Le mental et l'égo ont-ils toujours été les causes de nos souffrances : 1ère Partie

 

EGO

Qu'est-ce que cette question existentielle vient-elle faire dans le domaine professionnel ? Certains m'ont déjà posé des questions relatives à cette typologie de sujets qui leur semblent déconnectés de la réalité d'entreprise et donc totalement inutiles.

La raison est simple : puisque l'homme est la base de toute organisation, j'ai souhaité comprendre certains de ses fonctionnements, ce qui le faisait avancer ou du moins ses croyances à ce sujet. J'ai également cherché à comprendre quel pouvait être son état d'esprit lorsqu'il se trouvait seul puis au sein d'un groupe ou d'une organisation dans laquelle il tente de s'épanouir et d'évoluer. Grâce à mon expérience empirique, j'ai vite fait le constat que toute structure humaine individuelle ou collective fonctionnait de la même manière sur le plan psychique. J'ai également constaté que l'entreprise n'était pas plus destructrice d'humain que toute autre système. Il l'est juste autant. Pourquoi alors la souffrance au travail se voit-elle autant allez vous me dire ?

1 - Juste parce que le travail est le seul pilier sur lequel repose l'existence même de notre société.

2 - Parce que le système d'organisation et de fonctionnement de ce pilier est le même pour tous : de l'entrepreneur individuel au grand groupe multinational.

Comment peut-on croire que la complexité d'une organisation humaine puisse être la même pour tous les types d'entreprise, de tout secteur de toute taille qu'elles soient publiques associatives ou privées ? Bien que ce soit un-non sens la cause est infiniment logique.

La peur provient du mental et engendre le besoin de contrôle. Voila les vrais responsables de notre inconscience à sortir de cette logique prédatrice.

Au delà du bruit incessant causé par le mental et la pensée par Eckart Tollé

Tout part de notre besoin viscéral de juguler nos peurs. Peur de la mort, du danger, du changement... Peur de la violence, de l'incertitude, des attentats... Nous nous mettons logiquement mais malgré tout de manière totalement inconsciente sur un mode survie impliquant un état de veille permanent dont l'objectif est le contrôle systématique de soi, de son corps, de sa vie et des autres.

Le moyen : une approche radicalement préventive. Dès lors que cela se produit individuellement, cela devient par la même sociétal et global. L'entreprise n'est alors que le reflet externe de cet état de peur interne. Toute la population ou presque survit sur ce principe mais les statistiques chiffrées de la souffrance humaine ne sont finalement calculées et mesurées régulièrement de façon fine et pointue qu'au sein même du monde du travail. Partir de ce postulat permet de comprendre les causes profondes de toutes les problématiques individuelles puis organisationnelles.

 

attention contrôle

 

Mais ce besoin intense de contrôle écrase tout. Tout sauf ce qu'il croit vaincre. Bien au contraire, il renforce de façon infinie la spirale négative alimentée depuis toujours par la même peur. La peur de soi-même et des dangers vécus et à vivre implique irrémédiablement la peur de l'autre. Faire un zoom sur ce qui caractérise notre identité individuelle ou élargir le champ à l'infini met en exergue les mêmes habitudes, les mêmes attitudes, les mêmes souffrances personnelles et collectives. Toutes personnes et tout groupe ont pour vocation de se rassurer par l'élaboration de stratégies uniquement destinées à éviter la souffrance et le danger en rationnalisant tout et en mettant tout dans des cases. Bien qu'il ne soit qu'un leurre cet état de fait est étroitement corrélé au mode de fonctionnement même de notre cerveau gauche rationnel. Comment fonctionne t'il ? Il fonctionne à partir du mental qui construit l'égo. Bien que cela commence à changer, nous sommes tous ou presque gouvernés par des modes de fonctionnement basés uniquement sur le mental qui croit pouvoir tout diriger, protéger et régir. Et ce, principalement à cause de nos souffrances liées à l'enfance, à notre éducation familiale et aux modes de pensées figés de l'école. Pourquoi en serait-il alors autrement dans l'entreprise ?

Un changement est-il possible ou souhaitable ?

Pourquoi tenter de changer ce mode de fonctionnement ? Et pourquoi ces croyances ne seraient-elles pas justement les seules possibles ? Pourquoi faudrait-il changer de paradigme alors, et ainsi détruire tout ce qui nous maintient vivant depuis toujours et ce quel qu'en soit le prix ? Si cela est comme ça c'est que c'est la normalité affirmeront les plus rationnels ! Or qu'est-ce que la norme si ce n'est une construction mentale ?

Le changement urge parce que cantonner nos vies au mental et à l'égo, au contrôle et finalement à la domination de soi et de l'autre nous rend prédateur et nous rapproche chaque jour du gouffre ! Gouffre personnel par les angoisses, le stress, la colère de l'impossibilité à être bien, gouffre environnemental parce que la recherche uniquement matérielle et le profit à tout prix ont des conséquences dramatiques, gouffre humain global parce que la souffrance engendre la défense, l'attaque et la violence.

faire

 

 

Ce qui est le plus fou c'est que le mental et l'égo ne correspondent pas à la réalité de ce monde, ils le limite à des logiques erronées issues de lois et de stratégies créées par l'homme pour sécuriser son existence depuis toujours même si ces pratiques sont aujourd'hui totalement erronées. En même temps cela élève le niveau d'indispensabilité de certains qui dominent l'ensemble. Nous le savons bien si nous cherchons un peu et que nous faisons appel à notre bon sens. La peur institutionnalisée permet tous les excès sécuritaires.

Qu'est-ce que l'égo finalement ?

L'égo est une construction mentale à la base destinée à nous protéger. Bien qu'il ait son utilité et car il est programmé pour nous protéger des dangers liés à exlusivement notre survie, il faut savoir qu'il est directement lié à la partie préhistorique de notre cerveau. D'où son nom : cerveau reptilien. Son but était alors de nous avertir des dangers liés à la chasse et à notre environnement animal de prédation. Il fonctionne en ON ou en OFF. S'il y a danger il allume l'alarme qui nous conditionne et nous prépare à la fuite ou au combat. Le problème c'est que les situations auxquelles nous avons à faire face depuis ces temps quelque peu reculés, ne sont bien évidemment plus du tout les mêmes. Pourtant les messages chimiques qu'il transmet à nos membres et à nos corps sont toujours identiques ! Et nos réactions le sont tout autant ! Cela veut simplement dire pour être très clair qu'en face de tout type de danger nous avons viscéralement tendance à réagir par l'instinct. Que ce soit face à nos enfants, à nos collègues ou sur la route, notre cerveau mets en place les mêmes schémas que face à l'attaque d'un prédateur. Cela pose certaines limites non ? Ne sommes-nous pas capables d'évoluer ? Nous l'avons fait sur bon nombre de domaines mais cette peur permanente et ce stress chronique exacerbent la partie reptilienne de notre cerveau en excitant nos 5 sens en permanence : vue d'image de violence et informations négatives, société hyper bruyante, sollicitation par les loisirs et par le désir (la consommation de sexe de compensation, développement de l'intérêt porté au côté gustatif etc...).

 

la conscience

 

Notre objectif : prendre profondément conscience de ces schémas puis les modifier par une autre approche et un autre état d'esprit de préservation constructif. Sortir du besoin de contrôle, créer de nouveaux schémas neuronaux, les appliquer sans cesse pour les faire entrer dans la partie inconsciente de notre cerveau afin qu'ils produisent de nouvelles habitudes en laissant l'égo et le cerveau reptilien de côté. Il est urgent avant tout de prendre soin de soi, de sa santé physique, mentale, émotionnelle et psychique.

 

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Le conte du colibri: je fais ma part - AikiCom

D'où vient ce conte ? Qui peut le dire? Mais l'histoire est trop belle pour ne pas la répéter tant elle revient l'attitude Aïki qui cherche non seulement à plus de paix en soi mais aussi avec les autres et contribuer ainsi à un monde plus solidaire, dans l'écoute et ...

http://www.aikicom.eu

Fin de la première partie

 

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Posté par stephanedabas à 21:27 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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