché et avec lesquelles on prend le risque d'avoir des pannes ou des défauts de fabrication. Pour l'humain c'est pareil, on préfère faire le choix de la non santé, du mal-être au travail, du stress récurrent. On met ça bien sous le tapis, on verra bien... On a tous dans notre entourage une personne ou plusieurs qui ont déjà fait des burn-out. Un cadre sur 4 en a déjà fait un, un patron de PME se suicide tous les deux jours, dans dix ans le stress sera la première cause mondiale de maladie, 1 dirigeant sur 10 est en risque élevé, les chiffres doublent pour les salariés ce qui représentent 3,2 millions de personnes en 2014. 21 % sont des femmes, 11 % sont des hommes. Alors à quand un job où l'on s'épanouit ? 

 

On voit bien à travers le prisme du burn-out que se cristallisent en toile de fond tous les maux de nos sociétés à genoux où la condition humaine n'est toujours pas reconnue autrement qu'en tant que force de travail. On avait peut-être cru jusqu'à la fin des années 90 ou au début des annes 2000 que la société construite autour des loisirs ferait oublier l'essentiel. Que la consommation compulsive permettrait de diriger l'homme là où le souhaitait le capital. Mais on sait aujourd'hui que ces croyances pour rassurer n'étaient que faussetés et mensonges. Ce niveau de mal-être est bien réel et bien profond. Même si des solutions paraissent émerger les coûts pour les uns comme pour les autres sont gigantesques, on parle de 450 à 550 Milliards par an (la tribune 18/03)

Le travail collaboratif, nouveau Graal des entreprises

Des startups aux stars du CAC 40, les entreprises multiplient les initiatives pour basculer d'une organisation hiérarchique du travail à un fonctionnement coopératif. Laisser davantage la main à ses collaborateurs et valoriser " l'intelligence collective " sont aujourd'hui un impératif pour rester compétitif, attirer les talents et faire face à la concurrence du Net.

Ce qui constitue un vrai espoir, c'est le fait que les gens prennent de plus en plus  conscience des errances de la société elle-même, de ses voies sans issue, de son absurdité destructrice, des tendances toujours identiques à continuer à scier la branche sur laquelle on est assis dans l'intérêt d'une minorité au détriment de la majorité. 

07 mars 2016

Risques psychos-sociaux : tous responsables ?

 

Comment aborder ce sujet si délicat sans le mesurer et sans comprendre les sources de la problématique, tant dans l'organisation même du travail que dans la manière de de se comporter et ce dans chaque strate de l'entreprise?

Des chiffres clés (source INRS)

  • En France 35 % des salariés déclarent subir au moins 3 contraintes de rythme de travail
  • 57 % déclarent avoir un rythme de travail imposé par une demande extérieure obligeant à une réponse immédiate
  • 27 % disent être soumis à des contrôles ou surveillances permanents exercés par la hiérarchie
  • 56 % disent devoir interrompre une tâche pour en faire une autre non prévue et pour 44 % de ceux qui sont concernés cela perturbe leur travail
  • 36 % déclarent ne pas pouvoir faire varier les délais fixés pour réaliser leur travail

De quoi parle t'on ?

Les risques psychosociaux (RPS) correspondent à des situations de travail où sont présents, combinés ou non :

- du stress : déséquilibre entre la perception qu’une personne a des contraintes de son environnement de travail et la perception qu’elle a de ses propres ressources pour y faire face

- des violences internes commises au sein de l’entreprise par des salariés : harcèlement moral ou sexuel, conflits exacerbés entre des personnes ou entre des équipes ;

- des violences externes commises sur des salariés par des personnes externes à l’entreprise (insultes, menaces, agressions…).

Ces risques peuvent être induits par l’activité elle-même ou générés par l’organisation et les relations de travail.

 

 

 

L’exposition à ces situations de travail peut avoir des conséquences sur la santé des entreprises ce qui produit un certain nombre de conséquences : absentéïsme, présentéïsme, burnout, bore-out, turn-over, baisse de productivité, ambiance de travail délétère. Ces conséquences ont bien évidemment aussi un impact sur la santé  des salariés : maladies cardio-vasculaires,  troubles musculosquelettiques, troubles anxiodépressif, épuisement professionnel, voire suicide.

Comment se traduisent au quotidien les conséquences de ces situations ?

Dans les entreprises où sont présents ces risques, on peut noter des difficultés pour remplacer le personnel ou recruter de nouveaux employés, une augmentation des accidents du travail, une démotivation, une baisse de créativité, une dégradation de la productivité, une augmentation des rebuts ou des malfaçons, une dégradation du climat social, une mauvaise ambiance de travail.

Concrètement, tout le monde remarque que l'ambiance est exécrable, que les tensions sont palpables, que les conflits sont latents voir permanents. En interne entre collègues, entre les cadres et les exécutants, avec les clients, les fournisseurs. Bref tout est bon pour évacuer son mal-être, sa colère, son agressivité.

La situation se détériore toujours progressivement. Pourquoi rien ne se passe alors ? Parce que personne ne veut ni ne sait comment agir à partir du moment où la responsabilité commune de toutes les parties prenantes n'est pas considérée. Chacun se rejette la pierre.  La cause : chacun préfère fuir, être dans le déni ou plus généralement ne pas agir et procrastiner.

Selon une étude récente de l'institut Gallup et :

- 11 % des salariés sont engagés (à la 1ère minute de la vidéo)

- 61 % sont désengagés

- 28 % sont activement désengagés

Isaac Getz : Libérer l'entreprise

 

La principale question qui se pose est relative au coût que représentent les 89 % de personnes désengagées. Pas d'idée précise car difficile à quantifier mais il est évident que ce sont des chiffres colossaux.

Ce que les organisations ne comprennent pas c'est que c'est la structure même de l'entreprise au sens à la fois humain et financier qui est fragilisée lorsque les RPS sont avérés. Les premiers effets ? Le désengagement, la démotivation, des pertes de compétitivité et de productivité, des baisses de commandes dues à la démobilisation des troupes commerciales...

Que dire de l'image de l'entreprise en interne comme en externe quand les troubles physiques des salariés les empêchent de mener à bien leur mission ? Les problèmes de concentration et du sommeil, l'irritabilité, la nervosité, l'excès de fatigue, les problèmes cardiaques, les douleurs diverses et variés (céphalées, lombalgies, crampes, acidité gastrique...), les hospitalisations montrent un visage très négatif de l'entreprise quelle que soit sa taille.

D'où une disparition des valeurs , de tout sens d'appartenance, de motivation, de sens pour s'investir dans l'atteinte d'objectifs impossibles à réaliser.

 

 

De l'importance fondamentale à prendre en considération toutes les parties prenantes à la situation pour libérer l'entreprise dans son ensemble.

L'intérêt pour l'entreprise est simple, un salarié ne subissant pas de RPS est :

2 fois moins malade,

6 fois moins absent,

55% plus créatif

9 fois plus loyal.

Pour le salarié, pas de souffrance ni maladie, pas de problèmes d'anxiété, de stress, d'isolement, mais surtout une vraie reconnaissance, un vrai respect et une confiance. La possibilité de se développer personnellement et plus d'autonômie.

Deux étapes indispensables pour avancer : la première pour mesurer la seconde pour agir

  • 1 ère étape : diagnostic, analyse et compréhensions de la situation et des enjeux.

Le Chef d'entreprise a un rôle important à jouer, mais il ne doit pas être seul à insuffler la dynamique. Il peut assurer le rôle de pilotage de l'évalutation des risques ou confier cette évaluation à une personne dédiée en interne. Il doit également s'appuyer sur le médecin du travail, les membres du CHSCT, les délégués du personnel, l'infirmière du travail, les ergonomes ou psychologues du travail ainsi que l'ensemble des personnes qu'il jugera utile d'impliquer dans son entreprise (service de sécurité au travail, bureau des méthodes, services ou Direction des Ressources Humaines, assistante sociale...). Ces différents acteurs peuvent être réunis au sein d'un groupe pluridisciplinaire, chargé d'accompagner la personne dédiée. Lorsqu'elle est choisie, elle devient alors le pilote du projet. A côté de ce groupe pluridisciplinaire pourront être mis en place des groupes de travail par unité de travail qui évaluront les risques pour leurs unités. Ces groupes seront composés de salariés volontaires servants de "transmetteurs" des points de vues des membres. Les groupes devront avoir un nombre de personnes limité pour faciliter les échanges et la fluidité de l'information.
Une grille d'évaluation doit alors être rédigée avec toutes les parties prenantes au projet sous le pilotage de la personne dédiée ou du chef d'entreprise. Cette grille n'est pas un simple questionnaire mais plutôt un outil global tenant compte des spécificités des unités de travail.

  • 2ème étape : un plan d'action sous forme de tableau de bord destiné à prévenir et/ou à traiter les RPS à court moyen et long terme.

A suivre dans un deuxième article...

Merci de vos retours...