Leadership & Bien-être

 Bien-être-1

 Pas d'antinomie entre les deux

Tout d'abord ces deux états d'être ne sont pas contraires. Je dirai même que cela va de pair. Le bien-être est un état d'équilibre physique mental et émotionnel. Une harmonie qui permet à chacun d'avoir du leadership, d'inspirer et de rayonner. C'est très simple puisque nous sommes en vie.

 

 SE POSER

1ère clé

Se poser et faire le point

Vivre Sa vie

Est-ce que je connais mon rôle et mes talents pour vivre ma vie ? Cette première clé est fondamentale car elle détermine ce qui suivra. Être en accord avec moi-même c'est trouver ma voie. L'enjeu est déterminant, les conséquences le sont tout autant. Trouver ma voie c'est me permettre de faire chaque jour ce que j'aime et même ce qui me passionne. Selon de très sérieuses études sociologiques, nous passons notre temps de la manière suivante :

- 7 à 8 heures de sommeil

- 1 heure pour m'occuper de mon corps : me laver, me maquiller, me raser, me laver les dents, aller aux toilettes, me peigner ;

- 2 heures pour boire et manger : préparer les repas, sortir et ranger la nourriture du frigo, pour faire les courses, laver la vaisselle ou remplir le lave-vaisselle, pour préparer mes tartines, les faire griller, pour d'autres mettre les céréales dans mon assiette, éplucher les kiwis, les oranges, préparer le thé, le café puis mâcher, avaler etc...

- 8 à 10 H à aller sur mon travail, à exercer mon activité professionnelle, à revenir, à  à me garer, aller en rendez-vous etc...

Reste seulement 2 heures pour moi, ma famille, mes relations, mon épanouissement.

On a voulu nous faire croire que c'était pendant ces deux petites heures que la vie valait d'être vécue ! Qui n'a pas un jour éprouvé l'envie de s'affaler dans le canapé en rentrant et d'allumer la télé ? Serait-ce possible qu'inconsciemment je me sois dit :

"Finalement la vie ne valait pas tant que ça la peine d'être vécue au vu du peu de temps que j'ai pour m'épanouir ?" Ai-je déjà ressenti le sentiment de perdre mon temps ?

 

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Si on a pas de sens, de reconnaissance, de plaisir à faire tous les jours des activités professionnelles qui peuvent d'autant plus être plus ou moins les mêmes, rendez-vous compte le calvaire ! Voilà la raison pour laquelle faire ce que j'aime est primordial. C'est simple et logique. Qu'est-ce qui me permettra demain d'affirmer que ma vie vaut la peine d'être vécue ? Je dois être sincère avec moi-même et me poser la question suivante : quelle image ai-je de moi ?

Etre quelqun c'est juste Etre soi. Et c'est en étant en accord avec nos valeurs profondes au travail et en dehors que je serai bien, aligné(e), puissant(e) et inspirant(e). Est-ce que je connais mes valeurs ? Est-ce que je sais parfaitement ce qui me met en joie ?

Alors au boulot ! je prends soin de moi, je m'écoute avant tout, j'écoute le sens de mes émotions, de mon corps, de ce qui se passe dans ma vie et j'analyse tout ça pour savoir si je vis ma vie ou si je la subis.

A partir de là, je vais trouver l'équilibre qui me permettra d'Être dans en harmonie avec moi-même. J'aurai alors une attitude et un comportement naturellement inspirant, du leadership, une capacité à être un modèle de réussite au sens large et pas uniquement matériel.

 

énergie

 

2ème clé : entretenir son énergie vitale pour garder la santé

Par le physique

Entretenir son corps par l'exercice. Soit par du sport (pratiqué dans le plaisir, pas de performance pour la performance), soit par la pratique des arts martiaux, du yoga, du qi jong, de la danse... Une activité qui me mets en contact avec mon corps, qui le fait fonctionner, qui le fait transpirer (évacuation des toxines), qui me montre qu'il est en vie lui aussi, qu'il m'appartient de lui accorder de l'importance parce que c'est juste ma maison. Personne d'autre ne le fera à ma place.

 

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Par la nourriture

avoir une alimentation saine, la moins transformée possible, retrouver le goût des aliments, privilégier une alimentation biologique. Limiter la viande, le sucre, les aliments acidifiants, lourds à digérer. Accorder de l'importance à ce qui est végétal, cru, et varié. Je peux choisir de consulter un(e) naturopathe ou un(e) diététicien(e).

Autre élément important : boire suffisamment et régulièrement. Notre corps est composé à 80 % d'eau, il a sans cesse besoin d'être hydraté.

 

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Par l'émotionnel 

Lorsque je vis des émotions, la règle numéro un c'est de les laisser émerger pour les faire sortir. Je sais bien que c'est parfois compliqué en famille ou au travail de laisser couler ses larmes, de crier, de montrer sa joie etc... C'est à cause de notre éducation, et de notre culture judéo-chrétienne qui nous a en formellement interdit de les montrer. Pourtant, c'est une véritable hérésie. Si je n'arrive pas à laisser sortir la puissance et l'intensité qu'elles contiennent, celles-ci resteront bloquées à l'intérieur de mon corps en laissant les hormones produites inutilement intoxiquer mon sang et mon métabolisme.

Pour être plus clair, le sens même du mot émotion se dit ex movere en latin : aller vers l'extérieur.

 

La médecine chinoise par ailleurs explique parfaitement l'impact des émotions bloquées trop longtemps accumulées sur les différents organes de notre corps :

 

  • colère : foie
  • Joie : coeur
  • Anxiété : poumons et tristesse
  • Soucis : rate
  • Peur et frayeur : reins

 

Prenons l'exemple des bébés ou des petits enfants, ils ne se posent pas de question et pleurent, crient, rient. Rien ne nous empêche d'aller dehors, ou dans les toilettes ou de se cacher n'importe où pour évacuer ces réactions nécessaires à notre équilibre.

De plus je peux apprendre à gérer mess émotions pour ne plus les subir et en être l'esclave. Cela s'appelle reprogrammer mon cerveau pour changer les circuits neuronaux que j'utilise sans cesse et qui sont de véritables "autoroutes réactionnelles" lorsqu'il s'agit des émotions. Reprogrammer mon cerveau c'est lui redonner de l'oxygène au sens propre et figuré, c'est l'entretenir, le faire rajeunir, c'est développer sa plasticité puisque l'épigénétique montre très bien cela aujourd'hui.

 

Par le mental

Il existe pour cela quantité d'outils : PNL, Sophrologie, Yoga, Techniques de respiration, Préparation Mentale, Affirmations, Visualisations etc...

Cohérence cardiaque et respiration consciente

Se méfier des insomnies. Mal dormir, même si malheureusement c'est devenu une habitude, n'est pas normal. Le sommeil est indispensable pour se régénérer et remettre en état la machine corporelle chaque nuit. Bien réfléchir aux causes qui peuvent provoquer ces insomnies : manque d'exercice physique, stress chronique, bruit environnant, trop de luminosité, activité professionnelle avant d'aller dormir (ordinateur, tablette, téléphone portable...) etc...

Deux autres clés la semaine prochaine : abonnez-vous !

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Si vous voulez participer à notre prochain atelier :

Leadership & Bien-être : atelier pratique et interactif

Leadership & Bien-être : atelier pratique et interactif pour booster votre énergie et votre confiance en vous. Parce que l'équilibre émotionnel, physique et mental est indispensable à notre épanouissement, nous proposons de concilier des outils de développement personnel, de communication et de leadership à des techniques propres au métier de la sophrologie et de la relaxation.

https://www.eventbrite.fr

 


Se recentrer par la respiration consciente au quotidien

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Notre faculté première est de respirer. Donnons-nous les moyens de le faire au mieux pour transformer nos vies et lui donner du sens

La racine latine du mot oxygène vient de oxus qui signifie aigu et acide et de gennan qui signifie engendrer. Paradoxal non ?

Nous n'utilisons pas l'air que nos inhalons pour vivre mais pour survivre. Nous ne sommes pas suffisamment présents dans notre quotidien et notre existence. Nous survivons coupés de nos corps dans nos têtes en pensant bien logiquement que c'est la tête qui en est le centre. Nous oublions consciemment et inconsciemment que notre tête, même si elle est parfois bien faite, n'est pas le coeur de notre vie. Et pourtant, que de souffrance, que d'angoisse, de tristesse et de colère. Que de stress oxydant nous nous provoquons à nous-mêmes en ne donnant à notre respiration qu'un très très faible intérêt et en accordant au contrôle que nous souhaitons exercer sur nos existences une priorité maximale !

Les seuls moments où nous nous y attachons, c'est comme trop souvent lorsque nous avons mal. Dans les bouchons et la pollution lorsque l'on est allergique et que l'on tousse, lorsque l'on est asthmatique, lorsque l'on fait un effort et que l'on a besoin de l'énergie contenue dans l'air pour souffler, lorsqu'on est essoufflé après avoir monté un escalier... Observez les sportifs et l'importance qu'ils accordent à leur inspirations et à leur expirations. Cela les inspirent et leur donne une plus grande capacité pour se concentrer et pour focaliser sur leur course, leur épreuve.

Nous sommes finalement très durs avec nous-mêmes, très intransigeants, un brin masochistes... Car au delà de la simple respiration, nous avons été élevés et éduqués dans la culture de la douleur : il faut souffrir pour être beau (ou belle), il faut en baver pour réussir, il faut énormément se battre et lutter, la vie est un combat etc...  N'existe t'il pas une autre voie ? D'autres expressions bien connues existent aussi : "Être gonflé à bloc", "Ne pas manquer d'air", "Être inspiré", "Prendre un bol d'air"...

 

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Bien que l'air soit la base même de nos vies, nous n'accordons pas à la qualité de notre respiration le moindre intérêt.

Et si nous savions ! Si notre éducation nous apprenait les bienfaits de cette respiration. Si le système éducatif et l'entreprise instituait des cours de respiration, de relaxation, de yoga, de méditation quel bénéfices nous pourrions en tirer ! Pour bon nombre de cultures différentes de la nôtre :  indienne (prana), chinoise (énergie du chi), japonnaise, l'air représente une vraie richesse à intégrer et à utiliser au mieux pour trouver l'équilibre entre le corps et l'esprit, pour nous comprendre nous-mêmes, et comprendre comment  trouver notre place sur cette magnifique planète.

 

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Arrêter de respirer ?

Nous pouvons arrêter de boire plusieurs heures, nous pouvons arrêter de manger plusieurs jours. Pouvons nous arrêter de respirer plus de 3 minutes ? Pourquoi ne prenons nous pas en considération cet élément vital que constitue l'air pour nos poumons, nos cellules, notre vie au sens large ?

Les raisons sont principalement liées aux croyances. Nos sociétés occidentales prônent la réussite matérielle moteur de l'existence. Il faut pour réussir sa vie être en état d'occupation permanente, comprendre que l'activité ou l'hyperactivité sont des qualités intrinsèques à cette réussite, que la souffrance est induite, que le bonheur c'est d'avoir. Et nous en tant qu'être, quand pensons-nous à nous et au sens que nous donnons à notre 'existence ? Quand penser à notre bien-être, à notre respiration, à  cet air qui nous apporte l'oxygène dont nous sommes dépendant ? Beaucoup répondront qu'ils n'y voient aucun intérêt.

 

"On a toujours fait comme ça, pourquoi on ferait-on autrement ?"

Les jugements que portent nos environnements professionnels sur nos habitudes, l'image que l'on renvoie à travers les normes quantitatives d'heures de présence au travail, font que le temps que nous passerions à prendre le temps de respirer pour chasser le stress pour se relaxer est un temps précieux qui doit être occupé à faire autre chose. Même si cela nous permettait de mieux nous concentrer sur nos tâches, coupés des voleurs de temps que représentent les mails, les intrusions intempestives de collègues ou les directives contradictoires.

Nous respirons chaque jour environ 12000 litres d'air, imaginez-vous ce que cela ferait de respirer consciemment cette quantité ne serait-ce qu'un jour entier ? Et pendant 10 jours ou presque ? 

Méditation Vipassana > Région Sud-Est > Région Sud-Est

La technique de méditation Vipassana est enseignée lors de cours résidentiels de 10 jours pendant lesquels les participants apprennent les bases de la méthode, et pratiquent suffisamment pour faire l'expérience de ses résultats bénéfiques. Aucune participation financière n'est demandée pour les cours, pas même pour couvrir le coût de la nourriture et du logement.

https://www.sudest.fr.dhamma.org

A un autre niveau, il est possible de s'exercer au quotidien à respirer consciemment afin de prendre justement conscience de ce que nous pouvons toucher du doigt : la paix intérieure, le recul à la réflexion sur soi, le retour à ses valeurs, à sa raison d'être, à ce que peut nous apporter notre job au quotidien et ce qu'il peut apporter aux autres.

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DENI DU BURNOUT ET TABOU : DES PROBLEMES DE FOND

Le burnout au quotidien un sujet tabou ?

TABOU

Tout d'abord, il faut savoir que bien qu'on en parle beaucoup dans les médias, le problème de la souffrance au travail en général et du burnout en particulier est tant sur le fond que sur la forme un sujet extrêmement délicat pour les entreprises.
Logique. Ce sujet pose la question centrale de la responsabilité de ces entreprises par rapport au maintien du bon état de santé de leurs salariés. Or, on constate que les problématiques des salariés sont toujours les mêmes. Elles sont liées à l'incertitude inhérente à leur avenir, à une surcharge importante de travail, à des horaires quasi ininterrompus du fait des nouvelles technologies, à des objectifs intenables, à des délais toujours trop rapides et trop courts, à des cadences inhumaines, à un management autoritaire... On peut alors se poser la question de savoir si l'entreprise n'est pas effectivement responsable de générer un environnement propice au burnout.
Ce que l'on peut constater également, c'est un désaveu dans son ensemble de la population salarié pour le travail tel qu'il est organisé aujourd'hui. Selon une étude de l'institut Gallup de 2014, seulement 11% des personnes prennent du plaisir à aller travailler le matin et sont donc engagées. 61% sont désengagées, et 28% sont "activement désenagées". Ces méthodes de fonctionnement en arrive donc à leur limite, et le coût financier et humain est collossal. Selon les estimations diverses et variées, il représente entre 500 et 1000 milliards d'Euros pour la France.

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Alors qu'en est-il vraiment ?
La responsabilité des salariés est évidemment invoquée par les entreprises qui ne veulent pas porter le chapeau. Les raisons avancées sont liées au "faiblesses" de tel ou tel, à la mauvaise organisation de travail, à la susceptibilité, à l'agressivité, au manque d'affirmation... Or ces phénomènes bien connus ne sont en général que des conséquences de pratiques organisationnelles obsolètes qui poussent les personnes à un niveau extrême de stress quotidien dont l'impact sur la santé mentale est presque instantané : perte d'estime de soi, manque de respect et de reconnaissance, mépris, déni de soi...
D'un autre côté, le salarié doit mesurer son intérêt qu'il a a prendre sa situation en main et a agir à son niveau pour se prémunir et repenser son rôle dans l'entreprise où il travaille et dans sa vie en général. Aîe !

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Nous sommes tous malgré tout le résultat de nos choix, de nos réussites et de nos échecs. Le burnout est parfois le miroir violent de situations et de problématiques personnelles dont on a souvent absolument pas conscience. Les symptômes d'isolement, de perte de sens, d'horaires extrêmes et les douleurs diverses physiques et morales, d'abattement, de colère et/ou de tristesse sont les premiers signes dont il faudrait avoir à l'esprit avant pour alors comprendre le risque qui peut en découler. Il faut apprendre à écouter les réactions du corps car dans cette histoire, c'est très souvent le seul à ne pas mentir...

Une vidéo très instructive !

 


https://www.youtube.com/watch?v=pfBg5zslakA&feature=youtu.be

Burn out - Prévenir le Burn-out - Prévenir le syndrome d'épuisement professionnel

Beaucoup le considèrent comme le mal professionnel de notre siècle. Et pour cause : à l'heure actuelle, les cas de burn-out, ou syndrome d'épuisement lié au travail, ne cessent de se multiplier. Catherine Vasey, psychologue spécialiste du sujet, nous explique comment les reconnaître, et surtout, s'en prémunir.

http://www.psychologies.com


http://www.psychologies.com/Travail/Souffrance-au-travail/Burn-out/Articles-et-Dossiers/Burn-out-prevenir-l-epuisement-professionnel

Mal-être au travail, burn-out, RPS rien ne vas plus ? Quelles sont les leviers à activer pour sortir de cette logique ?

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Qu'est ce qui fait que les entreprises deviennent des lieux où les personnes en arrivent :

- à se suicider, à être en dépression chronique, à être incapable de revenir travailler après un burn-out,

- à être souvent contraint de privilégier leur carrière plutôt que leur vie personnelle,

- à être constamment sous-stress, ce qui implique des prises de médicaments, de drogue,et  d'alcool ?

 

douleurs épaules cou trapèzes

Pourquoi les entreprises ne veulent pas voir leur failles, leurs erreurs, leurs luttes inutiles au sein et à l'expérieur des équipes ? Il existe plusieurs axes de réflexion face à toutes ces problématiques qui n'en sont qu'une finalement : l'humain est relégué dans de nombreux cas non pas au second plan mais au dernier. Les pressions que les organisations subissent de toute parts - manque de personnes qualifiées, tarifs en baisse, CA en baisse, personnels démotivés, retards de paiement et de livraison... - les poussent à agir à court terme et à ne plus être en position de prendre du recul. D'où la perte de vision, des valeurs qui ont construit les réussites. La pression des chiffres, des tableaux, des ratios, bref des données comptables et financières, des actionnaires amènent  les sociétés les plus prospères à licencier, à couper les budgets, tout en laissant de larges avantages à certains. Cette économie du 19ème siècle est pourtant révolue sur le papier. Mais la France a toujours été une exception. Cette situation sociale et économique laissée en friches depuis tant d'années par nos politiques irresponsables et nos pseudos élites,  ce délitement de la société due à des non-choix, ces conflits qui ne sont plus à nos portes mais bien chez nous, créent durablement le pire sentiment qui puisse arriver dans un pays : la peur du lendemain, du voisin, du patron et du salarié en même temps, la remise en cause des autorités hier naturelles. la trahison vient toujours de l'intérieur, généralement là où on ne l'attend pas. Les repères disparaissent pour les uns comme pour les autres ne laissant plus qu'une espèce de société anarchique que les médias favorisent par leur recherche du sensationnel négatif qui apitoira les foules.Seules comptent les apparences et l'impression que l'on doit donner que l'on a de l'argent. Cette économie du tout de suite, qui se fait sentir chaque jour un peu plus, contraint et contrarie certains en permettant l'émergence et les opportunités pour d'autres. Malgré la situation actuelle, il existe toujours des solutions innovantes, nouvelles qui vont compenser les problèmes majeurs que nous connaissons par un phénomène naturel de vase communicants.

La société dans son ensemble, le monde entier est en profonde mutation, les réseaux et l'internet révolutionne encore plus le monde du travail qu'il y a encore 3 ou 5 ans. Seules les structures qui sauront y voir des chances de grandir et de se développer y trouveront leur compte. Le recrutement, la formation, la logistique, le commercial, le droit, les finances sont toutes des activités en plein boulversement. Tout ces nouveaux outils technologiques enterrent à jamais des pratiques que l'on croyait les meilleures encore hier.

Ces changements mettent en exergue les faiblesses et les failles des entreprises qui ne tiennent pas compte de leur capital humain. La situation sociale se délite progressivement et les acquis d'hier sont sans cesse remis en cause secrètement ou pas. Les lieutenants du capitalisme dur veillent à casser progressivement la "vieille économie" à un prix qui se paye toujours en nombre de licenciements, en baisse de prise en charge de la sécu, en hausse des impôts, en coupes budgéraires... Les syndicats font leur tambouille pour garder encore un minimum de crédibilité, les ministères aussi, on vit à la fois dans une société d'interdits et d'exptrême rigidité et en même temps on sent que tout se désorganise se casse se désagrège. Mais de plus en plus de gens ne sont plus dupes, ils savent que le pays est à la dérive.  Et on leur dit bien, à travers les médias, à travers l'analyse de leur quotidien, à travers Air France, la hausse de la taxe foncière, les informations qui sortent sur les manipulations dont nous sommes l'objet. L'autorité utile se dilue mais l'autoritarisme règne.

Même si l'on constate que l'argent roi n'a jamais été aussi fort, que qui pollue nos enfants et les relations aux autres, les valeurs fondamentales de la vie et de l'humain existent toujours car elles sont innées. Nous naissons parfaits du Nord au Sud et de l'Est à l'Ouest de la planète. C'est le système tel qu'il existe qui nous transforme et nous cause les plus grand soucis dans l'entreprise comme à l'extérieur. L'essentiel est de se retrouver soi. De se couper de l'extérieur pour retrouver la paix intérieure. Garder les yeux ouverts tout en étant serein et confiant dans le présent et l'avenir. Tout s'arrange toujours.

Quelles solutions ?

santé

Retrouver l'essentiel, les fondamentaux humains tout simplement. Réapprendre à se comprendre, à communiquer, à donner avant de recevoir, à s'intéresser à son voisin, dans le métro sur son pallier, en vacances... Ne pas tomber dans le piège de la peur ou de la panique, garder la tête froide et garder le cap d'une vie plus humaine et moins mécanique. Notre cerveau nous sert bien, notre coeur aussi. Apprenons à équilibrer les deux et donnons à chacun la chance de pouvoir s'exprimer. Créons du lien entre nous au travail, dans la rue, entre amis ou copains et au sein des familles. C'est très simple à mettre en place, il suffit comme toujours de faire des choix et de les assumer en se respectant soi-même et en respectant les autres. Apprendre à communiquer, à comprendre l'autre dans ses souffrances, ses travers et ses malentendus c'est se comprendre aussi soi-même et ça permet d'avancer dans le bon sens.

Redonner du sens à son travail, au pourquoi on le fait, ce que l'on en tire et ce que l'on y donne. Mettre en commun les connaissances et arrêter de tirer la couverture, travailler réellement ensemble pour faire que chacun participe au bien-être de l'autre et inversement. Accepter les erreurs, travailler en réseau, faire des retours d'expériences, sortir la tête du guidon pour voir ce qui se passe autour de soi, se rendre compte qu'il y a mieux et pire partout. Arrêter de se regarder le nombril tout en étant lucide sur les manipulations alentours, c'est retrouver un équilibre qui en vaut la peine. Dans et pour les entreprises mais aussi à l'extérieur. Dans et pour soi mais aussi pour les autres. L'entreprise ne doit-elle pas elle aussi en équilibre ? Financier tout d'abord mais aussi humain. Trouver cet équilibre c'est se permettre la sérénité, le luxe de se dire que la vie est merveilleuse parcequ'on fait Le travail dont on a toujours rêvé et que l'épanouissement vient de se que l'on s'apporte à soi, de ce que l'on apporte aux autres, de la reconnaissance que l'on reçoit dont l'importance fluctue au gré des personnes, de leur vécu familial, sociétal, fait de joie et de peine, de souffrances et de grands plaisirs.

 

 

Implication des salariés : engager au quotidien ou prévenir le désengagment ?

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L'engagement représente un des sujets majeurs en période de crise.

Les conséquences du désengagement : les commerciaux ont plus de mal à vendre, la communication est compliquée voire impossible en interne, l'absentéïsme augmente, le turn-over également... Les résultats déçoivent les dirigeants et les salariés ont le moral en berne.

Les managers doivent jouer les pompiers, rassurer leur collaborateurs, redonner confiance, bref le sale boulot !

Nous savons tous que la conjoncture pose le problème de la confiance. Confiance des salariés vers la Direction et inversement. Le manque de sens remet même les fondamentaux en question d'où un manque de vision, d'envie, de reconnaissance et de motivation.

Quels sont les leviers à actionner en ces temps difficiles pour ré-instaurer la confiance ? Comment ré-engager les troupes face à la tempête ?

Les acteurs qui ont un réel impact sur la situation sont multiples. Chercher des coupables et à vouloir à tout prix désigner des responsabilités sera stérile, la situation est déjà-là il faut donc AGIR. Le problème de l'engagement est complexe et subtil. Qu'est-ce qui fait que les équipes sont démotivées, qu'elles n'ont plus la gnac, ni l'envie d'avancer ?

 

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Plusieurs indicateurs sont significatifs : le taux de turn-over, l'absentéïsme, le "climat". Le constat est sans appel, tout ces éléments qui étaient "au vert" il y a deux ou trois ans ont pris des proportions inquiétantes voir alarmantes. Telle ou telle société qui se targuait de garder ses meilleurs se rend compte que ce sont ceux-là qui aujourd'hui quittent le navire.

Comment en est-on arrivé là ? Le constat le plus fréquent : la communication ne passe plus, le dialogue est rompu, les directives incomprises sont logiquement non-respectées, la nouvelle organisation non-plus, tous les indicateurs virent progressivement et rapidement au rouge !

Tout d'abord, il est indispensable de connaître les vraies valeurs des salariés car, seulement 29% des personnes se considèrent comme engagées, 45 % ne le sont pas et 26 sont totalement désengagées.

Selon une étude de Kea & Partners, 10 valeurs ressortent d'une étude de 2012 :

- le travail en équipe pour 27%,

- le professionalisme pour 26%,

- la focalisation sur le résultat pour 25%,

- la pression sur les coûts à hauteur de 23%,

- le sens des responsabilités pour 23%

- la satisfaction client et l'efficacité pour 22% et la productivité pour 20%

Les deux valeurs que les salariés souhaitent le plus voir développées sont l'honnêteté et l'écoute.

Les priorités sont assez claires : il faut rétablir une communication saine à tous les niveaux de l'entreprise, la Direction joue alors un rôle déterminant.

On voit égaleement qu'il existe une corrélation réelle entre les valeurs des chefs d'entreprise et celles de leurs collaborateurs. Les valeurs personnelles des dirigeants sont :

- l'honnêteté pour 41%,

- le sens des responsabilités pour 38 %,

- l'adaptabilité, la persévérance, la confiance et la créativité.

On constate qu'il existe très simplement entre ces deux populations un gros probléme de compréhension, de communication car les valeurs sont assez proches..

Les 4 caractéristiques retrouvées chez les personnels engagés sont :

- l'enthousiasme qu'ils éprouvent à propos de leur emploi et de leur travail,

- l'autonômie dans l'accomplissement de leur travail à leur manière,

- la motivation instaurée par leur managers,

- leur confiance qu'ils ont dans leur capacité à produire d'excellents résultats.

Le levier principal à actionner assez logiquement est la communication. Comment faire passer le message entre ces différentes populations ? Comment faire en sorte que chacun se comprenne, que chacun intègre la vision de l'entreprise et que celle-ci lui correponde ? Il faut impérativement travailler le fond du message mais aussi sa forme. Il faut que le bruit ambiant et l'athmoshère délétère n'altère pas le sens du message et que celui-ci atteigne les bonnes cibles et surtout les différentes typologies de personnes.

En clair le message doit être simple, clair et précis.

L'objectif premier est de redonner du sens et de la confiance

Re-communiquer sur les valeurs de l'entreprise, celles qui ont fait sa réussite. Ceci en adaptant la fond à la conjoncture, aux différents groupes, à l'hétérogénéité des personnes qui les composent. Gros travail sur l'image des personnes qui "font" passer la communication de la société, sur leurs aptitudes à remettre en question leur manière d'être vis à vis de leur collaborateurs et également bien-sûr sur leurs collaborateurs eux-mêmes.

Le respect, l'écoute, la gestion des relations humaines et des conflits potentiels, la mise en avant des valeurs de chacun à travers une analyse interne sont des facteurs clés. Il faudra connaître les attentes, les causes de ceux qui ont été les plus déçus, quelles étaient les moteurs de leur engagement quelles ont été les difficultés rencontrées qui n'ont pas été traîtées, surmontées et quelles sont les conséquences à titre professionnel et personnel qui en ont découlé.

 

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Stéphane DABAS


20 septembre 2016

Guide de l'affirmation et de la confiance en soi : acquérir les techniques de gestion des émotions

 

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J'ai souhaité aborder autrement l'affirmation de soi à travers ces quelques lignes. De très nombreux sites ou blogs parlent très bien de ce sujet par les trainings en communication, en travaillant les prises de parole en public, par le vidéo training, par le théâtre. J'ai préféré m'intéresser aux causes qu'aux moyens de les traîter. Aussi j'aborderai plus le côté gestion des émotions qui sont la source des déstabilisations que les moyens que sont la synergologie, la maîtrise du langage non-verbal.

Affirmer vient du grec ad-firmo rendre ferme. C'est un mot très fort qui montre à quel point notre façon d'être, de parler et de communiquer génère en son sein des typologies de réactions variées chez les personnes avec lesquelles nous sommes en interraction. Notre image, composée de nos mots, de notre gestuelle et de notre voix est le vrai miroir de qui nous sommes réellement. Nos relations inters-personnelles sont obligatoirement et fortement influencées par elle et je dirai même qu'elle conditionne les réactions des personnes avec lesquelles nous communiquons. Il ne faut pas seulement se fier aux apparences car elles peuvent être trompeuses, mais l'on sait que les attitudes sont de puissants indicateurs de la façon dont nous fonctionnons. Nos attitudes ou nos comportements font intervenir la partie inconsciente du cerveau, elles sont tellement ancrées que cela traduit très puissamment un ensemble de croyances et de valeurs respectables ou non. Cela représente notre façon d'être et de faire qui nous est propre, qui s'est façonnée au travers du parcours de notre vie.

Si s'affirmer ne doit pas vouloir dire écraser, dominer ou détruire cela doit malgré tout traduire un profond ancrage et un fort alignement entre ce que nous pensons, disons et faisons. C'est ainsi que l'on évite les conflits avec soi-même et par conséquent avec les autres. Toute incohérence et décalage est très souvent la seule source de problème. Avec soi d'abord puis avec les autres tout autant. C'est la raison pour laquelle nous devons mettre en avant ce besoin d'être en accord avec nous-mêmes pour avoir un impact précis telle une flêche touchant sa cible, être assertif et inspirer les autres à travers les valeurs suggérées dans notre communication spontanée et naturelle.

Plusieurs situations peuvent s'offrir à nous au quotidien : nous pouvons avoir à nous affirmer en famille, avec nos enfants, nous pouvons avoir à le faire dans le milieu professionnel avec un collègue, un hiérarchique, face à un groupe public ou privé, au sein d'une association, face à un banquier... A chaque fois la situation sera différente, l'enjeu aussi, la pression et le stress également. En fait deux typologies de situation vont conditionner les résulats de notre prestation de communication.

1 - La situation est prévue : nous pouvons nous préparer. Plus l'enjeu sera important plus le résultat escompté sera lié à la préparation. Et malgré cela, les choses peuvent vite tourner au vinaigre si l'on ne sait pas gérer nos émotions. Ce sont elles qui peuvent tout chambouler et réduire à néant le travail de préparation. Il est donc impératif d'acquérir des techniques pour les gérer, surtout si on est sensible ou hyper-sensible.

Que ce soit en famille, ou dans le milieu professionnel, nous sommes dans l'obligation de nous poser un certain nombre de questions relatives au message que l'on veut transmettre, à son objectif, au sens que nous voulons lui donner.

 

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A qui s'adresse t'on ? Pourquoi doit-on le faire ? Quels sont les enjeux ? Comment va t'on transmettre ce message, par écrit, par oral, par vidéo, par mail, par sms ? Les moyens sont nombreux mais chaque moyen correspond plus ou moins à un type d'approche qui ne sera pas adaptée dans un autre contexte, avec une autre personne, un autre enjeu. Quel résultat attendons-nous, attendons-nous une réflexion de la part de la personne, une action, devons-nous utiliser la provocation pour créer une réaction ? Le message doit-il servir à suggérer, à inciter, à diriger, à corriger ?

2 - La situation est impévue : la caractère émotionnel sera tout autant prédominant mais le risque de destabilisation est évidemment beaucoup plus élevé.

Deux enjeux importants : gérer nos émotions et en transmettre. Que ce soit par l'écoute active ou par l'empathie, nous devons impacter positivement l'autre l'autre malgré son humeur, son agressivité, sa colère. 80% des conflits sont facilement traités juste par une simple écoute et un niveau élevé d'empathie. Je m'explique. Vous avez compris que le dénominateur commun N°1 est le caractère émotionnel. Il faut, à travers les émotions que l'on va ressentir et celle(s) que l'on va émettre envoyer un signal fort de confiance pour "toucher"  la ou les personnes en face. Cette 'intelligence du coeur est un moyen profond et puissant d'entrer dans la partie inconsciente de notre audience et ainsi de la marquer de façon durable. Le plus important est de rester crédible quelque soit la situation en amortissant les agressions, critiques, colères de nos interlocuteurs pour les surprendre en inversant le cercle négatif en positif de par notre attitude, notre empathie, notre compréhension globale des enjeux communs, des risques et des conséquences.

Plus nous sommes surpris et décontenancés plus nous perdons en affirmation, en impact et en confiance. Le pire est de réagir spontanément en se laissant submerger par la colère. Il est donc primordial de gérer ces imprévus au mieux pour rester aligné et en phase avec nos valeurs, nos actes, nos réussites comme nos échecs (notion de droit à l'erreur). Nous devons savoir que nous sommes exposés aux critiques, au mépris, à l'agressivité parfois pour mieux gérer ces évènements.

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Les techniques de gestion des émotions

1 - L'état d'esprit : être vigilant au quotidien pour anticiper afin de déceler les indicateurs de risques dans l'attitude des autres, les changements d'attitude ou d'ambiance, les tensions palpables ;

2 - Le corps : adopter une posture droite mais souple avec la tête haute mais pas supérieure, et le haut du corps également droit ;

3 - La technique de l'esquive : tourné de côté pour laisser les colères et l'agressivité passer sans nous impacter ;

4 - La respiration consciente : inspirer et expirer en étant concentré sur chaque mouvement respiratoire pour éviter la montée d'adrénaline en cas "d'attaque" ;

5 - La cohérence cardiaque : respirez à intervalle régulier sur les inspirs et les expirs :

5 - La fuite : parfois la meilleure solution est d'éviter le conflit quand les sentiments d'injustice et/ ou d'humiliaiton pourraient nous amener à réagir vigoureusement ce qui dessert le plus souvent celui ou celle qui se laisse envahir par sa colère ;

6 - L'amortisseur ou reformulation des messages reçus : consiste à reformuler les dires de nos interlocuteurs afin de lui montrer notre niveau d'engagement, d'écoute et de compréhension des problématiques, car c'est surtout d'être reconnu dans sa demande et dans sa position que souhaite la majorité des demandeurs. Laisser passer la vague de colère pour mieux rebondir et montrer qu'à travers notre empathie, nous reconnaissons réellement l'importance qu'accorde notre interlocuteur à notre attitude.

Quand on parle d'affirmation ou de confiance en soi il faut avoir à l'esprit que l'on peut tout à fait avoir confiance en soi en général et puis de manière totalement subjective, un impondérable se produit, un changement de poste ou de N+1, une réorganisation, un licenciement et là peuvent s'opérer des réactions tout autant imprévues qui vons nous mettre en perte totale d'affirmation et de confiance. Pour résumer, je dirai qu'il faut être à l'écoute de soi pour mieux nous connaitre, pour mieux nous appréhender au quotidie et ainsi relativiser les évènements pour moins les subir. Tout excès de confiance peut aussi être une protection pour cacher une problèmatique profonde non consciente. Alors écouter votre corps et vos sentiments vous permettra souvent de faire de grands pas !

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20 mai 2016

Jusqu'ici tout va bien !

Burnout, souffrance au travail, harcèlement : les gros mots que personne ne prononce sauf quand il est trop tard.

 

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A la question comment abordez-vous les thématiques liées à la performance et au bien-être, voilà ce que nous entendons le plus souvent comme réponse de la part des salariés comme des dirigeants : "Tout va bien, chacun fait son travail, et les résultats sont bons, c'est parfois difficile mais on a pas le choix, c'est comme ça, le stress c'est utile et ça fait avancer". A quel prix n'est pas la question. La tendance n'est pas à l'apaisement comme vous le savez. Les 3 millions de personnes estimées exposées de près ou de loin au burnout ne sont pas un problème mais la partie évidente de ceux qui sont choisis pour payer le prix de cette performance dans la souffrance, la violence et l'inhumanité.

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Nous voyons bien que l'atmosphère n'est pas bonne, que les tensions sont palpables et que les différentes problématiques liées à la performance sont finalement celles des moyens mis en oeuvre pour l'atteindre. Et là, pas de quartier : on la veut et on la cherche à tout prix. Mais qu'est-ce qui se cache derrière ce terme si souvent mis en avant ? Des chiffres, toujours des chiffres, des calculs de rentabilité, des ratios qui ne reflètent que le côté émergé de l'iceberg. Et en fait peu importe comment atteindre cette performance pourvu qu'on ait l'ivresse. L'ivresse relative à ce sacro-saint taux de croissance qui rend la majorité des entreprises avides et destructrices, inhumaines et sans scrupules. Plusieurs noms me viennent à l'esprit : monsanto, bayer, h&m, danone, nutella Ferrero, shell... La liste est longue et non exhaustive. Bien que l'on sorte du caractère "souffrance au travail", on voit bien le prix que nous payons à travers les problèmes environnementaux, de santé publique, ou de fraudes fiscales.

Lorsque l'on gratte et qu'on essaie de comprendre le terme de performance on ne comprend finalement pas toujours ce que cela reflète vraiment. La première référence qui se relie au mot performance, c'est celle liée au sport qui représente la culture de l'effort, l'école de la vie à travers les épreuves, les joies ou les défaites, les chutes et les victoires, les avancées ou les reculs. Mais à quel prix cette performance est atteinte ? C'est souvent dans la douleur et la compétition, dans la domination et l'écrasement de l'adversaire que l'on prend le plus souvent comme un ennemi. Et cette transposition faîte dans les entreprises où l'esprit de compétition est exactement le même rend l'ambiance de travail souvent exécrable où règne la suspicion. Tout le monde le sait, le sent et le dit, mais rien n'est fait pour que ça change. La première partie de la citation "Seul on va vite, à plusieurs on va loin" est la maxime la plus appropriée pour décrire l'état de lutte intestine permanente dans lequel survivent les équipes. Le seul vrai moment où on va commencer à réfléchir réellement sur le fond, c'est quand le nombre de suicides ou de burnout commence juste à devenir un peu trop voyant et que cela commence à faire tâche et à écorner l'image des marques. L'ancien groupe Orange/France Telecom en est le plus frappant exemple. Le pire c'est que tout le monde sait ce qui se passe vraiment. La culture du chômage, de la peur, de la méfiance de l'autre entretiennent ces situations et en font finalement l'apologie inconsciente. 

 

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Pourtant il existe d'autres approches : le travail collaboratif, la libéralisation du travail, le management agile, tout ces termes qui sont à la mode et qui constituent les nouveaux modes de travail. Mais l'inertie est lourde et omniprésente, l'autre citation "Pourquoi changer, on a toujours fait comme ça ?" est malheureusement plus puissante. Que ce soit à titre individuel ou collectif. Chacun est responsable de sa personne et c'est en changeant ce que l'on est et ce que l'on renvoie à l'autre que l'autre change. La première approche à mettre en oeuvre de fait est de faire un audit de la performance sur tous les sujets : l'autonômie au travail des employés, les contraintes liées à la sur-charge de travail, l'organisation et le leadership, le bien-être psychologique, le vécu au travail... Une fois cet état des lieux effectués, des suggestions de plans d'action sont élaborées.

27 avril 2016

La cohérence cardiaque : késako ?

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La cohérence cardiaque est une technique simple pour se reconnecter et mettre en harmonie nos deux prinicipaux oragnes que sont le coeur et le cerveau. Contrôler la respiration permet de mieux gérer son stress et son anxiété en agissant sur les messages que le cerveau transmets au corps lorsqu'il est sous pression. Gérer sa respiration par des inspirations et ses expirations de même durée permets d'agir sur ses battements cardiaques et ainsi sur le cerveau. On sait aussi que l'interaction qui se produit entre ces deux organes s'effectuent également dans les deux sens : cerveau-coeur et coeur-cerveau.

Bonne nouvelle, car réapprendre à respirer c'est avant tout gérer le ou les déséquilibres nerveux qui peuvent se produire chez des personnes ayant été soumises à des traumas ou à des expériences difficiles que le cerveau à enregistré et qu'il peut revivre dans des situations ramenant à un état de stress intense. La respiration posée et régulière permet d'agir sur les deux éléments qui composent le système nerveux : le système sympathique (rôle d'accélérateur du rythme cardiaque en cas de danger) et le para-sympathique (rôle de ralentir les battements du coeur) et ainsi d'avoir un impact sur l'équilibre des deux et donc également au niveau de la production de l'hormone du stress : le cortisol.

 

Cohérence cardiaque

 

Diverses tests par électrocardiogramme montrent que la fréquence cardiaque est très variable et que l'écart entre deux battements de coeur varie en permanence. L'intervalle entre 2 pulsations n'est pas régulier et la prise de pouls est finalement très approximative. Une respiration régulière et consciente dans un premier temps permets ainsi de jouer sur le rythme cardiaque et donc d'uniformiser le fonctionnement du cerveau. L'intérêt de la cohérence cardiaque est de rendre les battements de coeur plus réguliers pour apporter une plus grande sérénité à la personne qui la pratique. Les études sur la pleine conscience et sur la méditation effectuées par des scientifiques sur des moines tibétains montrent un ralentissement très net du rythme cardiaque et des ondes électriques du cerveau (ondes bétas, alphas, thetas et deltas) en cours de séance. La technique est de contrôler ses inspirations et ses expirations en leur donnant des durées similaires de 5 secondes en moyenne.

A vos coeurs !

Exercice de cohérence cardiaque à faire soi-même quand on veut

Suivez le point lorsqu'il monte par des inspirations conscientes de 5 secondes puis lorsqu'il descend par des expirations de 5 secondes pendant 5 minutes. L'effet est quasi immédiat : en étant concentré sur votre respiration, vous serez pleinement conscient de votre corps et de ses ressentis, de la sérénité qui s'installe et qui apaise votre rythme cardiaque.

Prenez soin de vous

 

 

 

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16 avril 2016

Souffrance au travail : le burnout partie "émergée" de l'iceberg !

 

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1ère cause du burnout : la souffrance au travail

La prise de conscience 1er enjeu ?

Le seul vrai enjeu humain pour la société et les entreprises c'est vraiment de limiter le nombre de cas.

C'est surtout, et j'insiste là-dessus, d'accompagner la prise de conscience de tout ceux qui sont dans le déni ou le non-dit afin qu'ils réalisent à quel point leur situation est précaire et à quel point le basculement vers le burnout peut-être est brutal. Il me semble que c'est le plus gros combat à mener parce qu'en anticipant et en prévenant on agit réellement à  la racine du problème.

Nous connaissons bien les causes et elles sont multiples : surcharge de travail, horaires extrêmes, isolement, résultats inatteignables, management inexistant autoritaire et/ou toxique.
Nous connaissons bien les symptômes et ils le sont tout autant : colères, agressivité, incivilité, irascibilité, abattement, procrastination, fuite... 
Nous connaissons ce que produit le stress qui exacerbe les tensions internes, les douleurs et le niveau de fatigue, qui produit surtout le cortisol qui sape et détruit notre système immunitaire.
L'équilibre, la force et l'énergie de certains les protègera plus ou moins longtemps, la faiblesse des autres les entrainera rapidement dans l'impasse.

 

TABOU

 

Déni & taboo : le coktail explosif !
Pourquoi il y a déni ? Parce qu'il y a une culture ancrée du tabou.
Reconnaître et déceler la période de "pré-burnout" est déterminante. Les symptômes sont simples et évidents. Ils ne doivent ni être pris à la légère ni être tabou. Bien qu'il ne faille pas tomber dans la psychose et faire très attention à la facilité pour certains d'utiliser la souffrance au travail comme une arme face à l'entreprise, il faut avoir beaucoup de courage et garder les yeux grands ouverts. La souffrance au travail est très répandue et très fréquente du fait du phénomène du stress interprété souvent comme positif.

Il n'existe pas de stress positif. Le stress est un fléau réel et insidieux qui ruine nos états émotionnels, mentaux, psychiques, physiques. Le constat le plus représentatif de ce phénomène est le commentaire que m'a laissé une consultante en RPS en mission dans une boîte qui m'a précisé que lors d'une session de formation à la prévention, un des managers en réponse à ce commentaire peu glorieux d'un collègue : "nous vivons tous avec du stress et un peu de stress n'a jamais tué personne" a répondu que pour combattre la banalisation de ce mot "stress" dans les entreprises et amener les gens à comprendre que c'est un véritable fléau, il serait intéressant de le remplacer par une maladie qui parle, hélas, à tout le monde : le cancer.
En reprenant la même phrase, cela donnerait ceci : "nous vivons tous avec un cancer et un peu de cancer n'a jamais tué personne".
C'est pour toutes ces personnes en souffrance qu'il faut avant tout agir. C'est très compliqué car ce fameux tabou de la souffrance au travail est une réalité bien claire : les gens ne veulent pas l'exprimer pour tout un tas de raisons évidents :
  1. peur du chômage,
  2. peur du regard des autres (peur de paraître idiot nul faible),
  3. peur de se rabaisser soi-même (travail au niveau de l'égo à mener),
  4. peur de devenir une personne "à abattre" qui lève le voile sur tout un tas de pratiques...

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Le burnout point de départ pour se révéler à soi-même ?

Le burnout est en fait la révélation extérieure de nos souffrances intérieures. L'intensité, la fréquence et l'extrémité de cette souffrance inavouable pour nous-mêmes et pour les autres eplosera loqiquement au sein d'un environnement inadapté et décalé pour soi. Il sera exacerbé par un management agressif, par une conjoncture d'entreprise extrêmement concurrentielle en interne comme en externe où tout les coups seront cachés mais permis : Hypocrisie, jalousie, violence verbale comportementale, performance jusque boutiste, humiliation...

Ceci étant, toute réaction de colère, d'abattement ou de fuite est révélatrice de notre peur de nous-mêmes, de nos excès, de nos déséquilibres enfouis, de nos souffrances intérieures cachées et inavouées, de nos combats inutiles pour Etre au yeux des autres et non aux nôtres.

La multiplication des cas de burnout est très intéressante avant tout sur le fond car il pose les vraies questions pour la personne et l'organisation.

 

Du burn-out professionnel à l'intelligence intérieure - Guibert Del Marmol (séquences intéressantes pour les pressé(e)s : 1,40 Mn - 4,50 Mn 10,30 Mn - 11,15 - 18,30 Mn - 21Mn

Ce qui importe le plus pour conclure

1° La prise de conscience conjointe de toutes les parties prenantes :
- Du manque à gagner en terme de santé pour les individus, en terme financier pour les entreprises
- De la reconnaissance et de la prise en compte de ce phénomène tabou pour mieux communiquer aider et accompagner
- De tout ce qui a permis au burnout de finalement se produire : tout ce temps qui s'est écoulé sans qu'aucune action n'ait été entreprise

2° La mesure et la compréhension des causes pour montrer à tous que l'organisation est concerné

3° L'après burnout pour mettre en place les actions thérapeutiques adéquates et les moyens de retour à la vie, active et à l'emploi.

Pour finir, le burnout pourrait-être considéré et abordé avant tout comme un moyen de se révéler à soi-même. C'est alors le départ d'une nouvelle vie.

12 avril 2016

Mesurer et comprendre les enjeux et l'impact des RPS

Les risques psychos-sociaux freins profonds au développement ou situations individuelles isolées ?

Les problématiques engendrées par ce phénomène plus que jamais actuel sont à mettre en perspective. Les contraintes financières, concurrentielles et commerciales, produisent de manière structurelle des tensions qui se répercutent sur les personnes, l’organisation, et par conséquences sur les résultats économiques. Les causes sont multiples, les réductions successives d’effectifs, la recherche de croissance rapide toujours plus forte, des personnels recrutés trop vite, le manque d’accompagnement à l’intégration. Tous ces changements créent des déséquilibres durables à tous les niveaux de la structure.

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Les RPS sont-ils un phénomène récent ?

Les problématiques de décalages, de tensions ou de conflits ont toujours existé. Cependant l’intensification de la mondialisation et les changements impliqués par le développement de technologies révolutionnaires remettent en cause les systèmes de fonctionnement des organisations en engendrant toujours plus de déséquilibres de plus en plus rapides brutaux et violents. L’état d’esprit présent au sein des entreprises s’en trouve profondément modifié : la peur du changement, la peur de l’inadaptation et implicitement du chômage, produisent structurellement un stress profond auquel chacun est soumis au quotidien.

Le climat d’incertitude lié au changement débouche sur un climat de stress naturel poussant de fait les personnes à s’adapter. Les deux facteurs qui structurent le stress sont le temps et l’appréhension de la précarité et de la souffrance. Le temps parce qu’il pose une problématique existentielle et la souffrance parce que l’être humain, bien qu’il recherche de manière innée le bien-être et l’harmonie, est sujet à des contraintes intérieures et extérieures permanentes qui l’amène vers une souffrance souvent inconsciente. Le burnout en est la représentation extrême. Dans un premier temps, le manque de temps et de recul empêchera toute prise de conscience. Dans un second, la souffrance violente éprouvée provoquera chez les personnes concernées une remise en question plus ou moins rapide et profonde. Elle permettra alors d’actionner les leviers nécessaires de prévention suggérant des changements avant tout personnels. La question à se poser c’est finalement quel niveau de souffrance suis-je prêt à accepter et sur quelle durée ? 

Ces situations de changement et de risque potentiel se traduisent tout d’abord de manière intérieure. La projection consciente ou inconsciente d’un futur incertain par le cerveau fabriquera alors des pensées et des émotions négatives toxiques pathogènes produisant le stress. Ce stress se manifestera alors par des comportements de fuite, de combat ou d’abattement.

Les conséquences individuelles de ces risques : des maux physiques divers dont la cause est à ce moment précis inconnue pour les personnes concernées. Ces maux non traités constitueront la base de maladies potentielles pouvant se déclencher n’importe quand sachant que le stress récurrent diminue fortement les défenses immunitaires à cause de la production de l’hormone qu’il active : le cortisol. Ces risques deviendront psycho-sociaux à partir du moment où ils poseront au groupe social (entreprise, club sportif, associations…) des problèmes d’ordre organisationnels et relationnels. Ceux-ci impacteront logiquement les relations puis l’efficacité et la performance individuelle et collective à travers les tensions et les conflits.

 

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En fait, c’est avant tout le contexte qui donne naissance au risque :

- L’environnement de travail et les interactions qui se produisent au quotidien

- La situation du marché de l’emploi

- L’environnement concurrentiel, le marché, les clients, les fournisseurs

- Les conditions de travail.

Ces caractéristiques affectent la santé dans trois grands domaines :

- au niveau social par le niveau de qualité relationnelle présente au sein du groupe

- au niveau physique par des problèmes nerveux, de dos, de maux de tête, de douleurs diverses

- au niveau mental et psychique par des troubles anxieux, dépressifs…

Les risques psycho-sociaux sont dynamiques dans le temps à partir des interactions permanentes qui s’effectuent au quotidien au sein de l’entreprise (conditions de travail et environnement) et à l’extérieur (contraintes familiales, personnalité, expérience..). L’équilibre est entamé au travail par le harcèlement, le burnout, la manipulation, les comportements toxiques et à l’extérieur par les tensions ou la violence subie dans l’environnement personnel, l’incivilité, les problèmes familiaux.

Les stress, c’est le dénominateur commun qui organise et agglomère la structure même des RPS. Il engendre d’un côté des problèmes de santé pour les individus, de l’autre des problèmes de rentabilité économique et de performance pour le groupe.

On parle alors de facteurs stimulateurs de stress, du ressenti personnel puis des conséquences du stress.

 

STRESS PETIT

Définition : l’état de stress, c’est le déséquilibre entre les contraintes imposées et les ressources à disposition pour répondre à ces contraintes.

L’interprétation personnelle que fait chaque individu d’une situation déclenche l’état de stress et les effets psychologiques et physiques qui affectent son bien-être. Lorsqu’un individu est face à ce type de situation, il l’apprécie tout d’abord pour en déduire deux réflexions :

- est-ce que cette situation inattendue représente un danger pour moi ?

- ai-je les ressources nécessaires pour y faire face ?

Les 2 grands facteurs générateurs de stress :

1)    Ceux liés à la personne : notre personnalité et nos expériences, l’esprit de compétition, les personnes trop perfectionnistes, celles sensibles à certains types de comportements…

Les femmes ont des niveaux de stress supérieurs aux hommes et les non-cadres sont plus stressés que les cadres du fait du faible du niveau de ressources disponibles  

2) Ceux liés à la situation, aux variables environnementales : Le soutien que je reçois est-il satisfaisant au quotidien ? Suis-je reconnu dans ce que je suis, ce que je fais ? Est-ce qu’on vient me dire bonjour le matin ? Valorise t’on mon travail ?

Les tracas, soucis, incertitudes et les imprévus sont les évènements les plus impactant au quotidien. le manque de papier dans l’imprimante, l’ordinateur qui traîne, la machine à café en panne... C’est la répétition et l’accumulation de ces facteurs qui sont à priori anodins qui génèrent le plus de stress.

Solution : bien évaluer ces sources et en empêcher l’impact ?

5 domaines majeurs de conséquences individuelles et collectives

- Santé : accidents, problématiques physiques et psychiques, troubles anxieux, burnout

- Satisfaction : insatisfaction quotidienne, turn-over, baisse de l’engagement,

- Coût économique : coût AT, arrêt de travail, faible productivité

- Présentéïsme, absentéïsme

- Performance : les préoccupations quotidiennes, les problèmes de mémoire et de concentration, d’organisation, de communication impactent fortement le niveau de performance.

Les deux types de stress qui impactent la performance

Le stress adaptatif ou « positif » : il focalise l’attention, mobilise les capacités mentales l’attention, la mémorisation, les capacités d’analyse et d’évaluation. Le ressenti d’appréhension et de peur contrôlée provoquera des actions instinctives qui ne prendront alors pas en compte les intérêts mutuels et le travail collaboratif.

Le stress prolongé ou très intense fera disparaître la capacité à évaluer, il rendra impossible tout recul nécessaire aux situations imprévisibles et ponctuelles. Ce stress intense provoque alors un effet de sidération qui empêche de faire face et laisse sans voix les personnes qui y sont soumises. Il provoque également un type d’agitation stérile et un comportement automate pouvant provoquer des tics (clics du stylos, la jambe ou le pied qu’on agite sans cesse, la main dans les cheveux…).

Toute personne en état de stress dépassé emmène les individus vers l’anxiété, la dépression, le burnout. Cela affecte la santé et l’équilibre mental des individus et des groupes.

 

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Prévenir le stress professionnel : 3 leviers

Levier N°1

Actions sur les facteurs et les sources de stress

Travail sur les ressources individuelles :

Sur l’intellect, la mémoire de travail, les compétences sociales, l’assertivité, le savoir dire non, la gestion du temps…Sur le physique par la pratique du sport, du yoga, par une meilleure alimentation (alimentation crue est la seule qui régénère les cellules)

Sur l’aspect psychologique : par le développement personnel, la persévérance, l’optimisme, la gestion des émotions associées à la situation de stress en les identifiant, en les comprenant et en les régulant.

Travail sur Les ressources sociales :

Au niveau organisationnel, quelle est la culture de l’entreprise, la manière d’organiser, quel est le rôle des managers dans ces problématiques, quelles sont les conditions de travail ? Comment détecter les personnes à risque par l’intermédiaire des managers, du médecin du travail, du RH , d’un baromètre de mesure et de détection des RPS.

Le manager, par sa proximité quotidienne doit jouer un rôle prépondérant dans cette approche car il permet de déminer très vite les situations. Encore faut-il que le manager connaisse ses équipes et qu’il sache bien évidemment gérer son stress.

 

Levier N°2

Actions sur les conséquences en accompagnant les individus en face à face

Diagnostic quantitatif : dont l’objectif est de mesurer le stress et le stress à risque (stress dépassé permanent). On étudiera le ou les liens qui existent entre le stress et les causes pour déterminer les actions les plus opérationnelles. On enverra alors un questionnaire par mail confidentiel et anonyme avec le temps nécessaire pour y répondre.

Diagnostic qualitatif : passer des grands facteurs de stress au stress individuel pour connaître à titre individuel les sources de stress les plus handicapantes : surcharge (burnout) ou sous-charge (bore-out) de travail, ergonomie, horaires, évènement imprévus dans la vie du service ou évènement personnel, période de changement etc...

 

Levier N°3

- Les actions co-construites 

Consistent à intervenir directement sur l’organisation en s’appuyant sur elle, sur le management, en agissant par lui, sur les individus et en les impliquant.

D’après une étude du cabinet Technologia et après une décennie d’enseignement sur les RPS, on observe :

- Une absence de reconnaissance de ce phénomène dans les entreprises.

- Que toute démarche de prévention est inefficace sans reconnaissance de la maladie en tant que tel.

- Qu’il y a le plus souvent un manque de vision et que les solutions ne sont souvent que partielles.

- La fonction qualité présente un intérêt comme vecteur de communication dans l’entreprise.

 

Conclusion :

Le modèle de nos relations sociales est en cause.

Deux solutions possibles :

-       Soit on accepte le statut quo et on verra une judiciarisation croissante des contentieux professionnel

-       Soit on ouvre un espace réel à la prévention réelle bornée et cadrée par la reconnaissance de ces nouvelles pathologies psychiques.