Pourquoi nous intéresser à nos émotions ?

 

Gérer stress

 

Bonnes ou mauvaises, et qu'on le veuille ou non, nos émotions guident notre manière de penser et de dépenser (publicité impact sur le cerveau limbique et reptilien, exemple des messages subliminaux). Elles guident nos comportements, notre manière de vivre, de communiquer, de "réussir" ou d'échouer.

Dès notre plus jeune âge, nos émotions nous servent à communiquer avec notre environnement. 

Comme je l'ai déjà écrit il y a quelques semaines, les émotions sont la base même de notre humeur et de nos états internes. Nous sommes avant tout des êtres émotionnels. La publicité, l'argent, les arts, la consommation, rien de tout cela n'est fondé sur le rationnel.

Les nouveaux-nés communiquent par leur état émotionnel les informations nécessaires à leurs besoins physiologiques : nutrition, sommeil, l'hygiène, l'hydratation, respiration, amour...

Que deviennent ces besoins avec le temps ?

Ils évoluent, mutent, se transforment en fonction de nos vécus, de nos milieux, de nos envies, de notre capacité à être et/ou à paraître. Les besoins de sécurité, d'appartenance à un groupe, de reconnaissance, et d'épanouissement constituent les différents niveaux de la pyramide de priorisation des besoins de Maslow. A côté de cette pyramide de Maslow très connue nous pouvons également corréler la pyramide des niveaux logiques de Robert Dilts.

 

Celle-ci détermine les composantes de la réussite à travers un système puissant et progressif basé sur la définition du sens et de la mission que nous donnons à notre vie. C'est un modèle qui permet de faire le point sur une situation, une période de vie à partir de laquelle une logique du changement se construit au fur et à mesure de notre chemin. Ce sont les émotions crées par les contrariétés, les échecs ou la souffrance qui vont motiver les gens à entamer un vrai processus de changement pour être mieux avec eux-mêmes et avec les autres.

 

Pourquoi ces émotions sont-elles si puissantes et modifient-elle nos comportements ?

Simplement parce que ce sont ni plus ni moins les marqueurs les plus puissants de notre mémoire. La quantité d'énergie électrique dégagée par ces émotions grâce aux réactions chimiques de notre corps provoque des sécrétions d'hormones diverses en fonction de l'origine et du type d'émotions vécue.

Le travail du cerveau

Ces intenses signaux informationnels transmis par notre cerveau à notre corps élaborent une mémoire naturelle et instantanée du corps qui va ainsi intégrer et comprendre les types de réactions qu'il devra déclencher pour se débarrasser ou simplement vivre ses propres stimulis : combat, pleurs, cris, fuite, émerveillement, béatitude... Si ces moyens d'évacuer les émotions mis à la disposition de notre corps ne génèrent pas concrètement de réaction comme cela est prévu biologiquement et physiologiquement, les quantités d'hormones (la pire à dose récurrente : le cortisol hormone du stress) sécrétées par notre cerveau et non utilisées, iront directement intoxiquer notre corps et à moyen et long terme notre cerveau. Survenance de maladies de peau, de hausse de poids, de tension artérielle, de maladies nerveuses, d' allergies et d'asthme etc...

Pire, l'énergie renfermée va rester bloquée et se cristalliser dans un des organes de notre corps : colère/foie, Tristesse/poumons, Peur/reins, joie/coeur, soucis anxiété Rate/Pancréas

Le rôle d'une émotion est comme je le disais précédemment, un rôle d'information partant en général du cerveau, des pensées vers le corps le plus souvent. Mais les deux interagissent continuellement. Un certain type de position corporelle a inconsciemment un effet direct sur notre humeur et parallèlement sur nos états internes et nos émotions. Si je suis affalé dans un fauteuil, mon comportement et ma posture auront un impact sur mes pensées et mon cerveau. A l'inverse si je suis assis à l'équilibre droit et à l'aise, mon corps enverra d'autres informations à mon cerveau et à mes pensées. D'un autre côté, le cerveau et les pensées génèrent bien évidemment des émotions. Nos blessures passées, traumas, croyances, peurs, angoisses répétées ont créés des schémas neuronaux profonds constituant des réservoirs d'émotions qui déversent leur trop plein dès le moindre évènement : contrariété suite à un désaccord, colère face à des attitudes mal comprises ou exacerbées, surprise exagérée, joie intense et éphémère, sur-excitation...

Quelques exercices

Le téléphone arabe émotionnel

Les acteurs sont en cercle. L'un d'entre eux passe une émotion en silence à son voisin. L'instant "réel" du passage peut être matérialisé par un contact physique entre les deux acteurs. L'émotion passe, lorsqu'elle revient à l'émetteur, celui-ci doit prendre ce qui lui est proposé et non pas refaire ce qu'il a initié.

http://www.dramaction.qc.ca

 

Exemple : un commercial prospecte depuis une heure et n'arrive pas à décrocher un seul entretien avec les prospects qu'il contacte. A la fin de cette heure, il va avoir tendance à se démotiver, à avoir une posture abattue à cause d'un manque de reconnaissance de sa volonté de trouver une solution à son client ou de la non-satisfaction de son égo, cela dépend du mode de fonctionnement de la personne. Ses émotions vont le conditionner à se sentir inutile, voir coupable et à renforcer progressivement un manque de confiance en lui. A l'inverse, des prises de contact et de rendez-vous nombreux lui confèreront une autre attitude grâce à l'énergie positive que lui procureront ses résultats. Ce sont bien les émotions qui jouent et qui influent fortement sur l'état d'esprit et donc la performance du salarié en question. Et pour la majorité d'entre-nous, cela fonctionne de la même manière, que ce soit à la maison ou au travail, toute la qualité de nos relations humaines dépendra des émotions que nous ressentirons et que nous saurons transmettre à notre interlocuteur, nos environnements.

Le sens du mot émotion vient du latin ex-movere qui veut dire "qui va vers l'extérieur par le mouvement". Ce qui revient à dire qu'une émotion pour être bien vécue doit être extériorisée impérativement.

 

 

 

 

 

Posté par stephanedabas à 12:20 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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Lorsque la parole est d'or, chaque mot est une pépite

_L'art de l'écoute c'est surtout savoir se taire_

Avant la parole se trouve l'écoute. Nos deux oreilles ne sont pas les seuls moyens qui la permette. Ecouter avec nos corps, nos sens, nos gestes, avec toute notre énergie pour dépasser la résistance mentale. C'est offrir à l'autre toute notre attention pour lui envoyer un message de disponibilité et donc d'écoute et de compréhension. Notre interlocuteur avec lequel nous serons réellement connecté nous accordera alors spontanément luis aussi son écoute et potentiellement sa confiance. Il jettera les bases d'une communication offrant à chacun mesure, assurance et complémentarité. Tout le travail de celui qui veut faire passer un message consiste implicitement à connaître l'auditoire, le contexte, les difficultés potentiellement présentes, les aspirations, les émotions qu'il souhaite susciter. Tout ceci surtout pas pour manipuler ni pour tirer profit de manière égocentrique, mais plutôt dans un esprit de co-création, de partage de savoir et d'expérience. Tout l'enjeu est d'être sincère, vrai et ouvert d'esprit. Savoir écouter c'est l'art de ceux qui savent se taire.

_Nos émotions sont la porte ouverte vers notre âme

Le rôle des émotions

Bien qu'il soit parfois difficile de trouver les mots pour exprimer certaines émotions ou certains sentiments, la parole est un outil d'une puissance infinie. Lorsque nous sommes alignés, congruents et assertifs, les mots sont des portes qui nous permettent de communiquer par l'âme. Ils constituent un moyen de transmettre notre état d'esprit, notre façon de nous comporter, notre manière de montrer aux autres qui nous sommes vraiment. Ils ont pour objet de porter en eux l'essence même de qui nous sommes.

Le sens caché des lettres et des mots

Comment utiliser notre parole pour inspirer et être un modèle pour nos entourage personnel et professionnel ? Le poids et le sens caché de chaque lettre, les combinaisons qui composent les mots, les associations que nous en faisons permettent à nos messages d'être l'essence même de ce que nous exprimons. Donner à notre parole tout son poids implique une écoute parfaite en amont. Comment pourrions-nous être compris si l'on accorde pas à l'autre une écoute, une empathie, un niveau de compassion à la hauteur de ce que notre interlocuteur attend dès qu'il s'exprime ? Dans ce cas précis, notre parole, qui est notre premier média, sera juste.

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La communication initiale

Dès notre naissance nous manifestons déjà nos besoins au travers de nos cris, nos pleurs, nos instincts animaux. Ces premières tentatives de communiquer font émerger nos instincts de survie, notre besoin d'être compris, notre besoin de nous confronter, de rechercher de l'intérêt, d'être déjà reconnu comme un être humain à part entière, d'être soumis aussi à une certaine pression de conformité.

L'or à la bouche est une métaphore que j'aime particulièrement car elle montre bien à quel point on peut faire de sa communication un atout qui déplace les montagnes. On peut inspirer, donner envie, fédérer, engager des foules derrière soi lorsque l'on est crédible, légitime et qu'on a la foi, lorsqu'on doit faire avancer une cause, un projet, une passion. Se donner le change en étant celui qui parle et celui qui s'observe offre l'opportunité de se comprendre et surtout de percevoir comment nous sommes accueillis dans notre environnement. Les expressions, attitudes et réactions permettent de nous montrer si nous sommes en accord avec nos interlocuteurs. Les mots sont des fenêtres ouvertes sur les potentiels présents auxquels nous avons accès dans notre propre environnement. Le ton, le débit et la dynamique dans la voix sont autant d'outils pour jouer avec les mots et s'en faire de proches amis. A cela s'ajoute la communication non-verbale dont le sens peut parfois être à l'opposé du verbal. D'où des incompréhensions, des malentendus, des tensions, des conflits possibles.

1. Parole d'or = parole d'homme.

A une époque où l'on pense encore que les paroles s'envolent, on croit forcément que tout écart de langage est rapidement oublié. Erreur. Il est certain que notre culture centrée autour de la rationalisation effrénée, de la standardisation obtue, de l'optimisation de tout et à l'extrême nous conditionne à couper le temps que l'on affecte à notre qualité de communication, à notre qualité relationnelle. Et cette qualité de communication n'est sûrement pas le domaine auquel nous accordons le plus d'importance. Et pourtant...

Incarner une parole entièrement constituée d'or en toute circonstance est un défi et un challenge permanent. Le monde qui nous entoure, le temps qui nous presse, notre entourage qui nous sollicite, les technologies qui nous font nous éparpiller nous incitent à n'accorder que très peu de temps à notre façon de communiquer. Nous partons d'un postulat erroné qui pose comme principes :

- Que seul le message compte, puisque nous n'avons qu'à dire les choses pour être compris

- Rien ne sert de perdre du temps à développer nos capacités relationnelles puisque mail, sms et téléphone sont des outlis qui nous simplifient la vie.

- A quoi bon perdre son temps à parler alors qu'on peut tout dire dans un message ?

Ce type d'approche est totalement destructeur car il réduit le message à son simple sens matériel, à un moyen pour atteindre une fin. Sauf que le fondamental numéro 1 d'un message, c'est la personne qui le transmets.

Sa personnalité, son vécu, sa sensibilité, son sens de l'écoute... Bref c'est ce qui rend justement le message humain et qui lui confère tout son poids et son impact. Comment voulez-vous réussir à créer un lien avec une personne si vous ne lui transmettez rien d'humain ? Engager une personne et lui donner un sens à la tâche qu'il doit effectuer passe bien évidemment par ce qu'il va percevoir lors de la réception du message qu'on lui a transmis. Et c'est là où les émotions sont très importantes et très puissantes car elles servent d'amplificateur au message transmis au cerveau qui va le mémoriser beaucoup plus fortement, instantanément et de façon beaucoup plus durable. Un message auxquel est lié une émotion a un vrai impact alors que quelques mots ou un simple mail...

"Ce que vous êtes me parle si fort que je n'entends pas ce que vous dîtes." Ralph Waldo Emerson

BOOMERANG

2 La parole est un vrai boomerang

Lorsqu'elle est respectueuse, dynamique, enjouée, plaisante elle constitue un moyen extrêmement efficace pour créer la confiance. Cela permet donc de faire passer des messages forts, pour ensuite proposer d'accompagner, d'aider, de conseiller. Elle nous revient alors telle qu'elle nous l'avons envoyé. Elle donnera au destinataire tout un ensemble d'informations, de codes, d'intentions qu'il respectera, qu'il se sera fait siennes et qu'il souhaitera compléter, personnaliser, échanger. Bref celui lui donnera l'envie réelle d'apporter sa contribution pour parfaire un aspect sur lequel il aura une expertise complémentaire et plus poussée.

3 La parole ne se commande pas, elle se donne

"Donner sa parole" est un terme très fort que l'on utilise pas beaucoup voir plus du tout. Cela sonne d'ailleurs un peu vieillot, obsolète. Mais quand on réfléchit un peu plus en détail on peut comprendre que donner sa parole veut dire beaucoup plus que ce que l'on peut comprendre à prime abord. C'est un peu comme si on donnait les clés du Ministère de la Communication de notre Etre intérieur. Donner sa parole c'est mettre en avant des valeurs profondes et réelles à quelqun, c'est lui donner de l'importance, un fort niveau d'écoute, une envie de le satisfaire en se mettant à son niveau. Ce n'est pas forcément pour convaincre ou imposer de façon subtile un point de vue.

 

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Posté par stephanedabas à 23:39 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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