21 mars 2016

Burn-out : folie passagère ou phénomène sociétal ?

On ne peut ignorer les conséquences sans s'intéresser aux causes. La dé-responsabilisation continue des individus et la pression financière ont conduit directement au burn-out. 

Sujet ô combien captivant que le burn-out. Dramatique bien-sûr car il révèle la violence de nos sociétés, l'obsolescence de nos modèles, la disparition de nos valeurs, l'effacement du capitalisme social à la Danone des années 80, l'impuissance des politiques.

L'accaparement de la finance et de sa performance qui crée l'inhumanité du travail, le jusque-boutisme du management à la papa et du patriarcat ainsi que l'incompétence des syndicats à prendre en compte les impératifs économiques sont en passe de devenir des modèles de fait d'anti-réussite. Pour être clair, on voit bien qu'Il existe de fait un nombre incroyable de facteurs directs ou indirects qui marquent l'importance du phénomène tant au niveau humain qu'économique. Parceque le vrai problème de fond c'est la place de l'être au sein des ces organisations privées, publiques, associatives ou même religieuses.

Comment en est-on arrivé là ?

Cette conjoncture n'est pas née du jour au lendemain. Elle est le fruit de dérégulations, de coupes budgétaires, de dégraissages, d'où cette sur-charge de travail... et finalement, ce chômage endémique et la main d'oeuvre étrangère à bas prix. N'y aurait-il d'ailleurs pas un lien finalement très étroit ? Mais au-delà de ces facteurs financiers dont les conséquences sont toujours visibles - on a compté chez Orange/France Telecom jusqu'à 35 suicides dans les années 2006-2010  après les nombreuses réorganisations qui avaient pour objectif de faire partir 22000 personnes - existe aussi plusieurs problèmes de fond profondément humains. Le sur-engagement et le besoin de reconnaissance. Le besoin accru d'estime de soi, le manque d'affirmation, la peur de perdre son job, la capactié de certains à détruire leur collègue, la volonté de carrière "idéale" à promotions, la recherche d'une situation financière optimale... Il y a aussi les "forts" qui ont déjà de très belles situations, un rôle important dans l'entreprise, petite ou grande, tous les jours "à fond" qui n'ont d'autre choix que d'honorer les remboursements de leur crédit immobilier. Puis,  pour les PME, les ETI, les indépendants il y a le RSI, l'URSSAF, les contrôles fiscaux, les retards de chantiers, les absences à gérer, les conflits avec les syndicats...etc, etc !

La première catégorie socio-professionnelle à avoir subi des burn-out sont les infirmières à une période où les manques d'effectifs les obligeaient à faire un nombre d'heures incroyables.  En pleine "crise" où on apprenait que les hôpiteaux étaient en faillite et que ceci expliquait donc cela. Mais, qu'en est-il aujourd'hui ? Les problèmes sont toujours les mêmes ! Et les mêmes causes provoquent les mêmes effets : la peur de perdre son job avec en plus le don de soi, la vocation qui emmènent toujours plus loin les exigeances liées à la capacité à maintenir la vie ! Et si l'on retourne au sein d'une entreprise, les racines de ce mal sont-elles toujours les mêmes ? On se rend très vite compte que le dénominateur commun c'est bien toujours la sur-charge de travail. Les employés que l'on utilise sur plusieurs postes, plusieurs tâches, parceque les réductions d'effectifs passés sont à un point de non-retour mais que l'on préfère prendre ces risques que de déplaire aux actionnaires, à la banque, au patron ou au manager. Un peu comme ces voitures que l'on lance trop vite sur le marché et avec lesquelles on prend le risque d'avoir des pannes ou des défauts de fabrication. Pour l'humain c'est pareil, on préfère faire le choix de la non santé, du mal-être au travail, du stress récurrent. On met ça bien sous le tapis, on verra bien... On a tous dans notre entourage une personne ou plusieurs qui ont déjà fait des burn-out. Un cadre sur 4 en a déjà fait un, un patron de PME se suicide tous les deux jours, dans dix ans le stress sera la première cause mondiale de maladie, 1 dirigeant sur 10 est en risque élevé, les chiffres doublent pour les salariés ce qui représentent 3,2 millions de personnes en 2014. 21 % sont des femmes, 11 % sont des hommes. Alors à quand un job où l'on s'épanouit ? 

 

On voit bien à travers le prisme du burn-out que se cristallisent en toile de fond tous les maux de nos sociétés à genoux où la condition humaine n'est toujours pas reconnue autrement qu'en tant que force de travail. On avait peut-être cru jusqu'à la fin des années 90 ou au début des annes 2000 que la société construite autour des loisirs ferait oublier l'essentiel. Que la consommation compulsive permettrait de diriger l'homme là où le souhaitait le capital. Mais on sait aujourd'hui que ces croyances pour rassurer n'étaient que faussetés et mensonges. Ce niveau de mal-être est bien réel et bien profond. Même si des solutions paraissent émerger les coûts pour les uns comme pour les autres sont gigantesques, on parle de 450 à 550 Milliards par an (la tribune 18/03)

Le travail collaboratif, nouveau Graal des entreprises

Des startups aux stars du CAC 40, les entreprises multiplient les initiatives pour basculer d'une organisation hiérarchique du travail à un fonctionnement coopératif. Laisser davantage la main à ses collaborateurs et valoriser " l'intelligence collective " sont aujourd'hui un impératif pour rester compétitif, attirer les talents et faire face à la concurrence du Net.

Ce qui constitue un vrai espoir, c'est le fait que les gens prennent de plus en plus  conscience des errances de la société elle-même, de ses voies sans issue, de son absurdité destructrice, des tendances toujours identiques à continuer à scier la branche sur laquelle on est assis dans l'intérêt d'une minorité au détriment de la majorité. 


07 mars 2016

Risques psychos-sociaux : tous responsables ?

 

Comment aborder ce sujet si délicat sans le mesurer et sans comprendre les sources de la problématique, tant dans l'organisation même du travail que dans la manière de de se comporter et ce dans chaque strate de l'entreprise?

Des chiffres clés (source INRS)

  • En France 35 % des salariés déclarent subir au moins 3 contraintes de rythme de travail
  • 57 % déclarent avoir un rythme de travail imposé par une demande extérieure obligeant à une réponse immédiate
  • 27 % disent être soumis à des contrôles ou surveillances permanents exercés par la hiérarchie
  • 56 % disent devoir interrompre une tâche pour en faire une autre non prévue et pour 44 % de ceux qui sont concernés cela perturbe leur travail
  • 36 % déclarent ne pas pouvoir faire varier les délais fixés pour réaliser leur travail

De quoi parle t'on ?

Les risques psychosociaux (RPS) correspondent à des situations de travail où sont présents, combinés ou non :

- du stress : déséquilibre entre la perception qu’une personne a des contraintes de son environnement de travail et la perception qu’elle a de ses propres ressources pour y faire face

- des violences internes commises au sein de l’entreprise par des salariés : harcèlement moral ou sexuel, conflits exacerbés entre des personnes ou entre des équipes ;

- des violences externes commises sur des salariés par des personnes externes à l’entreprise (insultes, menaces, agressions…).

Ces risques peuvent être induits par l’activité elle-même ou générés par l’organisation et les relations de travail.

 

 

 

L’exposition à ces situations de travail peut avoir des conséquences sur la santé des entreprises ce qui produit un certain nombre de conséquences : absentéïsme, présentéïsme, burnout, bore-out, turn-over, baisse de productivité, ambiance de travail délétère. Ces conséquences ont bien évidemment aussi un impact sur la santé  des salariés : maladies cardio-vasculaires,  troubles musculosquelettiques, troubles anxiodépressif, épuisement professionnel, voire suicide.

Comment se traduisent au quotidien les conséquences de ces situations ?

Dans les entreprises où sont présents ces risques, on peut noter des difficultés pour remplacer le personnel ou recruter de nouveaux employés, une augmentation des accidents du travail, une démotivation, une baisse de créativité, une dégradation de la productivité, une augmentation des rebuts ou des malfaçons, une dégradation du climat social, une mauvaise ambiance de travail.

Concrètement, tout le monde remarque que l'ambiance est exécrable, que les tensions sont palpables, que les conflits sont latents voir permanents. En interne entre collègues, entre les cadres et les exécutants, avec les clients, les fournisseurs. Bref tout est bon pour évacuer son mal-être, sa colère, son agressivité.

La situation se détériore toujours progressivement. Pourquoi rien ne se passe alors ? Parce que personne ne veut ni ne sait comment agir à partir du moment où la responsabilité commune de toutes les parties prenantes n'est pas considérée. Chacun se rejette la pierre.  La cause : chacun préfère fuir, être dans le déni ou plus généralement ne pas agir et procrastiner.

Selon une étude récente de l'institut Gallup et :

- 11 % des salariés sont engagés (à la 1ère minute de la vidéo)

- 61 % sont désengagés

- 28 % sont activement désengagés

Isaac Getz : Libérer l'entreprise

 

La principale question qui se pose est relative au coût que représentent les 89 % de personnes désengagées. Pas d'idée précise car difficile à quantifier mais il est évident que ce sont des chiffres colossaux.

Ce que les organisations ne comprennent pas c'est que c'est la structure même de l'entreprise au sens à la fois humain et financier qui est fragilisée lorsque les RPS sont avérés. Les premiers effets ? Le désengagement, la démotivation, des pertes de compétitivité et de productivité, des baisses de commandes dues à la démobilisation des troupes commerciales...

Que dire de l'image de l'entreprise en interne comme en externe quand les troubles physiques des salariés les empêchent de mener à bien leur mission ? Les problèmes de concentration et du sommeil, l'irritabilité, la nervosité, l'excès de fatigue, les problèmes cardiaques, les douleurs diverses et variés (céphalées, lombalgies, crampes, acidité gastrique...), les hospitalisations montrent un visage très négatif de l'entreprise quelle que soit sa taille.

D'où une disparition des valeurs , de tout sens d'appartenance, de motivation, de sens pour s'investir dans l'atteinte d'objectifs impossibles à réaliser.

 

 

De l'importance fondamentale à prendre en considération toutes les parties prenantes à la situation pour libérer l'entreprise dans son ensemble.

L'intérêt pour l'entreprise est simple, un salarié ne subissant pas de RPS est :

2 fois moins malade,

6 fois moins absent,

55% plus créatif

9 fois plus loyal.

Pour le salarié, pas de souffrance ni maladie, pas de problèmes d'anxiété, de stress, d'isolement, mais surtout une vraie reconnaissance, un vrai respect et une confiance. La possibilité de se développer personnellement et plus d'autonômie.

Deux étapes indispensables pour avancer : la première pour mesurer la seconde pour agir

  • 1 ère étape : diagnostic, analyse et compréhensions de la situation et des enjeux.

Le Chef d'entreprise a un rôle important à jouer, mais il ne doit pas être seul à insuffler la dynamique. Il peut assurer le rôle de pilotage de l'évalutation des risques ou confier cette évaluation à une personne dédiée en interne. Il doit également s'appuyer sur le médecin du travail, les membres du CHSCT, les délégués du personnel, l'infirmière du travail, les ergonomes ou psychologues du travail ainsi que l'ensemble des personnes qu'il jugera utile d'impliquer dans son entreprise (service de sécurité au travail, bureau des méthodes, services ou Direction des Ressources Humaines, assistante sociale...). Ces différents acteurs peuvent être réunis au sein d'un groupe pluridisciplinaire, chargé d'accompagner la personne dédiée. Lorsqu'elle est choisie, elle devient alors le pilote du projet. A côté de ce groupe pluridisciplinaire pourront être mis en place des groupes de travail par unité de travail qui évaluront les risques pour leurs unités. Ces groupes seront composés de salariés volontaires servants de "transmetteurs" des points de vues des membres. Les groupes devront avoir un nombre de personnes limité pour faciliter les échanges et la fluidité de l'information.
Une grille d'évaluation doit alors être rédigée avec toutes les parties prenantes au projet sous le pilotage de la personne dédiée ou du chef d'entreprise. Cette grille n'est pas un simple questionnaire mais plutôt un outil global tenant compte des spécificités des unités de travail.

  • 2ème étape : un plan d'action sous forme de tableau de bord destiné à prévenir et/ou à traiter les RPS à court moyen et long terme.

A suivre dans un deuxième article...

Merci de vos retours...

20 janvier 2016

Lever les tabous du burn-out et des RPS par le théâtre !

Quelle belle idée !

 

Enfin une approche constructive et intelligente pour aborder les sujets délicats relatifs à la souffrance au travail et aux risques psychos-sociaux. Aude Selly, auteure d'un livre à succès sur le burn-out raconte dans "Quand le travail vous tue" son expérience du sujet à travers un long parcours et sa guérison. Une pièce a été adaptée pour le théâtre dont le scénario se déroule dans une grande entreprise de restauration rapide. Nelly, le personnage principal est très représentatrice de sa génération, très engagée et motivée à qui on promet beaucoup... Mais dont on va finalement profiter à l'excès. Nelly, le personnage principal, est très représentative de cette génération de personnes passionnées pour qui une grande carrière semble s'annoncer.

Le but de cette approche par le théâtre est de permettre et surtout de faciliter la prise de conscience des spectateurs déjà sensibilisés par leur entourage personnel et professionnel à un problème qui reste malgré tout très tabou. Malgré les coûts générés par l'absentéïsme, le turn-over et le présentéïsme, la pilule est difficile à avaler pour les entreprises qui ne veulent pas voir la réalité en face, qui préfèrent pratiquer la politique de l'autruche avec une grande persévérance. La plus grande preuve est finalement le déni caractérisé auquel doivent faire face les personnes concernées..  On voit bien malgré tout que les entreprises sont souvent elles-mêmes débordées par ces problématiques et qu'elles ne savent pas du tout comment les aborder. La peur de perdre la face et du changement, la remise en cause de tout son écosystème semble être le plus grand frein à tout début de compréhension.

Le théâtre a cependant l'avantage d'être un moyen de communication indirect qui permet en tout premier lieu de poser les bonnes questions et de mettre en avant avec tact les dysfonctionnements mêmes des organisations.

On voit très bien, au travers le long processus dans lequel se retrouve Nelly, que les personnes qui se dirigent droit vers le burn-out recoivent un grand nombre de signes annonciateurs émis par le corps et par les comportements liés au mental. Le problème c'est que Nelly, comme toutes les autres personnes prises dans ce type d'engrenage ne sont pas en capacité de se rendre compte de ce qu'elles sont en train de vivre. Ceci pour de nombreuses raisons : leur niveau d'engagement et leur motivation initiale, leur niveau de stress permanent causé par les enjeux du poste, le niveau de pression récurrente du quotidien, le climat maussade du marché du travail, le management distant et incompréhensible à l'opposé de toute source d'inspiration que devrait développer ses supérieurs hiérarchiques.

Tout cela fait que Nelly continue à respecter ses engagements coûte que coûte... Jusqu'à ce qu'elle éssaie de mettre fin à ses jours. C'est alors l'hôspitalisation. Une seule solution, se reconstruire en passant par un arrêt maladie qui peut durer de plusieurs semaines à plusieurs mois : quel gâchis pour Nelly. Quel échec pour l'entreprise, quelle image toxique elle renvoie en interne et en externe, quel coût global aura t'elle eu à supporter ?

17 janvier 2016

Du recrutement au burnout : quel parcours ?

 

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"Génial, on a enfin recruté un nouveau Directeur Commercial !

Après de nombreux entretiens, des tests personnalité, des mises en situation, ca y est !

Là c'est sûr on va enfin pouvoir développer le chiffre d'affaire et donner à notre savoir-faire et à notre potentiel toute sa valeur" ! Phrase d'un de mes anciens clients tout content de sa dernière recrue. C'est selon ses dires la solution à tout ces problèmes de turn-over commercial et de dynamique business.

Seulement voilà, rien n'est jamais acquis ni définitif, je pense d'ailleurs qu'il existe une corrélation assez étroite entre l'enthousiasme suscité à chaque fois ou presque lors d'une nouvelle affaire de coeur et celui créé par un nouveau recrutement à priori prometteur. Ce parrallèle existe du fait que dans les deux cas existent un contrat écrit ou tacite "d'engagement" de chacune des parties. De chaque côté coexistent des attentes et des besoins qui constituent le fondement même de la nouvelle relation et qui représentent aux yeux de chacun de réels enjeux.  La période "d'intégration" ou première phase dans la vie réelle au cours de laquelle les protagonistes vont apprendre à se connaître va permettre de révéler au grand jour la vraie personnalité des parties. Cela aura inéluctablement des conséquences très rapidement : un malentendu, une incompréhension, un non-dit, un besoin non-exprimé, une non-performance, un premier mensonge avéré et c'est déjà la fin ! Le premier enjeu est de bâtir la relation en ayant une vraie compréhension mutuelle des attentes. Il est indispensable d'être patient, de dialoguer et de suivre l'évolution de la relation et des qualités inhérentes aux compétences affichées et aux engagements pris. Les intentions et l'attitude de chacun seront alors les seuls indicateurs pour se faire une idée de qui sont réellement les personnes qui ont formé le contrat.  Les compétences, les atouts, les conditions de travail et de rémunération, le niveau de qualité de vie au travail, les engagements, pris pendant la phase de recrutement doivent rapidement être en cohérence et être validés par le quotidien pour voir se confirmer ce qui s'est dit oralement et permettre à la relation de devenir opérationnelle et durable.

Cela peut facilement se résumer en un mot : ouùen est le niveau de confiance ?

 

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Les hics possibles : les missions ont-elles bien été définies ?

Les compétences nécessaires pour y répondre sont elles les bonnes ? Est-ce qu'il existe réellement une vision de l'entreprise à long terme et non pas seulement des objectifs à atteindre ? Quelle est la culture, les valeurs éthiques et managériales, humaines, où en est la relation clients ? Ces thèmes ont-ils d'ailleurs bien été abordés ? Autant de questions qui n'ont pas forcément eu de réponses, ou qui ne sont tout simplement pas systématiquement été posées.

Quel rapport avec le burnout allez-vous me dire ? Justement, dès lors que l'entreprise ne maîtrise pas exactement ces sujets et qu'elle ne sait pas exactement où elle veut aller, plusieurs situations peuvent subvenir rapidement : les malentendus, incompréhensions évoquées plus haut peuvent très vite générer des frustrations, des tensions, du stress récurrent, puis de l'irrespect, du mépris, de l'ironie, des sarcasmes... Du bon terreau à burnout et/ou à RPS (risques psycho-sociaux). La porte ouverte à l'absentéïsme, au présentéïsme, au désengagement... Et quoi que l'on dise, cela peut arriver plus vite qu'on ne le croit...

Bien-sûr, il existe une période d'essai pendant laquelle chacun va analyser l'autre pour vérifier les affirmations données lors des différents entretiens. En fait cette période peut s'avérer finalement un jeu de dupe : "on attire pas les mouches avec du vinaigre", c'est bien connu. Chacun éssaie de rassurer l'autre et se montre sous son meilleur jour quoi qu'il arrive bien qu'il existe parfois des signes forts de la part de l'entreprise ou de l'employé qui révèlent l'étendue des dégâts à prévoir : le manque de délégation, le manque de confiance, la centralisation extrème du pouvoir de décision, la rétention d'informations, le manque de visibilité sur les chiffres et les ressources réellement disponibles, le manque de disponibilité, les retards, la nonchalance permanente, le manque d'écoute, le taux de turn-over, le désengagement palpable des équipes commerciales...  Bref des problématiques inconnues des parties au départ mais qui au fil des semaines ressortent au grand jour. Le process de désengagement est alors enclenché pour le salarié, l'erreur de recrutement est déjà constatée par l'employeur mais il est déjà trop tard ! La période d'éssai est révolue et chacun va donc devoir gérer cette situation qui va forcément aller de mal en pis puisqu'elle ne repose plus désormais que sur le rapport de force. Quel gâchis !

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Conséquences logiques : les résultats ne sont pas là. Mise sous pression du Directeur par la Direction qui n'acceptera pas les errances de ce nouveau Directeur intégré il n'y a que 8 à 10 mois. Climat tendu, stress, ton qui monte : le cycle éternel du stress permanent est en place et rien ne pourra le stopper, le sens finalement absent dès le départ met en exergue les incompréhensions croissantes qui deviennent insurmontables. Les cris s'entendent dans les couloirs, l'ambiance est détestable même le patron n'a plus envie de venir intégrer les bureaux tellement la tension permanente est palpable au sein de l'équipe; Dans cette PME de quelques personnes, il est le seul et unique responsable de cette situation. Son incapacité à donner le ton et à en être le représentant, son attitude de supériorité et son inaptitude à prendre des décisions mettent la société en péril. De son côté le Directeur Commercial est une teigne avec ses équipes, forcément incapable de motiver ses équipes, de leur montrer la voie, d'être un vrai leader inspirant à l'image du Dirigeant.

 

A ce moment-là, il est probable qu'une des personnes pète les plombs, que soit au niveau administratif, commercial, technique chacun subit les conséquences désastreuses des manques initiaux de la Direction. Alors sans prévenir personne on fait entrer une nouvelle personne dans la société pour essayer de calmer le jeu, de créer le dialogue, de remettre chacun à sa place, de virer les incompétents aux dires de certains, de refaire battre le coeur de l'entreprise sous perfusion depuis maintenant 6 mois. Mais ce ne sera que mettre un pansement sur une jambe de bois. Quand la tête est pourrie rien ne sert de couper les bras.

Conclusion, si la responsabilité est commune aux deux parties qui se sont voilées la face depuis le début, il n'en reste pas moins que l'entreprise est une personne morale responsable qui, si elle veut réussir et atteindre sa vision, doit déjà en avoir une. Elle doit mesurer ces enjeux, les changements  souvent nécessaires à effectuer pour l'atteindre et les ressources dont elle devra disposer. Au niveau opérationnel et fonctionnel. Une fois cela établi, reste à adopter la posture adéquate, être un modèle et une source d'inspiration, ce qui dans la plus grande partie des cas implique une remise en question profonde de la façon d'être du Dirigeant : autant dire les choses, c'est mission impossible ! A moins que la douleur et les risques émergés obligent le changement et les actions concrètes.

 

 

15 décembre 2015

Les bonnes raisons de se faire son burn-out

 "Une maladie de l'âme en deuil de son idéal".

Freudenberger

 

Considérer que le burn-out ne dépend pas seulement d’une fragilité ou d’un surinvestissement dans le travail participe à sa prévention et permet aux personnes de sortir de l’isolement pour lever les potentiels tabous sur le sujet.

 

 

I / LES CAUSES DU FAIT DE L'EMPLOYEUR

 

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1ère cause : le manque de sens

Une des causes les plus fréquentes mais pas systématique est liée au manque de sens et à une remise en cause de l’existence même de la personne humaine dans la réalisation de la mission pour laquelle il ou elle s’engage à collaborer. Les organisations complexes, les managers situés à l’étranger, l'unilatéralité de la communication par mail, la déshumanisation du travail ont transformé le salarié en numéro avec un rôle et une place trop floue et sans vraie perspective. Les tâches innombrables sont là, les objectifs inatteignables aussi, les directives et la pression encore plus, mais plus personne ne sait vraiment quel est le cap, ni la direction à prendre. Les réorganisations permanentes, les rachats, les changements d’actionnaires, de directeurs et/ou de managers empêchent toute communication durable, détruisent le lien humain nécessaire à la construction d’une équipe gagnante. Le sens indispensable à toute réussite tant personnelle que professionnelle a littéralement disparu entre les strates hiérarchiques et managériales au fur et à mesure que les années ont passées. Le résultat est que les salariés ne comprennent plus leur rôle, ressentent une grande solitude et un grand désarroi face à l’image que leur renvoie leur travail.

Selon une étude menée par l’université de Rochester et l’institut GALLUP, le premier besoin humain est celui d’égalité intrinsèque basé sur la reconnaissance, le respect, la bienveillance et la confiance. Ces nouvelles pratiques d’entreprises que nous venons de décrire empêchent très simplement à ces valeurs d’être les vrais repères qu’elles sont censées représenter.

Les responsables ont au fur et à mesure  pris l’habitude d’être déconnectés du terrain et des contraintes quotidiennes de leurs salariés souvent conséquences directes de coupes budgétaires, de réduction des effectifs, ou de méthodes de travail focalisées sur les chiffres, les tableaux et le reporting.

Les signes précurseurs à prendre en considération pour réaliser les risques encourus pour les salariés: tâches incompréhensibles, mutisme et/ou agressivité du hiérarchique en réaction aux questions de fonds et d’intérêt à certaines pratiques, forte démotivation, impossibilité de se projeter dans le temps, dévalorisation de soi qui aboutit à la perte d’estime de soi.

Les signes précurseurs à prendre en considération pour réaliser les risques encourus pour les entreprises : désengagement actif, résultats non-atteints, baisse de productivité, absentéisme, turn-over.

 

SURCHARGE TRAVAIL PTE

 

 2ème cause : organisation, intensité, quantité de la charge de travail, et délais accordés pour la réaliser

C’est à priori le problème numéro 1, le dénominateur commun à tous les burnout. A partir de quand sommes-nous  en surcharge de travail sachant que les effectifs diminuent, les tâches augmentent, qu’il faut toujours faire plus, mieux, plus vite avec moins ?

http://www.inrs.fr/risques/epuisement-burnout/ce-qu-il-faut-retenir.html

Plusieurs facteurs :

- Les objectifs donnés sont mal définis, mal compris, et inatteignables

- L’insuffisance ou l’inexistence d’une organisation digne de ce nom engendre une mauvaise répartition des rôles, la non prise en compte des compétences et des expériences de chacun. Résultat : le travailleur n’a aucune latitude pour réaliser les objectifs. Les moyens disponibles pour les atteindre sont totalement insuffisants. Comment réussir à construire, comment être serein dans son job sachant qu’un stress est entretenu parfois volontairement pour « stimuler » les individus ?  Nous savons aujourd’hui que de telles pratiques sont destructrices, qu’elles cassent le lien entre les personnes et que cela  est source de déséquilibre, de perte de mémoire, de douleurs, de problèmes de sommeil, de maladies plus ou moins graves.

Les signes pré-curseurs à prendre en considération pour réaliser les risques encourus par les salariés : stress permanent, présentéisme, absentéisme, isolement du collaborateur, irascibilité, utilisation quotidienne de médicaments, alcool, drogue, plus aucune vie personnelle.

Les signes pré-curseurs à prendre en considération pour réaliser les risques encourus par l'entreprise: démotivation, désengagement, absentéïsme, turn-over.

 

 

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 3ème cause : manque de pouvoir sur son travail au quotidien

C'est obliger le salarié de travailler selon des cadres rigides, le mettre dans l’impossibilité de prendre son travail en main, le rendre dépendant d’une ou plusieurs personnes pour effectuer ses tâches,  mettent le salarié en situation d’inconfort et de sous-estime de lui. Il lui est alors impossible de mettre son expérience au service de l’entreprise, impossible d’améliorer les processus, de prendre des initiatives. Plus la personne sera engagée au départ, plus cela génèrera des frustrations et progressivement une désengagement actif sans espoir de modification. Le salarié devient  une simple machine à exécuter des tâches.

Les signes précurseurs à prendre en considération pour réaliser les risques encourus pour les salariés : perte d'estime de soi, désengagement, isolement,

Les signes précurseurs à prendre en considération pour réaliser les risques encourus pour l'entreprise : tensions, agressivité, absentéisme, turnover

 

agressive

4ème cause : un mauvais climat de travail et des tensions dans la communication et les relations interpersonnelles

Plusieurs facteurs :

. Existe-t-il des valeurs autour desquelles les salariés ont adhéré ?

. Y a-t-il un sens derrière les objectifs à atteindre ou est-ce seulement une question d’argent ?

. Ces objectifs ont-ils bien été compris, la communication a-t-elle été suffisamment claire, le suivi est-il effectif dans leurs réalisations ?

. L’expression des salariés est-elle respectée et valorisée ?

. Règne t’il un climat de violence au sein des locaux ?

. Existe-t-il une reconnaissance sincère de la qualité du travail et des efforts fournis ?

. L’encadrement de proximité est-il formé et est-il réellement compétent sur ces sujets ?

. Y a-t-il un réel dialogue et une réelle communication avec les salariés, ou existe-t-il plutôt des pratiques liées à la rétention d’information ?

Les signes précurseurs à prendre en considération pour réaliser les risques encourus pour les salariés : agressivité, violence verbale comportementale et physique,

Les signes pré-curseurs à prendre en considération pour réaliser les risques encourus pour les entreprises : désengagement à tout les niveaux, violence, mépris, non-atteinte des objectifs, productivité en chute libre, absentéïsme, turnover.

 

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5ème cause : l’insécurité intrinsèque  

Risque récurrent quant à la pérennité du poste, aux retards dans le versement des salaires, à la précarité d’un type de contrat, à la peur de devoir changer de qualification sans être accompagné constituent des causes d'insécurité intrinsèque.

 

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6ème cause : un problème culturel, le non-droit à l’erreur Français 

Que ce soit pour des entrepreneurs ou pour des entreprises déjà en plein développement, ou que ce soit dans l'entreprise en tant que salarié, notre pays a des boulets structurels dont il n’a pas toujours pas pris la mesure. Cette obligation impérieuse de réussir condamne unilatéralement celui ou celle qui sera l'auteur d'une erreur. Ce système fonctionne à l’inverse de ce qui se fait dans les pays anglos-saxons. J'en veux pour preuve qu'en France les banques refusent tout prêt à une personne qui à subi une liquidation, dans les pays anglos-saxons, les banques prêtent en fonction du nombre d’échecs subis par les entrepreneurs

 

II / LES CAUSES DU FAIT DU SALARIE

Bien que les RPS soient les éléments majeurs nécessaires, il ressort de certaines études qu’il existe des typologies de personnes dont l’instabilité émotionnelle et/ou le côté perfectionniste, persévérant, « tâtillon », peuvent constituer des terrains propices à la survenance du burnout.

Le caractère essentiel du sens et les valeurs qu’accordent certains travailleurs à leur épanouissement par leur travail portent en eux-mêmes un très fort niveau d’implication et d’engagement représentant des déséquilibres importants et donc des risques potentiels.

Ce qui me semble également important c'est le rôle majeur du stress dans la survenance du burnout. C'est bien évidemment une conséquence et non une cause, mais je souhaitais le préciser car il joue un rôle prépondérant.

http://www.inrs.fr/risques/stress/ce-qu-il-faut-retenir.html

Pour conclure, au vu de mes rencontres et des échanges que j'ai pu avoir avec des personnes ayant subi des burnouts, je préfère préciser que cette liste bien qu'elle soit assez complète, n'a pas la prétention d'être exhaustive pour la simple raison qu'il n'existe finalement que des cas particuliers faits de parcours personnels et professionnels différents et de toute nature. Le burnout touche toutes les catégories de la population, tous les types d'entreprise : publiques, privées, tpe, pme, les multinationales, les infirmières par exemple d'où le syndrome d'épuisement professionnel est apparu pour la première fois.


07 décembre 2015

Une situation pareille révèlera des vocations...

 

Leadership 3

 

Des petits chefs on est passé au grands chefs, des grands chefs on est passé aux grands manitous, des grands manitous on est passé aux boss, et maintenant ? Quelles sont les qualités et les caractéristiques d'un homme ou d'une femme d'exception ?

Où en sont les entreprises et les hommes qui les composent ? Où sont ceux qui nous disaient il n'y a pas si longtemps que tout marcherait comme sur des roulettes ? Que ce soit pour les OGM qui nourriraient la planète, pour l'Europe qui serait en paix et prospère avec le fédéralisme, pour l'Euro qui permettrait la liberté des peuples de la circulation et des échanges, où sont ces grands manitous auxquels la plupart des gens ne croient plus ? Quels sont les critères qui font qu'un homme qui décide et/ou influence est crédible ? Son parcours ? Ses valeurs ? Sa richesse ? Ses diplômes ? Ses renoncements, ses mensonges, ses condamnations ? Où sont les vrais hommes de vérité et de loyauté, les hommes d'exemple qui ont la foi et qui la transmette, ceux dont l'on dit qu'on les suivraient jusqu'à l'autre bout du monde ? En trouvez-vous qui soient réellement dignes ? En existe t'il encore qui n'ont pas vendu leur âme ou leur idéal ? Qui ne participent pas à telle ou telle oeuvre caritative pour en tirer quelque avantage, qui donne pour donner ? L'homme célèbre, public, "star" du chant, du ballon ou athlète, présentateur télé ou de radio, que sont-ils vraiment si ce ne sont pas des feux de paille ? Où sont les vrais hommes qui montrent la voie, qui donne le ton et montrent le cap à suivre ? Personne aujourd'hui n'a l'aura d'un grand homme en France. Pire, ceux qui pourrait l'être sont détruits par un système dont la branche pourrie ne pourra être sciée que par ceux qui ne sont pas assis dessus. Situation Kafkaïenne. Donc personne, que de fausseté, de lâcheté, d'abandon de mesquinerie et de petitesse. Faudra t'il encore que le sang des barricades renverse cette dictature qu'on nous prépare, que les 22 millions d'abstentionnistes demandent la destitution du petit chef de l'état ? Faudra t'il attendre que l'article 16 soit en vigueur et donne les pleins pouvoirs à un président de "gauche", que le chaos et la guerre civile souhaitée par certains soit devenue une réalité avérée ?

Les résultats de ces élections si provocateurs soient-ils montrent à quel point notre pays a perdu ses valeurs, sa grandeur, son aura. Que de renoncements de tous, que de trahison de certains, que d'argent et de paillettes, que de mirages, de miroirs aux alouettes et de châteaux en Espagne. Mais concrètement, rien. Pas de renouveau ni de changement, pas de dynamique ni de volonté, aucun courage, rien que du vent et des mensonges, des justifications et des explications sans fin depuis 30 ans sur les causes, toujours les mêmes, des montées récurrentes du Fhaine.

Heureusement qu'à la base se trouvent des hommes et des femmes de terrain qui sont bien présents et qui ont des rôles bien plus dignes que ceux que l'on veut nous vendre, ceux-la qui radio-activent nos vies et les médias, qui monopolisent l'attention et qui ne sont que des épouvantails, des sans-coeurs, des "moi je", des égos sur-dimensionnés aux cerveaux étriqués par la pensée unique. A quoi ressemblent ceux qui avec rien ou presque agissent pour leur famille, leurs amis, leurs proches ou leurs collègues, pour leur entreprise ou leur patron, pour leur femme ou leur mari, qui se battent contre la maladie ou le chômage, pour manger ou pour simplement exister. A quoi ressemblons-nous ? A quoi ressemblez-vous ?! Montrez-vous ! Montrez-nous ! Celles et ceux qui au quotidien expriment leurs convictions pour faire avancer les vrais sujets. Les entreprises qui investissent dans les jeunes, qui prennent des risques mais qui croient que tout est toujours possible quand on sait donner un cap et le tenir. Ceux qui sont de vrais modèles et qui ont plusieurs postures : celui qui fait avancer les autres, celui qui donne, celle qui écoute et comprend, qui conseille et oriente... J'ai l'impression à mon petit niveau que plus les organisations sont petites, plus on voit comment elles procèdent quand on les fréquente plus elles sont efficaces, propres, crédibles et justes, moins elles ont le besoin et l'envie de se justifier, de se corrompre, de cacher leur vraie nature.

Les AMAP, les producteurs locaux, les personnes autour de moi qui aident leur voisin, les petits commerçants qui sont proches de leurs clients, les créateurs d'entreprises qui s'engagent dans leur démarche en ayant la foi chevillée au corps,les parents d'élèves, les passionné(e)s dans les associations sportives des villes, les gens simples qui rayonnent leur bonheur dans ce qu'ils font de simple et qu'ils diffusent autour d'eux. Ce sont eux qui inspirent le plus les autres, qu'ils soient managers, responsables ou dirigeants ou simples citoyens n'est pas vraiment important. Les titres ne sont rien au regard de ce que sont réellement les personnes qui les portent.

Cette période de l'histoire est un tournant. Nous allons droit dans le néant nous les sans-dents, les dirigeants du pays asservis nous y amènent par la main doucement, tranquillement en utilisant nos faiblesses de cette existence où l'on continue à faire croire au plus grand nombre que rien ni personne ne pourra survivre sans domination de son prochain.

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03 décembre 2015

Naissance ou renaissance, ou est la différence ?

sortir de l'oeur

 

La vie est constituée de cycles et la réussite n'est de toute façon que la somme de nombreux échecs. Quelle attitude adopter face au dilemme actuel de considérer la réussite matérielle comme un but ?

Que dire de cette époque folle où le paraître et l'apparence sont les lois incontournables pour "réussir" ? Tout est faux. Il n'est pas de réussite de soi sans échecs. Plus la réussite matérielle est rapide et violente plus elle est destructrice. Tout ce battage fait par les médias pour pousser l'être vers ce qu'il n'est pas a pour conséquence de réduire cet être à des comportements compulsifs dépendants de son environnement.  Dire qu'il l'est déjà aussi du fait de son parcours et de son enfance, de ses parents et de leurs projections !

La situation de l'enfant dans notre monde d'aujourd'hui est bien compliquée. Souvent tiraillé entre des parents divorcés, dans une famille recomposée ou simplement pièce rapporté des couples plus occupés par leur carrière que par l'équilibre de leur progéniture, l'enfant ne devient dans ce cas que le résultat logique de ce qui a toujours été.

 

Sortir de sa coquille : opportunité ou risque ? - Performance individuelle, bien-être au travail

La pyramide de Maslow dépassée ? Nous savons au vu de toutes les transformations qui s'opèrent dans le monde, que les besoins humains d'aujourd'hui ne sont plus catégorisés de la même manière que par le passé.

http://former.canalblog.com

Je me permets de revenir sur ce sujet car il est selon moi primordial. Nous avons le pouvoir de tout transformer en nous mêmes pour nous mêmes et pour le monde. Les tensions actuelles montrent à quel point la situation est en train de changer, ceux qui ont a y perdre s'accrochent à tout prix. Mais l'énergie du changement est bel et bien là. Que ce soit les découvertes liées à l'énergie libre, les découvertes sur la physique quantique et les débouchés innombrables qu'elle permet, les modifications géo-stratégiques en cours, les personnes impliquées dans des réseaux participatifs divers montrent à quel point cette modification de paradigme est en cours.

Le 21ème siècle sera spirituel ou ne sera pas avait proclamé André Malraux. Nous y sommes ! La rencontre de ces deux pôles est inéluctable pour l'espèce et pour la planète elle-même. Par contre, ce n'est sûrement pas du haut de la pyramide qu'il faut attendre quoi que ce soit, bien au contraire. La réunion CAP 21 qui a lieu en ce moment montre bien à quel point l'apparence dont je parlais au début de ce post constitue l'opposé du mouvement entamé par chacun en profondeur. Tant mieux ! A nous de nous rendre compte de l'obsolescence de ce système mort-vivant. A nous de renaître pour le meilleur en sortant de ce carcan insupportable. Passons de l'ère du mental à l'air pur du coeur. Passons de la raison calculatrice extrême au don et au partage naturel, changeons nos mode de pensées pour transformer celui de notre voisin. Donnons une chance à la vie sans nous couper d'elle et en lui accordant toute sa puissance, son impermanence son éternité et sa profondeur.

Il suffit simplement de faire UN choix et de l'assumer, de prendre le risque de perdre une partie de matériel pour gagner en spirituel. Sortir de notre zone de confort pour nous éveiller et retrouver une vie pleine de sens. Tel sera l'avenir, plein de sens  et d'amour, plein de joie et de lumière, plein d'obstacles mais plein d'enseignements et de maturité. Retrouvons la sagesse nous peuples occidentaux qui nous sommes coupés de nos racines et de nos valeurs, de notre raison d'être vouée au consumérisme effréné, aux vacances vides de sens, à l'image de perfection impossible que l'on nous vend, à la santé que l'on nous vole pour mieux nous soigner. Retrouvons nos vies en les reprenant au système qui nous gave d'irresponsabilité pour mieux nous diriger dans le néant. Soyons responsables aujourd'hui de ce que nous voulons être demain, reprenons notre destinée, nous en avons les moyens plus que jamais.

C'est toujours dans les grandes épreuves que l'homme en est sorti grandi, c'est en incarnant le changement pour le monde que Gandhi a permis l'indépendance de l'Inde. Soyons indépendants pour nous-mêmes et organisons nous-mêmes notre Etat intérieur.  N'attendons pas le changement autour mais concrétisons-le à l'intérieur !

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01 décembre 2015

Sortir de sa coquille : opportunité ou risque ?

 

chaîne brisée

 

La pyramide de Maslow dépassée ?

Nous savons au vu de toutes les transformations qui s'opèrent dans le monde, que les besoins humains d'aujourd'hui ne sont plus catégorisés de la même manière que par le passé.

Il existe aujourd'hui selon une étude de l'université de Rochester 3 niveaux de besoins universels :

1 - le besoin d'égalité intrinsèque : l'être humain demande de la considération, de la reconnaissance, du respect, de la bienveillance et de la confiance ;

2 - le besoin de développement personnel : chaque être humain a besoin d'acquérir de nouvelle connaissance pour s'épanouir ;

3 - Le besoin d'autodirection, besoin de ne pas être contrôlé en permanence.

La révolution des techniques de l'information et de la communication, la chance de pouvoir disposer de n'importe quelle connaissance ou presque, de n'importe quel savoir font que l'Etre humain ne pense et ne voit plus son existence comme auparavant. Il se sent perfectible, ouvert, curieux et avide de nouveaux savoirs. Il est en même temps tiraillé entre les opportunités que ces changements offrent à lui et qui représentent autant de dangers, de défis à relvever et de nouvelles responsabilités bien lourdes à assumer face à la facilité de ne rien changer à son existence qui s'est quand même révélé être une grande misère humaine. Cette opportunité de changement d'attitude et d'ouverture permet à chacun de se sentir proche de son voisin tant au niveau géographique qu'au niveau humain et en même temps très éloigné du fait des graves problèmes que produisent l'égo et le mental dont nous sommes les esclaves. Tout ces potentiels qui sont à notre portée constituent un réel bouleversement pouvant nous amener à comprendre que nous ne sommes qu'UN. Du grand nord à l'Equateur, des plaines de Sibérie à la côte Californienne, de Marcq en Bareuil à Montpellier ou encore du Vésinet à St Denis nous sommes connectés les uns aux autres par un champs d'énergie qui nous compose et qui compose l'univers. Les études scientifiques ont validé ce qu'affirmait déjà depuis bien longtemps les spiritualités Taoïstes, Bouddhistes, Hindoues, sur le fait que nous étions tous reliés non seulement entre nous mais aussi à la nature, à l'univers. Cette période de rapporchement par les systèmes de communication et en même temps d'éloignement de nous-mêmes et de nos semblables à cause de nos croyances fondées sur l'égo est le seul frein qui nous empêche de réaliser un saut quantique de conscience. 

ENSEIGNEMENT - Gregg Braden "Sentiments, Energie & Conscience" sur l'unité de l'univers

Le Pouvoir du subconscient - une interview de Gregg Braden (Les Traductions Alunissons)


Les univers infiniment grand et petit se rejoignent, nous avons à l'intérieur de nous des sens que nous ignorons mais qui existent bel et bien et que nous pouvons développer, cultiver à partir du coeur, du ventre et du cerveau. Ces différents organes sont capables de nous envoyer des informations comme l'intuition, les ressentis physiques liés à des émotions, des douleurs qui sont de réels messages transmis par notre corps. Les études scientifiques de Max Plank, de stephen Hawkins, de Greg Bradden et bien d'autres corroborent et montrent à quel point l'univers quantique auquel nous appartenons remets en cause bon nombre de théories erronnées. Notre corps est un champs d'informations connecté à son environnement lui-même champs d'informations avec lequel nous communiquons en permanence. La puissance du coeur est la plus importante et peut nous permettre d'accéder à des savoirs infinis. Nous ne sommes non-seulement qu'un mais notre niveau de conscience de cette appartenance représente la certitude que notre salut est en nous et non en dehors. Notre vrai problème est que nous sommes dans une phase de transition extrêmement compliquée où la peur domine et où la prise de risque de changer de paradigme est le premier enjeu actuel de l'humanité. Accéder à ces connaissances et à ce niveau de conscience nécessite une approche de tous les instants qui nécessite introspection, compréhension, patience, prise de recul, méditation. Le risque et que nous sortions non seulement de notre coquille, mais finalement du système dans son ensemble pour aller vers un nouveau paradigme fondé non pas dans l'égo et le mental mais dans le coeur et l'amour inconditionnel.

Quel est ce risque, à quoi sommes-nous exposés en ce cas ?

Nous sommes simplement exposés à nous-mêmes. C'est enfin se regarder réellement dans la glace pour comprendre que notre manière de vivre et d'exister actuelle revient très simplement à couper la branche sur laquelle nous sommes assis. Les tensions actuelles, la conjoncture économique, les guerres sur presque tous les continents depuis 20 ans, la culture de la vie et de l'argent facile ont construit un monde d'illusions où nous nous complaisons dans l'apparence et la fausseté. Le seul risque est finalement celui de revenir à la réalité et d'être prêt à perdre certains privilèges matériels pour accéder à une réalité vraie sans superficialité sans apparence, mais avec des enjeux de responsabilité majeur. Prendre ces risques pour tout changer et retrouver nos valeurs humaines de partage, d'évolution et de paix. Alors, par quoi on commence ? Où est la clé pour réussir à développer la prise de recul, et de conscience que notre existence ne tient plus qu'à un fil ?

 

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30 novembre 2015

Burn-out, pourquoi en-arrive t'on là ?

 

 

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Après avoir présenté jeudi dernier notre conférence sur le burn-out et la performance, j'ai eu de nombreuses lumières qui sont venues éclairer mes réflexions sur le sujet.Il ne suffit pas de connaître les causes du burn-out pour savoir comment il survient. Trop de facteurs sociétaux, indirects, insidieux interviennent dans la globalité de ce phénomène malheureusement si actuel.

L'instabilité permanente, la conjoncture économique et sociale, la perte de sens personnelle et professionnelle, la situation du couple et de la famille dans la société, la perte de repère, de valeurs telles qu'on a pu les concevoir au 20ème siècle, le rôle des médias, la peur de tout et de soi-même... La société schizophrène d'interdictions et de déresponsabilisation telle qu'elle existe depuis les années 80 met à mal l'existence même de l'homme dans son ensemble et dans son intégrité même. Le patriarcat et le maternage permanent de tout et de tout le monde avec la schlague en cas de prise en main de nos vies fait que personne ne veut sortir de sa zone de confort, de son train-train, de son pseudo équilibre, fusse t'il dans le choix fait de tout compenser par une approche et une activité irrationnelle et excessive permanente de travail. Tout le monde ne se retrouvera bien sûr pas dans ce noir tableau car il y a heureusement des navigateurs aventuriers qui ne voient pas tout ces tsunamis sociétaux. Mais, quand on fait le point et que l'on a les yeux bien ouverts ailleurs que sur la beauté de l'horizon, des images et des faits s'imposent d'eux-mêmes. Le nombre  d'enfants qui meurent chaque jour en France de maltraitance, le nombre de femmes qui meurent également des mêmes faits, le nombre de suicides chez les jeunes et ailleurs, le nombre de SDF qui meurent chaque année, le nombre de chômeurs qui ne cesse de s'accroître et dont les chiffres, tout le monde le sait, sont largement tronqués, les clubs de foot sponsorisés par des terroristes, les attentats, les guerres menées par la France et les conséquences qui en découlent. Que de poids et d'horreurs dans ces lignes que je viens d'écrire.

Attentats: comment gérer la peur des salariés au travail?

"Quelques jours après les attentats du 13 novembre, les employés étaient fébriles. Nous n'avons pas travaillé le week-end suivant, se souvient Anna*, hôtesse d'accueil dans un grand magasin parisien. Ensuite, il a bien fallu y retourner." Pour la jeune femme, sourire aux lèvres, pas d'angoisse à avoir. "J'ai l'air inquiète?, interroge-t-elle.

http://lentreprise.lexpress.fr

Alors, que vient faire le burn-out dans tout ça me direz-vous ?

Il constitue une représentation si violente et si claire du dernier niveau de supportabilité de notre existence éphémère ! Il est la dernière marche dans le niveau d'auto-censure, de frustration, de mal-être et d'incompréhension de l'être humain. Il est le miroir de cette société du tout et de son contraire, de ses oppositions et de ses contradictions, de ses gesticulations meurtrières à vocations totalitaire soi-disant salutaire. Nous n'existons parfois plus qu'à travers un travail qui parfois nous épanoui pour lequel on est prêt à tout y compris à y perdre sa vie, parfois nous le subissons sans pouvoir agir contre, parfois on ne comprend pas la leçon envoyée par le corps qui crie STOP ! Parfois on sait et on continue quand même, parfois on a que ça... Que de cas complexes, particuliers, que de situation de souffrance au travail et en dehors.

 

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Les solutions existent quand même ! Se prendre en main, redevenir maître de sa barque et de sa vie. Se dépolluer la vue,  la tête et l'esprit pour revenir aux fondamentaux, aux vraies valeurs qui nous ont faites et qui sont toujours à notre portée, que nous avons tous en nous mêmes et que nous refoulons, que nous repoussons, que nous ignorons ou que nous faisons semblant de ne pas voir.

Allons vers la santé en supprimant tout les polluants alimentaires, atmosphériques, psychologiques, psychiques !

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09 novembre 2015

Qu'est-ce que la motivation finalement ?

Sens ou motivation : se retrouver pour se centrer sur l'essentiel

 

Dalai lama 2

Un article pour parler de l'indispensable recherche de l'équilibre intérieur. Dans un monde où tout bouge très vite, où tout se transforme et bascule du jour au lendemain, nous devons avoir des fondations et des murs porteurs pour faire face et tenir le cap. Le bateau peut à tout moment couler, s'échouer ou simplement faire du sur-place. Il est nécessaire pour cela de regarder à l'intérieur de soi. Nous devons changer nos modes de pensées pour ne plus agir en fonction de l'extérieur et du futile mais en cherchant à l'intérieur de nous-mêmes la liberté et la vérité que nous avons tous. Stop à la superficialité, au paraître à l'image, aux standards de réussite basés sur l'argent. Retrouver pourquoi nous sommes à tel ou tel type de poste et en comprendre le sens. Suis-je en accord avec moi-même ? Sont-ce mes valeurs que je partage dans cette entreprise ? Comment est considéré l'humain... etc

Notre équilibre passe par l'indispensable prise en compte de plusieurs éléments qui nous composent fondamentalement. Se retrouver c'est se reconnecter à soi et arrêter d'accorder sa vie au diapason de ce que je vois, entends, touche, sens et goûte. Pour être ou redevenir maître de sa vie et de soi, il est déterminant d'acquérir, de pratiquer et de maîtriser certaines techniques. Techniques de communication, de gestion des émotions et du stress, des techniques sportives, la préparation mentale, le yoga, la méditation... Ne pas ou ne plus foncer pour détruire et écraser mais avancer avec sens, vérité et profondeur, simplement parce que la première attitude est destructrice et qu'elle est à ses propres limites et que la deuxième est la seule solution. Ne plus donner à l'extérieur le pouvoir de mon état interne. Les stimulations extérieures basées sur la réaction qu'ils génèrent sur nos sens ne doivent plus être à la base de notre soumission mais servir à notre bonheur.

Etre soumis réellement à ses sens et/ou à son mental est destructeur. Les pensées négatives, de colère, de haine, d'amertume et de ressentiment, les attitudes et croyances qui en résultent nous limitent et nous entraînent dans des situations qui nous reviennent en pleine figure à un moment ou à un autre sans que nous en ayons conscience. Combien de fois ai-je pensé que ce qui m'arrivait était injuste et que je n'avais pas pu créer ça. Bien sûr, nous n'en avons pas conscience et quand nous savons comment cela fonctionne, on préfère se voiler la face en disant que ce n'est pas possible. C'est la facilité, la peur du changement et le refus de l'ouverture sur le monde. C'est surtout la désagréable sensation de se voir dans la glace parce que c'est douloureux, très douloureux... 

pensee-positive

En revanche, les passions et les élans spontanés dictés par l'intuition sont positifs et peuvent nous "guider". La différence est subtile, l'intuition provient d'un autre sens différent que nos 5 sens physiques. C'est la capacité à ressentir les choses et à les ressentir vraiment de l'intérieur, de ressentir les choses "en avance" grâce à notre coeur. C'est un état de grâce naturelle. Ne plus se soumettre à l'extérieur c'est nous faire confiance. C'est retrouver son réel équilibre interne par notre force intérieure. C'est notre force personnelle, pas besoin de s'identifier, de paraître, de courrir pour chercher ce qui est dehors et l'avoir. Nous nous devons juste d'Etre nous-mêmes et d'arrêter de nous laisser voguer au gré des vagues et du vent.

Il est indispensable de vivre notre vie par nous-même et non pas par procuration. Donnerions-nous un chèque en blanc à un inconnu ? Arrêter la télé, utiliser son temps à s'enrichir la tête et l'esprit, se centrer et voir toute les belles choses qui nous entourent. Vivre l'instant présent pour être conscient de la chance que l'on a de respirer la vie et d'être en bonne santé. Avoir les yeux ouverts sur ce qui se passe ailleurs, être conscient des vrais problèmes, être dans l'empathie, l'écoute, la compréhension et l'altruisme. Ne plus subir le Diktat de l'information pré-mâchée. Reprendre la barre de nos vies en nous écartant progressivement de ce monde illusoire.

Se retrouver c'est justement se donner envie de faire les choses qui nous correpsondent et qui sont en ligne avec nos valeurs, nos croyances, nos attitudes. Et le peu de personnes qui font vraiment ce qu'ils aiment met en évidence la question du réel intérêt et du sens que nous mettons dans le travail que nous effectuons. Quel en est il ?

Sans sens pas de motivation réelle et durable. Que des pseudos motivations matérielles qui disparaissent une fois l'argent récolté. Tout ce qui est lié à ce moyen de motivation n'est qu'éphémère. La première source de motivation c'est la reconnaissance du travail bien fait, c'est le sens que je mets à faire mon travail, c'est l'intérêt que cette tache apporte au monde, les valeurs et les réussites partagées en cours, celles passées et à venir.

Etre en accord avec soi-même c'est la base. Ensuite peuvent venir se greffer les motivations extérieures : des collaborateurs qui me stimulent et me félicitent, un patron qui m'accorde de l'intérêt quand j'ai des solutions innovantes à proposer, une structure qui favorise l'humain et qui tient compte des spécificités de chacun. La motivation tire alors vers le haut et permets à chacun en étant en accord avec le groupe, de se dépasser tout en étant serein et humble dans la réalisation des missions.

Par quoi commencer pour se centrer ?

S'arrêter et faire une pause sur sa carrière, se centrer. Voir et prendre conscience de ma situation, de son évolution probable, et faire des projections. Suis-je aligné et en accord avec moi-même ? A partir de là seules deux solutions sont possibles : soit tout va bien et je continue soit tout ne va pas forcément si mal maintenant mais l'inaction qui en résulte ne m'apportera que ce que j'aurai finalement mérité. Une solution : agir et bouger.

La motivation c'est juste faire ce que l'on aime, pas besoin d'aller chercher des concepts fumeux. Et c'est fluctuant. On peut se lasser, on peut changer d'aspiration, on peut être curieux et vouloir apprendre toujours de nouvelles choses. C'est plus ou moins d'ailleurs tout l'enjeu. Le changement et le risque sont indispensables si l'on veut grandir et évoluer. L'instabilité finalement est génératrice d'innovation, de créativité, de recherche. Nous sommes faits et conçus pour être bien et heureux. Trop de sécurité tue la sécurité. 

Etre motivé c'est accepter parfois de prendre des risques, n'est-ce pas finalement le changement permanent toujours partout et tout le temps !