Développer la bienveillance managériale par la gestion des émotions

vérité émotions

Les 2 étapes à suivre pour adopter une attitude bienveillante

Pourquoi parle t'on autant de bienveillance managériale ? Les entreprises et les équipes souffrent-elles à ce point pour que les médias, les influenceurs, les "têtes pensantes" s'y intéressent autant ?

Les origines de ce changement sont révélatrices de situations de tensions et de conflits avant tout génératrice de pertes de performance, de perte de rentabilité et surtout d'une grande souffrance humaine. Mais restons positifs de fait. C'est dans les plus grandes épreuves que sont apparues les plus grandes découvertes et les plus grands changements. Cependant, l'Homme à titre individuel ou collectif  ne tire pas assez profit de ses propres échecs. Ainsi, il ne reproduit que trop souvent les mêmes schémas. Les organisations aussi. Elles ne s'intéressent réellement et trop souvent au sujet de la bienveillance que lorsque les choses se passent mal, qu'il y a des pertes financières avérées et que la survie des organisations est en jeu. Mieux vaudrait être dans l'action préventive que dans la réaction subie.

Etat des lieux concret sur l'engagement (étude Gallup 2014) :

- 61 % de personnes désengagées : les salariés viennent juste prendre leur chèque à la fin du mois

- 28 % des salariés sont activement désengagés : démolissent leur boîte à l'intérieur et à l'extérieur des locaux

- 11 % des salariés sont engagés : ont l'esprit d'initiative, savent qu'ils seront pris en considérations dans leur propositions.

Conséquence : sans intelligence émotionnelle et sans bienveillance pas d'engagement. On ne peut pas imposer aux gens des modes de fonctionnement si on est pas soi-même un exemple. Donner du sens, impliquer les salariés derrière une vraie vision d'entreprise, connaître ses équipes, remettre du lien humain en étant vrai constituent les vraies attentes des générations actuelles. Développer la reconnaissance et la bienveillance sont des valeurs fondamentales autour desquelles les entreprises peuvent se développer de façon saine et pérenne.

 

Réseau neuronal

Première étape : gérer ses émotions

La première chose à faire pour être bienveillant, c'est de l'être avec soi-même. Cela passe avant tout par la gestion des situations émotionnelles qui nous impactent nous et notre entourage.

Prendre le temps de comprendre ce que l'on ressent, quelle est l'émotion qui est en train d'arriver, qui monte et qui me déstabilise. Prendre conscience à ce moment là de ce qui se passe, c'est déjà enrayer le processus en lui-même. C'est donner à l'émotion un caractère rationnel, c'est redonner à notre cerveau limbique (émotionnel) son rôle premier.

Ecouter son corps, sa gestuelle, son attitude et son propre comportement est la première étape à mettre en place pour mieux se connaître, voir à quoi cette émotion peut-être rattachée de nous-mêmes pour avoir de l'empathie pour soi-même et sortir du jugement perpétuel du : "je suis nul" "j'y arriverai pas" "de toute façon quoi que je fasse ça ne marche jamais..."... Les émotions sont avant tout des signaux d'information sur notre état interne. C'est notre propre journal de bord dans l'instant. Réapprenons à écouter cette riche source de nous-mêmes pour évoluer au mieux.

Apprenez à vous auto-diagnostiquer :

- quelles situations créent en général de l'émotion ?

- quelles sont les émotions ressenties ?

- Quelles sont les pensées ou principes corrélés à ces émotions ?

- Quel comportement j'adopte ?

Dans une situation donnée, l’individu ressent des émotions créées par la situation et nourries par les principes, croyances, pensées, comportements de l’individu (expériences, morale, éducation, représentation de son rôle...). En clair, des attitudes inadéquates, des mots mal choisis, un débit trop rapide de la voix, un manque de qualité relationnelle élaborent une situation pouvant devenir conflictuelle rapidement.

Un exemple : un manager qui n’est pas à l'écoute pas ses collaborateurs peut le faire pour plusieurs raisons (le principe). Il n'a pas le temps l’émotion à identifier peut alors être l’impatience ou le manque de compétence relationnelle.

Autre exemple : un collaborateur ne demande jamais d’aide soit parce qu’il considère que c’est dévalorisant (le principe), l’émotion pouvant être la honte, la culpabilité, soit parce qu’il ne sait pas « faire une demande » (manque de compétence relationnelle).

Il est donc indispensable au départ d'investir du temps pour développer une communication équilibrée où chacun peut s'exprimer dans le respect et l'empathie pour mieux se comprendre et gagner du temps.

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2ème étape : communiquer

Mieux communiquer pour mieux se comprendre est la première clé. Cela passe par l'intérêt qu'on va porter à sa soi-même et à la personne en face. A la façon dont on va se mettre à sa place afin de mieux comprendre sa problématique. Il est nécessaire pour cela de poser des questions sur le contenu pour s'appuyer sur des faits et non sur des ressentis source d'irrationnalité. Il est nécessaire de ne pas couper la la parole de la personne et d'accepter de ne pas savoir tout.  Il est nécessaire d'être réellement neutre pour ne pas laisser de préjugés prendre toute la place.

Ex : je ressens que cela te touche, il me semble que..., j'entends que ça te... (pratique de communication non-violente).

L'idéal est d'avoir suffisament d'affirmation de soi et d'assertivité. Être affirmé, c’est exprimer le plus directement possible ce que nous pensons, ce que nous voulons dire et ce que nous ressentons. C’est faire valoir nos droits tout en respectant ceux des autres.

Le comportement assertif ou affirmé apparaît à l'équilibre au sein même d'une échelle qui dont les extrêmes seraient le comportement passif, d’une part, et le comportement agressif, d’autre part. Pour cela il est préférable de parler de nos ressentis, de parler de soi en utilisant le « JE » : « J’aimerais bien que nous puissions avoir une ou deux fois un entretien ensemble tôt le matin, cela nous permettrait de... » au lieu de : « Tu n'as jamais le temps et j'aimerais vraiment te parler ! ».

Par exemple, plutôt que de dire à votre boss, « vous n’êtes jamais content », il est préférable de parler de vous : « J’ai besoin d’être encouragé, soutenu et d’avoir des retours positifs sur mon travail plutôt que de ne recevoir que des critiques qui me démotivent et me découragent . »

Il est également très important de comprendre que le langage non-verbal est le langage des émotions par excellence. Il est donc primordial d'aligner l'attitude aux mots et à la voix utilisé (débit, volume, ton) pour empêcher les incompréhensions et les malentendus voir les tensions ou les conflits.

 

 

 

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