Mal-être au travail, burn-out, RPS rien ne vas plus ? Quelles sont les leviers à activer pour sortir de cette logique ?

épuisement

Qu'est ce qui fait que les entreprises deviennent des lieux où les personnes en arrivent :

- à se suicider, à être en dépression chronique, à être incapable de revenir travailler après un burn-out,

- à être souvent contraint de privilégier leur carrière plutôt que leur vie personnelle,

- à être constamment sous-stress, ce qui implique des prises de médicaments, de drogue,et  d'alcool ?

 

douleurs épaules cou trapèzes

Pourquoi les entreprises ne veulent pas voir leur failles, leurs erreurs, leurs luttes inutiles au sein et à l'expérieur des équipes ? Il existe plusieurs axes de réflexion face à toutes ces problématiques qui n'en sont qu'une finalement : l'humain est relégué dans de nombreux cas non pas au second plan mais au dernier. Les pressions que les organisations subissent de toute parts - manque de personnes qualifiées, tarifs en baisse, CA en baisse, personnels démotivés, retards de paiement et de livraison... - les poussent à agir à court terme et à ne plus être en position de prendre du recul. D'où la perte de vision, des valeurs qui ont construit les réussites. La pression des chiffres, des tableaux, des ratios, bref des données comptables et financières, des actionnaires amènent  les sociétés les plus prospères à licencier, à couper les budgets, tout en laissant de larges avantages à certains. Cette économie du 19ème siècle est pourtant révolue sur le papier. Mais la France a toujours été une exception. Cette situation sociale et économique laissée en friches depuis tant d'années par nos politiques irresponsables et nos pseudos élites,  ce délitement de la société due à des non-choix, ces conflits qui ne sont plus à nos portes mais bien chez nous, créent durablement le pire sentiment qui puisse arriver dans un pays : la peur du lendemain, du voisin, du patron et du salarié en même temps, la remise en cause des autorités hier naturelles. la trahison vient toujours de l'intérieur, généralement là où on ne l'attend pas. Les repères disparaissent pour les uns comme pour les autres ne laissant plus qu'une espèce de société anarchique que les médias favorisent par leur recherche du sensationnel négatif qui apitoira les foules.Seules comptent les apparences et l'impression que l'on doit donner que l'on a de l'argent. Cette économie du tout de suite, qui se fait sentir chaque jour un peu plus, contraint et contrarie certains en permettant l'émergence et les opportunités pour d'autres. Malgré la situation actuelle, il existe toujours des solutions innovantes, nouvelles qui vont compenser les problèmes majeurs que nous connaissons par un phénomène naturel de vase communicants.

La société dans son ensemble, le monde entier est en profonde mutation, les réseaux et l'internet révolutionne encore plus le monde du travail qu'il y a encore 3 ou 5 ans. Seules les structures qui sauront y voir des chances de grandir et de se développer y trouveront leur compte. Le recrutement, la formation, la logistique, le commercial, le droit, les finances sont toutes des activités en plein boulversement. Tout ces nouveaux outils technologiques enterrent à jamais des pratiques que l'on croyait les meilleures encore hier.

Ces changements mettent en exergue les faiblesses et les failles des entreprises qui ne tiennent pas compte de leur capital humain. La situation sociale se délite progressivement et les acquis d'hier sont sans cesse remis en cause secrètement ou pas. Les lieutenants du capitalisme dur veillent à casser progressivement la "vieille économie" à un prix qui se paye toujours en nombre de licenciements, en baisse de prise en charge de la sécu, en hausse des impôts, en coupes budgéraires... Les syndicats font leur tambouille pour garder encore un minimum de crédibilité, les ministères aussi, on vit à la fois dans une société d'interdits et d'exptrême rigidité et en même temps on sent que tout se désorganise se casse se désagrège. Mais de plus en plus de gens ne sont plus dupes, ils savent que le pays est à la dérive.  Et on leur dit bien, à travers les médias, à travers l'analyse de leur quotidien, à travers Air France, la hausse de la taxe foncière, les informations qui sortent sur les manipulations dont nous sommes l'objet. L'autorité utile se dilue mais l'autoritarisme règne.

Même si l'on constate que l'argent roi n'a jamais été aussi fort, que qui pollue nos enfants et les relations aux autres, les valeurs fondamentales de la vie et de l'humain existent toujours car elles sont innées. Nous naissons parfaits du Nord au Sud et de l'Est à l'Ouest de la planète. C'est le système tel qu'il existe qui nous transforme et nous cause les plus grand soucis dans l'entreprise comme à l'extérieur. L'essentiel est de se retrouver soi. De se couper de l'extérieur pour retrouver la paix intérieure. Garder les yeux ouverts tout en étant serein et confiant dans le présent et l'avenir. Tout s'arrange toujours.

Quelles solutions ?

santé

Retrouver l'essentiel, les fondamentaux humains tout simplement. Réapprendre à se comprendre, à communiquer, à donner avant de recevoir, à s'intéresser à son voisin, dans le métro sur son pallier, en vacances... Ne pas tomber dans le piège de la peur ou de la panique, garder la tête froide et garder le cap d'une vie plus humaine et moins mécanique. Notre cerveau nous sert bien, notre coeur aussi. Apprenons à équilibrer les deux et donnons à chacun la chance de pouvoir s'exprimer. Créons du lien entre nous au travail, dans la rue, entre amis ou copains et au sein des familles. C'est très simple à mettre en place, il suffit comme toujours de faire des choix et de les assumer en se respectant soi-même et en respectant les autres. Apprendre à communiquer, à comprendre l'autre dans ses souffrances, ses travers et ses malentendus c'est se comprendre aussi soi-même et ça permet d'avancer dans le bon sens.

Redonner du sens à son travail, au pourquoi on le fait, ce que l'on en tire et ce que l'on y donne. Mettre en commun les connaissances et arrêter de tirer la couverture, travailler réellement ensemble pour faire que chacun participe au bien-être de l'autre et inversement. Accepter les erreurs, travailler en réseau, faire des retours d'expériences, sortir la tête du guidon pour voir ce qui se passe autour de soi, se rendre compte qu'il y a mieux et pire partout. Arrêter de se regarder le nombril tout en étant lucide sur les manipulations alentours, c'est retrouver un équilibre qui en vaut la peine. Dans et pour les entreprises mais aussi à l'extérieur. Dans et pour soi mais aussi pour les autres. L'entreprise ne doit-elle pas elle aussi en équilibre ? Financier tout d'abord mais aussi humain. Trouver cet équilibre c'est se permettre la sérénité, le luxe de se dire que la vie est merveilleuse parcequ'on fait Le travail dont on a toujours rêvé et que l'épanouissement vient de se que l'on s'apporte à soi, de ce que l'on apporte aux autres, de la reconnaissance que l'on reçoit dont l'importance fluctue au gré des personnes, de leur vécu familial, sociétal, fait de joie et de peine, de souffrances et de grands plaisirs.

 

 


Implication des salariés : engager au quotidien ou prévenir le désengagment ?

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L'engagement représente un des sujets majeurs en période de crise.

Les conséquences du désengagement : les commerciaux ont plus de mal à vendre, la communication est compliquée voire impossible en interne, l'absentéïsme augmente, le turn-over également... Les résultats déçoivent les dirigeants et les salariés ont le moral en berne.

Les managers doivent jouer les pompiers, rassurer leur collaborateurs, redonner confiance, bref le sale boulot !

Nous savons tous que la conjoncture pose le problème de la confiance. Confiance des salariés vers la Direction et inversement. Le manque de sens remet même les fondamentaux en question d'où un manque de vision, d'envie, de reconnaissance et de motivation.

Quels sont les leviers à actionner en ces temps difficiles pour ré-instaurer la confiance ? Comment ré-engager les troupes face à la tempête ?

Les acteurs qui ont un réel impact sur la situation sont multiples. Chercher des coupables et à vouloir à tout prix désigner des responsabilités sera stérile, la situation est déjà-là il faut donc AGIR. Le problème de l'engagement est complexe et subtil. Qu'est-ce qui fait que les équipes sont démotivées, qu'elles n'ont plus la gnac, ni l'envie d'avancer ?

 

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Plusieurs indicateurs sont significatifs : le taux de turn-over, l'absentéïsme, le "climat". Le constat est sans appel, tout ces éléments qui étaient "au vert" il y a deux ou trois ans ont pris des proportions inquiétantes voir alarmantes. Telle ou telle société qui se targuait de garder ses meilleurs se rend compte que ce sont ceux-là qui aujourd'hui quittent le navire.

Comment en est-on arrivé là ? Le constat le plus fréquent : la communication ne passe plus, le dialogue est rompu, les directives incomprises sont logiquement non-respectées, la nouvelle organisation non-plus, tous les indicateurs virent progressivement et rapidement au rouge !

Tout d'abord, il est indispensable de connaître les vraies valeurs des salariés car, seulement 29% des personnes se considèrent comme engagées, 45 % ne le sont pas et 26 sont totalement désengagées.

Selon une étude de Kea & Partners, 10 valeurs ressortent d'une étude de 2012 :

- le travail en équipe pour 27%,

- le professionalisme pour 26%,

- la focalisation sur le résultat pour 25%,

- la pression sur les coûts à hauteur de 23%,

- le sens des responsabilités pour 23%

- la satisfaction client et l'efficacité pour 22% et la productivité pour 20%

Les deux valeurs que les salariés souhaitent le plus voir développées sont l'honnêteté et l'écoute.

Les priorités sont assez claires : il faut rétablir une communication saine à tous les niveaux de l'entreprise, la Direction joue alors un rôle déterminant.

On voit égaleement qu'il existe une corrélation réelle entre les valeurs des chefs d'entreprise et celles de leurs collaborateurs. Les valeurs personnelles des dirigeants sont :

- l'honnêteté pour 41%,

- le sens des responsabilités pour 38 %,

- l'adaptabilité, la persévérance, la confiance et la créativité.

On constate qu'il existe très simplement entre ces deux populations un gros probléme de compréhension, de communication car les valeurs sont assez proches..

Les 4 caractéristiques retrouvées chez les personnels engagés sont :

- l'enthousiasme qu'ils éprouvent à propos de leur emploi et de leur travail,

- l'autonômie dans l'accomplissement de leur travail à leur manière,

- la motivation instaurée par leur managers,

- leur confiance qu'ils ont dans leur capacité à produire d'excellents résultats.

Le levier principal à actionner assez logiquement est la communication. Comment faire passer le message entre ces différentes populations ? Comment faire en sorte que chacun se comprenne, que chacun intègre la vision de l'entreprise et que celle-ci lui correponde ? Il faut impérativement travailler le fond du message mais aussi sa forme. Il faut que le bruit ambiant et l'athmoshère délétère n'altère pas le sens du message et que celui-ci atteigne les bonnes cibles et surtout les différentes typologies de personnes.

En clair le message doit être simple, clair et précis.

L'objectif premier est de redonner du sens et de la confiance

Re-communiquer sur les valeurs de l'entreprise, celles qui ont fait sa réussite. Ceci en adaptant la fond à la conjoncture, aux différents groupes, à l'hétérogénéité des personnes qui les composent. Gros travail sur l'image des personnes qui "font" passer la communication de la société, sur leurs aptitudes à remettre en question leur manière d'être vis à vis de leur collaborateurs et également bien-sûr sur leurs collaborateurs eux-mêmes.

Le respect, l'écoute, la gestion des relations humaines et des conflits potentiels, la mise en avant des valeurs de chacun à travers une analyse interne sont des facteurs clés. Il faudra connaître les attentes, les causes de ceux qui ont été les plus déçus, quelles étaient les moteurs de leur engagement quelles ont été les difficultés rencontrées qui n'ont pas été traîtées, surmontées et quelles sont les conséquences à titre professionnel et personnel qui en ont découlé.

 

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Stéphane DABAS

29 mars 2016

Comprendre le burnout pour mieux le prévenir

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Nous avons pu voir à travers les différents articles à quel point la souffrance au travail est un phénomène fréquent et répendu. Comment prévenir cette souffrance et s'en prémunir ? Quels sont les leviers que je me dois d'actionner à mon niveau ?

Cette souffrance provient essentiellement de 2 facteurs : les facteurs internes qui me sont propres sur lesquels je peux agir et les facteurs externes sur lesquels mon impact sera faible voir nul. Ce qui pose problème fondamentalement, ce sont les interractions permanentes entre les deux et ma capacité à les moduler, à les amortir, afin de ne plus subir les réactions émotionelles destructrices qui en découlent. L'environnement de travail et l'environement personnel, exercent ensemble une forte influence sur moi. Si je les subis, ils créent alors à eux deux une réalité qui n'est pas la mienne, ou celle à laquelle j'aspire. Encore faut-il que j'en ai conscience. Ainsi, plus mes relations inter-personnelles seront difficiles à l'intérieur de ces groupes sociaux, plus ma souffrance grandira. Simplement parceque la souffrance au travail est avant tout liée à un problème existenciel personnel à partir des rôles que j'exerce au sein des groupes et par le sens que je mets dans mon travail et  à partir duquel je vais m'y investir. Cette souffrance provient également de la reconnaissance de qui je suis et de ce que je fais au-travers de mes relations inter-personnelles. 

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Les questions à se poser sont très simples : suis-je à la bonne place dans mon job ? Suis-je en accord avec moi-même ? Est-ce que je subis mes relations et ma vie plus généralement ou en suis-je réellement l'acteur ? Ces questions sont incontournables et les fuir sera source de souffrance. A un moment ou à un autre mes contradictions me rappelleront à l'ordre. Cette souffrance m'amènera au mieux à motiver des actions, des changements, voir des transformations profondes d'être et dans le pire des cas à faire l'autruche. Tout n'est finalement qu'une question de choix et de responsabilité personnelle. Je ne suis jamais obligé de faire les choses si j'ai une position d'acteur responsable de ma vie. Là où je veux en venir n'est pas de focaliser sur la responsabilité personnelle de cette souffance, car elle est forcément légitime. Ce que je souhaite exprimer c'est qu'une fois la prise de conscience effective s'offre à nous deux possiblités : agir ou pas. Et ne pas agir c'est fondamentalement subir. Les entreprises sont bien évidemment responsables de leur mode de fonctionnement parfois abjects et inhumains. Mais suis-je obligé de les accepter ? J'ai toujours ma capacité de discernement et mon libre-arbitre qui me permettent de mesurer les choses, de les comprendre de les refuser ou de les accepter avec toutes les conséquences qui en découlent. Pour être simple, les causes qui empêchent le salarié de remettre en question son mode de fonctionnement se résument en deux points : 

 1 - Les conséqences financières dans le cas d'un départ 

 2 - Le laps de temps inconnu qu'il lui faudra pour rebondir.

  Il est donc impératif d'élaborer un vrai projet de vie pour minimiser la perte financière et réduire le gap entre l'ancienne situation et la future nouvelle. Les symptômes à surveiller pour prévenir le pire :

 - Manque de sommeil, insomnies, réveil en pleine crise d'angoisse avec problèmes pour respirer, 

 - Problèmes récurrent pour se concentrer, 

- Pertes de mémoire, - Difficulté d'exercer un bon jugement, 

 - Indécision, confusion, 

 - Sentiment d'être incompétent, 

 - Perte de confiance et d'estime de soi, 

 - Sentiment d'échec, 

- Attitude cynique et sentiment de frustration, 

- Anxiété, inquiétude, insécurité, 

 - Présentéïsme, 

 - Isolement, 

 - Irritabilité marquée, colères, pleurs fréquents 

 - Fatigue chronique, 

 - Problèmes de dos, de migraines, 

 - Gastrites, 

 - Démotivation constante dans son travail 

 - Pensées suicidaire pour les cas les plus proches du burnout 

 

ACTION

Résumé :

1) Prendre conscience de sa situation, des conséquences et se visualiser dans la même posture à 6, 12 et 18 mois.

2) A partir de là : Action !

Chaque prise de conscience est un chemin personnel intérieur. Ce plan aura logiquement deux niveaux : le premier concernera les facteurs externes, le deuxième les facteurs internes.

Comme je l'ai écrit tout au long de mes précédents articles, le burnout est le résultat d'une logique implacable insidieuse, progressive et pernicieuse. Ceci étant, ce que je suis a un impact direct sur ce que je vis. Pour le burnout c'est encore plus criant.

Une fois ma prise de conscience bien ancrée, il faut agir avant qu'il ne soit trop tard. Les outils sont nombreux et le travail peut se faire sur 3 niveaux sachant qu'ils sont chacun importants :

- par le mental pour agir sur sur les croyances et les comportements : formation à la PNL, développement personnel, coaching, gestalt, pleine conscience, analyse transactionnelle, CNV

- par le corps pour évacuer les tensions :  sport, yoga, taï-chi, Qi gong, respirologie, EFT, accupuncture, accupressure...

- par le coeur pour mieux accueillir les émotions : cohérence cardiaque, méditation...

Cohérence Cardiaque + Modulation Thêta 5Hz | Méditation guidée

Prenez soin de vous !