Les 10 clés pour déléguer en manager/leader

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L'engagement des équipes impose la capacité des dirigeants et des managers à déléguer efficacement. Déléguer c'est accepter autant le risque que l'erreur. C'est donc ne pas se laisser bercer par l'illusion que tout se passera comme prévu.

"Personne n'excelle instantanément lorsqu'il y a innovation".

Andrew Carnegie, un self-made-man bâtisseur d'un empire industriel dans le secteur de l'acier à la fin du 19ème siècle et au début du 20ème, a écrit : « Prenez toutes mes usines, tous mes commerces, tous mes moyens de transport, tout mon argent mais laissez-moi mon organisation et dans quatre ans j'aurai tout reconstruit ! »

Tous les managers performants savent que, pour maîtriser l'art de la délégation, il faut suivre un itinéraire long et difficile, reconnaître et accepter avant tout ses propres défauts et ceux des autres, et surtout ne pas se laisser bercer par les illusions et oublier l'importance de la veille et de la conscience que la communication dans l'équipe doit être travaillée tous les jours autant sur les messages, que dans l'attitude et le comportement que l'on a quand on les envoie.

Selon Robert Papin, fondateur et directeur de HEC Entrepreneur, en France, « le vrai courage pour un manager consiste à lutter à chaque instant contre  ses penchants naturels ou contre ses propres motivations pour améliorer les relations humaines au sein de son équipe ou de son entreprise". Cela à cause des chefs qui ont du mal à faire confiance et des subordonnés peu motivés et peu désireux de s'adapter au changement. En fait, le point crucial est de ne pas non plus tomber dans l'excès inverse, l'erreur est alors de confondre la délégation et l'abandon. Paradoxalement, cette incapacité à déléguer, souvent soulignée dans les livres de management, est moins dangereuse pour une entreprise que la délégation à outrance. Cette dernière est très souvent le fait de patrons qui ont créé leur société. Elle consiste à abandonner littéralement à d'autres des aspects cruciaux de la gestion (la politique commerciale, par exemple) pour se concentrer sur des tâches plus attractives. Au bout de quelques mois ou de quelques années, de graves difficultés apparaissent et il est parfois trop tard pour reprendre les choses en main. L'erreur est ici de confondre délégation (qui implique un suivi de la part de celui qui délègue) et abandon (le nouveau promu est laissé seul à ses responsabilités).

Déléguer est un art dont les limites restent floues, puisqu'elles passent par un recrutement adéquat, la motivation et l'esprit d'équipe, le leadership éclairé, et le suivi et le contrôle des tâches. En voici les grandes règles, sachant que, comme dans tant d'autres aspects du management, c'est en étant à l'écoute de votre expérience que vous parviendrez à mieux maîtriser l'art de la délégation.

EQUIPE

 

1 - Ne déléguez pas les « patates chaudes » ! Attention à ne pas déléguer les problèmes récurrents ou les dossiers ennuyeux. Selon certains, la clé du succès, c'est de déléguer avec enthousiasme. Repoussez les deux tentations du manager. Par facilité, vous avez tendance à faire ce que vous savez ou ce que vous aimez faire (de la vente, de la recherche ou être sur le terrain comme auparavant). Rappelez-vous qu'on ne vous paie pas pour faire mais pour manager.

2 - Identifiez vos points forts et vos points faibles. Etablissez une liste objective en vous appuyant sur vos expériences passées. Répertoriez également les missions qui sont de votre seul ressort. Isolez les tâches pour lesquelles vous êtes irremplaçable : les autres pourront être déléguées. Procédez de même pour vos collaborateurs. Par exemple : classez les tâches en A, B ou C en fonction de leur importance stratégique ou opérationnelle. Réservez-vous les tâches A et B. A priori, ces tâches importantes sont de votre responsabilité. Mais vous pouvez en confier certaines à vos collaborateurs ou faire participer ces derniers à leur exécution dans un groupe de projet. C'est,un bon moyen de les former et de les motiver. Déléguez les tâches classées C. Pour chacune d'elles, repérez les compétences requises et le collaborateur qui serait le plus à même de, l'assumer. Vérifiez sa disponibilité pour l'échéance. Précisez les limites de la délégation.

3 - Donnez à votre collaborateurs les moyens de réaliser sa tâche dans de bonnes conditions. Indiquez-lui les ressources humaines, financières ou techniques sur lesquelles il(elle) peut compter. N'oubliez pas non plus d'avertir les autres membres de l'équipe de leur contribution éventuelle à cette mission.

4 - Insistez sur les résultats à obtenir, pas sur la méthode. Si vous demandez à quelqu'un de réaliser un document, ne le bombardez pas de directives concernant le grammage, la couleur ou le format du papier. Assurez-vous seulement qu'il a bien compris l'objectif recherché, qu'il connaît le budget, les contraintes d'image de votre entreprise et les délais prévus pour ce travail.

5 - N'oubliez pas de fixer à votre collaborateur des rendez-vous réguliers pour faire le point et soulever les doutes éventuels qu'il pourrait avoir en cours de route. Respectez les limites que vous avez vous-même établies. Et ne laissez pas vos collaborateurs vous solliciter exagérément, même si cela vous flatte !

6 - Décrivez l'importance et l'impact que ce travail aura pour l'entreprise ou le service dans lequel il est réalisé (c'est une manière de responsabiliser votre collaborateur) et faites entrevoir les conséquences possibles à son égard (récompenses financières, psychologiques ou évolutives, nouvelles responsabilités...).

7 - Refusez la délégation inverse : n'acceptez pas qu'une tâche que vous avez déléguée revienne sur votre bureau comme un boomerang. Apprenez également à vos collaborateurs à gérer les difficultés qui peuvent surgir. Vous n'avez pas besoin d'un problème de plus à résoudre, obligez vos collaborateurs à envisager toutes les solutions. Ne les laissez pas vous déléguer les aspects du travail qu'ils n'aiment pas.

8 - Dites ce qu'il ne faut pas faire, pas ce qu'il faut faire. Si vous connaissez les pièges ou les zones à risque du travail demandé, indiquez-les.

9 - N'oubliez pas de complimenter sincèrement votre collaborateur lorsqu'un travail est bien fait. S'il ne l'est pas, dites-lui comment changer de cap.

10 - Déléguez aussi le droit à l'erreur. Les erreurs sont inévitables et souvent constructives, faites en sorte que vos critiques le soient aussi. Montrez où se situe l'erreur et comment elle peut être évitée. Se contenter d'exprimer des reproches ne fera qu'inciter votre collaborateur à ne plus prendre de risque, donc d'initiative, et par conséquent le poussera à s'en remettre à vous, réduisant à néant les bénéfices de la délégation.

L'équilibre entre le contrôle et la délégation est fonction des situations. A vous de choisir le mode de fonctionnement le plus approprié parmi les suivants.

 

Les modes de délégation

1 / Je suis directif

Cette méthode implique la délégation des tâches, sans les responsabilités. Cette approche convient idéalement aux nouveaux collaborateurs très motivés  mais peu compétents. Ils s'attendent à recevoir des directives précises et à faire l'objet d'une étroite surveillance qu'ils acceptent parfaitement.
Cette démarche se justifie lorsque vous souhaitez impliquer un collaborateur, sans vouloir relâcher le contrôle en raison de l'importance ou de la délicatesse de la tâche. Par exemple, lorsque vous faites appel à un nouveau collaborateur pour présenter les chiffres de votre département au conseil d'administration.
Attention à ne pas abuser cependant de cette délégation très contrôlée sous peine de renforcer la dépendance de vos collaborateurs.

2 / Nous discutons et je décide

A ce niveau de délégation, le contrôle se relâche et fait place à la supervision. Ce style de délégation convient lorsque vous souhaitez valoriser la contribution d'un adjoint tout en vous réservant la décision finale. Par exemple, à l'occasion d'une procédure de recrutement dans votre équipe. Si vous décidez de recourir à cette approche, évitez de mystifier vos collaborateurs en feignant la consultation alors que vous avez déjà arrêté la décision finale. Vous perdriez la confiance.

3 / Nous discutons et nous décidons

Cette approche est appropriée pour développer de nouvelles méthodes de résolution de problèmes ou de conduite de projets. Elle convient lorsque votre collègue a approximativement la même compétence que vous dans le domaine en question. Gardez-vous de feindre d'offrir la liberté à votre collègue alors que vous avez la ferme intention de conserver le contrôle absolu de la situation.

4 / Nous discutons et vous décidez

A ce stade, votre collègue assume une large responsabilité de la décision finale après vous avoir consulté - lorsqu'il s'agit d'une tâche bien précise.

Exemple : fixer le nombre de postes à pourvoir. Cette approche s'impose si vous souhaitez faire part de votre point de vue ou communiquer des informations utiles à votre collègue alors que la responsabilité finale lui incombe parce qu'il est directement concerné par les conséquences de cette décision. « Vous décidez et, si vous avez besoin d'aide, appelez-moi ».
Ici, vous cédez largement le contrôle. Votre rôle s'apparente plus à celui d'un consultant : émettre des suggestions, communiquer des informations, obtenir des ressources et prêter assistance en cas de nécessité. Recourez à cette approche si votre collègue est capable d'accepter les défis et la discipline inhérents à la délégation totale et d'assumer le travail de manière autonome.

Favoriser l'accomplissement de chacun dans l'organisation, c'est assurer la réussite du tout.

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  1. Déléguer ne signifie pas se décharger sur autrui de ce qu'il n'a pas le temps de faire ou pas envie de faire ;

  2. Pour déléguer correctement il faut accepter d'abandonner une partie de son pouvoir au profit de collaborateurs de valeur, alors tous les espoirs sont permis.

Mieux vaut choisir des collaborateurs qui vous sont chacun supérieurs dans un secteur. Les raisons pour lesquelles on hésite à confier la responsabilité d'un projet ou d'une tâche relèvent souvent moins de la peur d'abandonner du pouvoir que de celle d'une qualité moindre de travail accompli. Une délégation efficace commence par un recrutement efficace ; la bonne personne pour un travail donné n'est pas forcément la plus chère, mais celle qui sera, à terme, plus brillante que vous dans son domaine ; si vous vous entourez d'individus médiocres, attendez-vous à ce qu'ils vous tirent vers le bas. Choisissez des collaborateurs qui vous sont supérieurs chacun dans un secteur et vous n'aurez plus une seule raison d'accomplir vous-même un travail pour lequel ils sont plus efficaces. Quant à l'idée que les choses iront plus vite si vous les faites vous-même, elle vous fait en réalité perdre du temps : en consacrant deux heures à une tâche que vous accompliriez en trente minutes, votre collaborateur vous fait quand même gagner une demi-heure pour un travail qui, lui ne peut pas être délégué. Avec l'habitude, les deux heures de votre collaborateur se réduiront elles aussi à une demi-heure.

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Veillez toujours à ce que la personne à qui vous avez délégué certaines tâches ne soit pas privée de vos conseils, ni de de votre expérience.

La délégation de nouvelles responsabilités vous permettra par ailleurs de marquer votre confiance, en particulier envers ceux qui ont des points faibles. Pour que ce sentiment soit réciproque, les subordonnés doivent avoir l'assurance que vous ne les abandonnerez pas pendant la bataille mais aussi que vous ne leur retirerez pas la responsabilité confiée. De même, évitez de les blâmer pour leurs erreurs, de les court-circuiter ou de prendre une décision en leur absence. Vous briseriez immédiatement le lien de confiance tissé avec le délégataire. Il n'en sera pas autrement si, en outre, vous retenez l'information ou confiez à un tiers le soin de contrôler les faits et gestes de votre collaborateur.

L'un des risques lorsqu'on délègue un travail est de ne jamais le voir réapparaître, ou dans des conditions telles qu'il est méconnaissable. Si vous avez la fâcheuse habitude de donner du travail et de ne plus vous en soucier ensuite, soyez sûr que cela ne tombera pas dans l'oreille d'un sourd !

Pourquoi se démènerait-on pour quelque chose que vous oublierez ? Le fait de fixer des échéances et de les respecter donne à l'entreprise un rythme permettant aux décisions d'être prises plus rapidement et aux tâches d'être réalisées dans les délais prévus.

 

La répartition des rôles

VISION

 

Pour celui qui délègue

- Grâce à la délégation, je suis moins absorbé par la gestion courante. J'ai plus de temps pour m'informer, prévoir et me consacrer à l'atteinte de la vision à moyen long terme liée à mon rôle.

- Lorsque je délègue, je n'abandonne pas pour autant ma propre responsabilité, mes collaborateurs m'aident à assumer mes responsabilités. Je suis donc autant concerné qu'eux par les résultats de leur travail.
- Les responsabilités de mes collaborateurs sont définies clairement au préalable. Pour qu'ils s'acquittent de celles-ci, je leur ai délégué un certain pouvoir de décision et je leur ai donné une certaine autonomie d'action.
- Ma confiance en mes collaborateurs n'est pas aveugle. J'ai évalué leurs capacités à assumer des responsabilités, nous avons discuté du cadre de la délégation et mis au point les modalités de contrôle.                                             - Les problèmes quotidiens de l'organisation m'amènent à travailler avec mes collaborateurs. Je m'abstiens de prendre des décisions dans les domaines que je leur ai délégués, mais je les aide à les prendre eux-mêmes.
- Lorsque se posent des problèmes où je dois décider moi-même, je demande l'avis de mes collaborateurs qui seront concernés par ma décision.
- Je fais le point périodiquement avec mes collaborateurs sur leurs résultats, mais il est convenu qu'ils m'alerteront immédiatement si des circonstances ne leur permettent pas d'atteindre les objectifs fixés au départ.
- J'échange beaucoup d'informations avec mes collaborateurs. Cela nous permet de prendre plus sûrement les décisions de notre ressort.
- Il n'y a court-circuit hiérarchique que si je donne des ordres aux subordonnés des délégataires et je m'en garde scrupuleusement.

 Pour le délégataire

- La délégation me donne une certaine autonomie, mais pas une indépendance totale. Je travaille pour un supérieur hiérarchique, il est donc normal qu'il me demande périodiquement des comptes.
- Je travaille au sein d'un groupe de collaborateurs de mon supérieur ; je fais équipe avec eux. Mes décisions seront prises en fonction des répercussions qu'elles pourront avoir sur l'ensemble du groupe.
- Mon autonomie s'exerce au sein d'une organisation, je respecte donc, dans mes décisions, les politiques, les règlements et les procédures en vigueur.
- Je cherche à résoudre par moi-même les problèmes quotidiens de mon travail. Je peux toujours aller en discuter avec mon supérieur, mais sans lui faire prendre une décision qui est de mon ressort.
- Je rends compte à mon supérieur dès qu'il m'apparaît que je ne pourrai obtenir les résultats qu'il attend de moi.
- Je transmets à mon supérieur toutes les informations susceptibles de faciliter ses prises de décision.
- Mon supérieur a toute liberté de contact avec mes subordonnés, tant qu'il ne prend pas de décisions à ma place. Dans ce cas, je n'hésite pas à lui en parler.

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Guide du bien-être au travail : 3 niveaux Corps - Mental - Coeur !

 

EPUISE 2

La régénération par le corps

1 / Le sommeil

C'est la base de notre régénération cellulaire, nous devons impérativement lui accorder notre extrême attention si on veut garder notre énergie. Toute insomnie, réveils multiples, sommeil apnéïque doivent être pris en considération pour trouver des solutions durables thérapeutiques ou non. Les médicaments ne doivent toujours être qu'une solution temporaire pour ne pas en devenir dépendant, ne pas en augmenter les doses, etc... Sinon ils vont finir par masquer le problème initial pour finalement le renforcer.

Il est tout simplement fondamental de respecter plusieurs règles de base pour dormir mieux : avoir des horaires réguliers, éviter les écrans avant de dormir, alléger son alimentation le soir et ne pas grignoter de sucreries source d'excitation du métabolisme, ne pas faire de sport ou d'activité physique à part bien sûr l'activité sexuelle pour ses bienfaits antistress.

Limiter au maximum le café la cigarette et l'alcool. Privlégier les exercices de respiration, de relaxation, de médiation. La lecture permet également d'évacuer le bavardage mental qui occupe le cerveau et empêche de dormir. Il faut en fait tout faire pour se mettre en condition et se donner les moyens de réussir nos nuits en respectant véritablement toutes ces règles de base. Vous pouvez également utiliser des plantes, des huiles essentielles, des médecines douces qui vont concourrir à vous apaiser.

2 La sieste

C'est également un excellent moyen de se régénérer au travail si elle est tolérée. Si elle ne l'est pas rien ne nous empêche d'aborder le sujet avec le manager et/ou les Ressources Humanes. En cas de refus surtout ne pas en faire une affaire personnelle.

BIEN ETRE VEGETAL

 

3 L'alimentation

Sus au café, à la cigarette, aux aliments transformés, acides comme je l'ai déjà écrit. Vive les légumes et les jus, vive les fruits, les salades, les oléagineux. Surtout éviter les viandes rouges avant de dormir, les graisses, les aliments qui excitent le métabolisme et nous empêchent d'avoir un sommeil profond.

4. Activité physique

Avoir une activté physique d'une vingtaine de minutes quotidiennes.Une pratique sportive hors performance, faîte avec du plaisir et de la joie pour un sentiment d'accomplissement et une profonde détente à l'issue. C'est important de mesurer chaque avancée, chaque pas effectué.

 

La régénération par le sens

Retrouver du sens à tout ce que nous faisons : vivre le moment présent, oser prendre des décisions et poser des questions, s'intéresser à des choses nouvelles, rejouer de son instrument préféré, faire de la cuisine, du jardinage, aller se promener en forêt, ouvrir un groupe de discussion, intégrer une association, offrir du temps bénévolement... Suivre des formations en développement personnel, aller à des conférences, des colloques, s'intéresser, s'émerveiller, faire des choses que l'on a toujours rêvé de faire et que l'on repousse perpétuellement. Bref, se donner du vrai plaisir au-dela du sport à la télé, des discussions pas toujours très constructives.

 

La régénération par le mental

Adopter une vraie gestion du temps et des priorités au quotidien pour diminuer le niveau de stress. Fuir l'infobésité. Connaître et pratiquer la matrice d'Eisenhower

Pourquoi gérer ses priorités ? - Performance individuelle & bien-être au travail : tendre vers l' équilibre !

Les délais courts, la pression continue, les voleurs de temps, l'infobésité, sont trop souvent générateur de malentendus et d'erreurs. Le problème de "timing" pour développer une communication adaptée, claire et précise est contradictoire avec la pression continue qui est souvent considérée comme LA source unique de performance.

Savoir dire non lorsque les objectifs ne sont pas du tout tenables ni smart. Ne pas se laisser envahir par les voleurs de temps, savoir quelles sont les priorités, qu'est ce que la vraie urgence. Bref où je dois mettre mon énergie pour ne pas me disperser et m'épuiser.

Travailler sur son image de soi, sur sa communication, sur ses attitudes et ses comportements, comment je peux être mieux avec moi-même pour être mieux avec les autres. Redévelopper son affirmation, sa confiance et son estime de soi. Renforcer sa qualité relationnelle et ses modes de fonctionement avec autrui. Développer l'empathie, au travail et à la maison, comprendre les difficultés de chacun, rétablir le contact avec des personnes qu'on ne voit plus ou qui pourraient être plus intéressantes que ce que l'on croyait il y a un an ou plus...

Accepter ses erreurs ou ses échecs et se féliciter des pas effectués chaque jour. Ne plus se couper de ses émotions et les laisser sortir pour mieux les comprendre et les transformer grâce à différentes techniques.

Guide de l'affirmation et de la confiance en soi : acquérir les techniques de gestion des émotions - Performance individuelle & bien-être au travail : tendre vers l' équilibre !

J'ai souhaité aborder autrement l'affirmation de soi à travers ces quelques lignes. De très nombreux sites ou blogs parlent très bien de ce sujet par les trainings en communication, en travaillant les prises de parole en public, par le vidéo training, par le théâtre. J'ai préféré m'intéresser aux causes qu'aux moyens de les traîter.


Réussir à s'ouvrir à nouveau, oser dire oui pour ne plus se couper des opportunités et oser dire non quand on sait que c'est toxique, négatif, dangereux. Ecouter notre corps qui nous le dit par ses ressentis.

 

La régénération par le coeur

Article des échos sur la puissance de l'intuition et son utilisation dans les entreprises :

http://m.lesechos.fr/redirect_article.php?id=0211226229762&fw=1#xtor=CS1-2

 

S'offrir du temps pour accorder à notre coeur toute son importance et sa puissance. Le coeur n'est pas seulement une pompe et n'a pas qu'un rôle "mécanique". C'est un organe qui a sa propre intelligence puisqu'on sait maintenant qu'il dispose d'un réseau neuronal propre. Qu'il génère une énergie électrique énorme et que des pratiques quotidiennes de cohérence cardiaque permettent de calmer sa fréquence au quotidien ou en cas de stress, de limiter l'impact des émotions, de mieux les ressentir et de les comprendre. On sait également grâce à l'institut Heartmath aux Etats-Unis que nous communiquons également avec le coeur par la compassion et que la communication non-violente et l'empathie permettent à leurs pratiquants de traiter des situations de violence extrême. Ne parle t'on pas de "corps à corps", de "tête à tête", pourquoi ne pas retrouver nos coeurs et parler à nouveau de "coeur à coeur" ? Mettons nos coeurs en avant, parlons à coeur ouvert, ayons le coeur au ventre, prenons juste les choses à coeur, sans excès !

 

 

N'hésitez pas à pratiquer la cohérence cardiaque : Inspirez 5 secondes en suivant le point avec les yeux, expirez 5 secondes lorsque le point redescend faîtes l'exercice jusqu'à la fin pour profiter de ses bénéfices soit seulement 5 minutes !

Vous allez reconnecter les ondes cérébrales et le coeur, vous allez également apaiser le système nerveux en accordant ses deux composantes : le système sympathique qui sert à l'action (produit le cortisol, les hormones liées à l'action) et le système para-sympathique (fabrique la sérotonine et la DHEA hormone de la jeunesse) qui nous permet de gérer notre stress, de nous régénérer en ralentissant le métabolisme. La cohérence cardiaque va permettre de remettre tout ces systèmes à l'équilibre. A moyen et long terme la production de ces hormones permet de ne plus être envahi trop fortement par nos émotions négatives et de modifier nos attitudes et nos comportements.

Exemple concret des bénéfices : l'institut Heartmath à mis en place une expérience auprès de jeunes de la ville de Los Angeles qui étaient des petits délinquants récidivistes à 85 %.La ville a accepté de faire suivre à ces jeunes un programme de cohérence cardiaque d'une heure par jour pendant 6 semaines au prétexte qu'ils devaient essayer un nouveau logiciel.

Résultat seulement 12% de récidive un mois après la fin du programme.

Aux Etat-Unis 4 compagnies de mutuelle obligent les personnes qui ont subi un infarctus à faire du training de cohérence cardiaque pour diminuer au maximum les risques de rechute.

 

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Leadership et affirmation de soi : maîtrise et équilibre.

 

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S'affirmer pour quoi faire ?

S'affirmer est-il un moyen ou un but ?  Le problème de fond apparaît quand l'affirmation devient une source de pouvoir dominant ou écrasant. A partir du moment où cette personne utilise la manipulation pour arriver à ses fins, s'arrête l'affirmation de soi. Selon les dictionnaires, s'affirmer c'est donner une chose pour vraie. Pour le milieu professionnel et au sens de l'équipe, c'est savoir engager les personnes dans un seul et même but commun. C'est inspirer confiance, être rassurant, calme, faire preuve d'une grande tranquilité d'esprit. Une personne affirmée est une personne qui a une autorité naturelle, qui sait susciter l'envie d'avancer.

Bien que l'affirmation de soi passe par l'image que je renvoie à l'autre, certaines questions se posent logiquement quant aux moyens à déployer pour atteindre ce but. Nous vivons une époque de transformations, de changements, mais aussi d'ouverture ou les pertes de pouvoir, de repères, de valeurs passées provoque des réactions en chaîne où chacun cherche à s'affirmer à son niveau pour ne pas avoir l'impression de perdre, ou de diminuer son influence, son pouvoir. L'exploitation des réseaux, l'ouverture et l'appel d'air créé par la communication digitale engendrent obligatoirement la recherche de visibilité, d'impact, de popularité autrement que par l'autorité.

Néanmoins, nous vivons une époque pour certains où tous les moyens de s'affirmer sont bons pour sortir du lot, pour être vu et aussi être connu. Ces profils de personnes ne se posent même plus la question de la fin et des moyens. Tout les excès sont implicitement permis, tout est bon pour attirer l'attention. Même si cette visibilité n'est souvent qu'un feu de paille et que la popularité n'est que passagère, les non-valeurs de ces pratiques véhiculées principalement par la télé valorisent uniquement l'argent facile dont la médiocrité est la conséquence directe.

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L'affirmation de soi pour soi-même, face à l'autre, ou face au groupe ou à l'organisation sont des notions complémentaires et qui constitue un tout. Saffirmer par rapport à soi  c'est faire de ses croyances limitantes une force. Cela paraît peut paraitre étrange, mais c'est en ayant à l'esprit ces limitations, en en ayant précisément conscience, que l'on peut commencer à réfléchir sur les moyens à mettre en oeuvre pour s'affirmer. Ceci étant, s'affirmer n'est ce pas avant tout être vrai comme l'affirme le dictionnaire ? C'est avant tout se connaître, tant sur le plan positif que sur le plan négatif, c'est connaître ses points forts sur lesquels s'appuyer et transformer ses points faibles en points forts. C'est donc avant tout être conscient. Ne pas se mentir est un des éléments clé. S'écouter au sens positif du terme, c'est avoir la lucidité et l'intelligence de son incompétence en matière d'affirmation afin d'imaginer les moyens à mettre en place pour s'améliorer. Etre affirmé face au groupe c'est donc assez logiquement faire preuve de leadership, comment inspirer sans être affirmé soi-même ? Pour un manager, comment emmener son équipe dans une direction si lui-même n'est pas sûr et confiant de la direction à prendre et du cap à tenir ? L'affirmation est donc un outil déterminant dans le management est plus lié à l'attitude et au comportement qu'aux compétences techniques.

Mais s'affirmer est une démarche personnelle, et permanente. On peut être affirmé et avoir confiance en soi dans un environnement et pas dans un autre. Le facteur temps, l'âge que l'on a mais aussi la situation et l'endroit où l'on se trouve sont autant de facteurs pouvant être des freins ou des leviers pour être affirmé. Arriver dans un nouveau job où l'on est compétent mais où on ne connaît ni la société ni les persones qui vont travailler avec soi sont des risques diminuant mon affirmation. Ceci étant, rien ne doit être imposé, le chemin doit se faire par soi-même. Chacun doit avancer à son rythme parceque s'il n'y a pas de sens à cette vérité que constitue l'affirmation, il ne peut y avoir d'émotion, d'action et donc d'envie et de motivation. S'affirmer face au groupe est déterminant et la prise de parole en public d'une manière générale, de par le regard et le jugement de l'auditoire mène directement à l'affirmation et à la confiance en soi.

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Est-ce que s'affirmer c'est implicitement écraser les autres ? Est-ce un moyen ou un objectif ? Peut-on et/ou doit-on mentir pour s'affirmer face à l'autre ? Le mensonge dans notre société hyper matérialiste centrée sur l'égo n'est-il pas finalement le moyen le plus simple pour certains d'affirmer leur puissance et leur pouvoir ? L'exemple si concret du mensonge caractérisé des armes de destruction massive ayant servi de prétexte à la guerre en Irak est un bon exemple de mensonge caractérisé pouvant devenir le justificatif d'affirmation de la puissance. Si nous avions su où se trouvait la vérité, aurions-nous pensé la même chose, n'aurions-nous pas affirmé notre volonté de stopper ce processus ?

L'affirmation de soi est un moyen, la confiance en soi un état psychologique et l'estime de soi un sentiment d'accomplissement, d'épanouissement, de réussite au sens large.

L'autre étant par essence identitque à moi, il est cependant différent de par son vécu, son expérience. Ses réussites, ses échecs, ses blessures et ses souffrances l'ont construit, façonné. Dois-je toujours être vrai face à quelqun qui ne l'est pas, ou qui à mes yeux ne l'est pas ? Suis-je moi-même toujours vrai ? Suis-je assez bien placé pour me placer en juge et affirmer que l'autre est faux, manipulateur, alors qu'il a tout simplement un comportement ou une attitude qui ne me correspond pas et qui peut parfois même être carrément à l'opposé de mes valeurs, de mon vécu. Quelles sont les réponses à toutes ces questions ? Il n'y a pas d'ailleurs une solution mais avant tout des points de vue différents et des approches multiples.

A première vue, la vérité sur soi-même est, le premier facteur d'affirmation de soi, de confiance en soi. Etre aligné, en accord avec soi-même, ses valeurs, son vécu, ses croyances c'est cela avoir confiance en soi. Mais alors dans ce cas, a t'on toujours besoin de s'affirmer ? Quelles sont mes croyances ? Sont-ce les bonnes ? Mes pensées, mes actes et mes croyances sont-ils naturellement tous alignés ?

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Toutes ces questions autour de l'affirmation de soi et de la confiance en soi sont avant tout une vision très générale pour parler d'un état d'esprit qui ne l'est pas. Notre état d'esprit se modèle, change, et évolue à toutes les étapes de notre vie et même presque à chaque instant. Ceci en fonction de l'environnement dans lequel nous évoluons. Notre confiance et notre estime de nous varient selon les personnes avec lesquelles on vit selon l'image qu'elle nous renvoie de nous. Celles auxquelles on croit, celles que l'on aime, qui nous ressemblent. Ce n'est plus le cas face à des personnes inconnues différentes qui nous font sortir de notre zone de confort, de nos habitudes, qui nous poussent à évoluer, qui nous font mal parfois et qui nous rendent nerveux voir agressif (attitude de protection implicant la fuite et / ou le combat.  Comment toujours être affirmé alors même que la confiance ne peut être systématique, perpétuelle, naturelle, alors même que les évènements personnels façonnent au fur et à mesure notre tempérament, notre personnalité, notre façon d'être ? Ceux qui croient que l'affirmation de soi est permanente se trompent ou alors ils ont véritablement atteint un niveau de sagesse suffisant pour faire face avec sérénité aux pires épreuves de l'existence. S'affirmer c'est pour certains exister. Pour d'autres c'est s'épanouir, s'accomplir, se réaliser. Mais pour d'autres encore cela implique la domination, le besoin d'écraser l'autre, de le rabaisser et d'avoir la main quoi qu'il arrive. Alors, est-ce que s'affirmer ne devient pas alors une protection contre la différence de l'autre ? Un rempart (de paille) contre l'adversité et un moyen de ne pas sombrer, de se cacher derrière des apparences trompeuses qui cachent souvent de grandes faiblesses, de grandes blessures, de grandes souffrances.

L'affirmation ne serait elle pas tout simplement savoir faire face avec courage sagesse et sérénité à nos chemins de vie ?

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Guide du bien-être au travail en 11 points

 

le-bonheur-au-travail-ce-n-est-pas-impossible

 

Après avoir fait l'objet de nombreuses études, le bien-être et les causes qui le freine sont aujourd'hui le principal axe d'amélioration à privilégier pour développer une performance durable et non destructrice d'humain au sein des organisations. Je les ai résumés ici afin que vous puissiez avoir un guide à portée de main. Que vous ayez compris les messages que vous transmet votre corps ou non, ce guide est pour vous. Soit vous êtes dans le déni et j'espère vous toucher en essayant de vous communiquer les risques que vous encourez afin qui vous puissiez agir car vous êtes le ou la seul(e) à pouvoir le faire, soit vous avez compris certains messages que vous a transmis votre corps et tout ces symptômes vous donneront une vue peut-être plus globale de ce que sont les douleurs que vous subissez.

L'envie que j'ai eue à travers la rédaction de cet énième article est de vous accompagner sur votre chemin vers la prise de conscience indispensable à toute démarche. La réussite ne sera de toute façon qu'individuelle et personnelle tant par les résultats que vous constaterez que par la régularité et la fréquence de vos exercices et que par l'implication et le sens que vous y mettrez.

Cette démarche est destinée à prévenir l’épuisement professionnel. Or il faut partir d’un postulat très simple : bien que nous n'en soyons pas conscients, c’est la façon dont nous accueillons et dont nous gérons nos émotions qui construira ou non notre épuisement ! Quelle importance accordons-nous à ce sujet ? Comment les gérons-nous ? Comment abordons-nous les imprévus ? Nous mettons-nous facilement en colère ? Sommes-nous facilement abattu et triste ? Quelle est notre état d’esprit à ce sujet ? Sommes-nous à l’aise ou plutôt dans la peur et l’appréhension ?

Qu'elles soient changeantes et/ou imprévues, déstabilisantes ou harcelantes ou carrément destructrices, c’est notre capacité à accueillir et à gérer les situations liées aux émotions qui va créer ou non dans notre corps et notre tête des conflits qui mènent à terme à l’épuisement.

Selon Freudenberger : « le burnout est une maladie de l’âme en mal de son idéal » et « Le processus de stress chronique n’est que la soumission établie à des contraintes non-choisies ». Qui dit conflit dit perte d’énergie. Conflit de sens, de valeur, d’idées… Bien que le conflit soit inné à la personne humaine, et qu’il est parfois source de développement à travers l’échange, s’il est mal géré, il devient alors dangereux et destructeur.

Il existe en fait un lien étroit entre les maladies liées à l’épuisement au travail comme le burnout, la fibromyalgie, ou encore le stress chronique ou la spasmophilie et la façon dont nous gérons nos émotions. Les symptômes dont je parle dans ce guide sont la partie émergée de l’iceberg et sont bien évidemment à intégrer. La partie immergée qui est en fait la cause de ces maladies est liée à la façon dont nous abordons et nous gérons nos émotions. Pour être précis, la cause de l’épuisement se situe au niveau psychique et de l’énergie vitale renforcée ou détruite par les émotions.

Ce sujet est rarement abordé mais c’est très concrètement la base de l’épuisement, c’est à partir de cette inaptitude à gérer toutes situations de conflit que va se construire petit à petit et insidieusement l’épuisement.

Pourquoi notre méconnaissance de ces mécanismes engendre tant de symptômes dans le corps ?

Tout ceci est purement chimique et physique. L’explication est simple, l’émotion est une énergie qui doit être en mouvement. Le terme émotion vient du latin ex movere qui signifie se mouvoir vers l’extérieur, sortir vers l’extérieur. Lorsqu’une émotion est vécue harmonieusement, elle circule puis sort du corps soit par la parole, soit par le geste, soit par tout type d’action comme les cris, les pleurs... C’est ce que nous faisons lorsque nous sommes bébé.

Le système éducatif, familial, relationnel, notre environnement en général nous interdit de vivre nos émotions. Au fur et à mesure de notre croissance, on doit apprendre à contrôler ces émotions, à les réprimer et surtout à ne pas les montrer.

Or, c’est lorsque nos émotions sont bloquées à l’intérieur du corps et qu’elles sont dans l'impossibilité de circuler. Elle deviennent alors un véritable poison. Accumulées jour après jour, semaines après semaine... années après années,  elles dérèglent progressivement toute notre physiologie, ce qui en fait la cause principale du burnout. Ce conflit intérieur nous ronge jusqu’à ce que le corps appelle à l’aide et qu’il coupe l’alimentation en énergie (et oui, nous ne sommes qu’énergie !). D’où l’impossibilité de se lever le matin, les chutes inopinées, les crises de panique, les palpitations violentes...

Quand une émotion est déclenchée, elle produit des tensions musculaires pour répondre à l’invitation au mouvement. Le corps se prépare alors à effectuer ce mouvement. Cette préparation induit des crispations musculaires pour effectuer physiquement le mouvement.

S’il y a contrôle et que l’émotion et la crispation reste bloquées à l’intérieur du corps, celui-ci ne comprend plus ce qu’il doit faire et produit alors du catabolisme. Ce phénomène physique va générer des déchets et de l’acidité qui va venir enflammer les tissus. Cela entraine une réaction hormonale et oblige les glandes surrénales à produire l’adrénaline nécessaire pour effectuer le mouvement et du cortisol dans la foulée pour tamponner cette inflammation. Plus ces inflammations sont fréquentes plus elles sont douloureuses, plus ça tire sur les tendons et plus on va produire d’adrénaline et de cortisol puisque le mouvement n’arrive jamais ! Ces deux hormones produites en quantité disproportionnées vont alors épuiser les glandes surrénales, se stocker dans les tissus et provoquer une sortie du magnésium des cellules engendrant une déminéralisation, d’où l’hyper-sensibilité, l’irascibilité, l’agressivité. On aura alors « les nerfs à vifs ». Cela entraînera par la même occasion des problèmes de concentration et de sommeil.

Sachant que notre système nerveux est composé de deux branches et que la première exerce un rôle au niveau de l’action consciente (c’est le système nerveux sympathique) et la deuxième sur l’action inconsciente (sommeil, repos, digestion, c’est le parasympathique) on comprendra assez aisément le décalage puissant produit entre les deux. C'est l'omniprésence et la prédominance du système sympathique qui empêchera très logiquement toute régénération des cellules et des organes due aux insomnies, et à une perte totale de sommeil récupérateur.

 

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SYMPTÔME N°1 INSOMNIE & MANQUE DE SOMMEIL : PRATIQUEZ LA COHERENCE CARDIAQUE !

Bénéfice instantané : ralentit les battement du coeur, diminue les angoisses et l'anxiété, réoxygène le corps et le cerveau, détend le système nerveux, régule les émotions.

A effectuer 3 fois par jour tous les jours si possible pour impacter durablement les états émotionnels.

Concentrez vous sur le point de la courbe en inspirant 5 secondes puis en expirant 5 secondes lorsque le point redescend.

Prenez soin de vous en le faisant jusqu'à la fin des 5 mn.


Ce symptôme est le plus fréquent. Il est donc compliqué de le prendre en considération car ne pas dormir correctement devient la norme. On s'habitue à se réveiller toutes les nuits, à ne plus faire de rêves, à ne dormir que 4 ou 5 heures par nuit voir moins. Or nous savons tous très bien que le sommeil est primordial : si vous avez des enfants prenez conscience de l’importance que vous accordez à la qualité et à la quantité de sommeil que vous leur imposez ! Pour nous, bien que nous ayons moins besoin de sommeil en vieillissant, il est néanmoins très important de préserver aussi notre qualité de sommeil qui doit avant tout être récupérateur. On oublie trop rapidement son rôle fondamental sur la régénération de nos cellules et de nos organes qui font alors leur travail d’épuration et de nettoyage.

D’autre part, le travail cérébral le plus intense se fait la nuit lorsque notre inconscient et le système parasympathique prennent le relais et qu’il permet sans aucune volonté de notre part de s’autoréguler, de faire fonctionner le cerveau, le cœur, le système digestif sans qu’on ait à y penser une seule seconde ! REPRENEZ EN MAIN VOTRE QUALITE DE SOMMEIL POUR RETROUVER VOTRE EQUILIBRE PHYSIQUE, ET MENTAL. Si vous avez des difficultés à vous endormir, si vous avez des insomnies, ou d’autre problèmes liés au sommeil il existe des tas de techniques pour vous aider vous-mêmes ou pour être aidé : sophrologie, cohérence cardiaque, relaxation, respiration, méditation, yoga ou éventuellement activité sportive (à effectuer la journée et non le soir).

Deux clés : écouter son corps, le regarder, le contempler, c’est le seul qui ne vous mentira jamais !

 

SYMPTÔME N°2 : TROUBLES DES FACULTES COGNITIVES, PROBLEMES DE CONCENTRATION, D’ATTENTION & DE MEMOIRE

Ce type de symptôme est également ultra fréquent et nous n’y accordons encore une fois pas assez d’importance. On ne se rend pas forcément compte rapidement qu’à force de faire plusieurs choses à la fois on en oublie la majeure partie et que les choses importantes sont diluées dans les actions « soi-disant » urgentes. Cette notion « d’infobésité », de sur-sollicitation permanente produite par les nouvelles technologies fatigue notre système nerveux, notre capacité à raisonner et notre équilibre. D’où l'importance de s'approprier le plus vite possible les outils de gestion des priorités organisationnelles, personnelles et professionnelles. Ce deuxième symptôme est très lié au stress récurrent et à la production de cortisol. Cette hormone produite en quantité trop importante de manière régulière empêche la production de dopamine « l’hormone du bonheur » et joue directement sur la qualité des connections neuronales liées à la mémoire. Il est donc là aussi fortement conseillé de s’aider soi-même ou de se faire aider en ayant une démarche active autant dans l’approche que dans la pratique.

Il n’existe pas de stress positif, ce stress positif n’est en fait que la forte implication et le niveau élevé de motivation que l’on s'impose lorsque l’on entame un projet et qu’on est très intéressé dans sa réalisation, dans la part que l’on va apporter à sa réussite, dans le temps que l’on va y donner et le cœur que l’on va y mettre. Le stress s’ancre dans le quotidien et son hormone continue insidieusement à être produite et à enflammer nos tissus. C’est une vraie plaie et un outil de manipulation interne et/ou externe pour faire monter l’adrénaline, pour booster les personnes superficiellement en les valorisant, en les incitant fortement à faire les choses pour le donneur d’ordre et non pour eux-mêmes. Et là entre en jeu tout le sens que l’on met dans notre travail.  Quelle stratégie personnelle et professionnelle vais-je mettre en œuvre pour atteindre ma réussite ? Cette envie de réussite est-elle en accord avec mon travail. Mes valeurs sont-elles elles aussi cohérentes par rapport à mon travail ? Quel est le vrai moteur, la vraie vision personnelle que l’on a au-delà de toute réussite matérielle ?

- L’envie d’être disponible pour une passion ?

- L’envie de partager les bienfaits de tel ou tel produit de l’entreprise dans laquelle je m’investis ?

- Le financement d’un projet personnel ?

- Le financement de l’année d’étude des enfants… 

 

SYMPTÔME N°3 : DOULEURS GASTRIQUES, ACIDITE, HERNIE HIATALE, CONSTIPATION, SPASMES ABDOMINAUX

Le stress, l’anxiété, la pression quotidienne sont autant de raison d’avoir des soucis d’acidité gastrique, de douleurs abdominales, de crampes à l’estomac, de spasmes. La hernie hiatale n’est pas provoquée par l’anxiété mais d’autres troubles y sont reliés tels que le reflux oesophagien, causé ou aggravé par l’anxiété, par les soucis, par le sens de culpabilité et par le stress.

 

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SYMPTÔME N° 4 : LES MIGRAINES, MAUX DE TÊTE, CERVICALGIE, TORTICOLIS…

Là aussi difficile de prendre conscience de la profondeur et des causes de migraines présentes depuis toujours. On pense alors qu’on a toujours eu ça, que ça fait partie de nous, et que donc il n’y a pas lieu d’y accorder plus d’importance que ça. On se gave de médicaments, d’anti-inflammatoires, de cachets etc…

STOP ! Si le corps vous appelle à l’aide avec ce symptôme, c’est qu’il souhaite qu’on l’écoute. Or cette conséquence provient d’une cause : problème de charge de travail, de réorganisation, de rachat, mais aussi de qualité de respiration, de stress, de tensions, de contrariétés, d’évènements particuliers qui font que l’on garde en soi tous ces facteurs qui vont effectivement nous « prendre la tête ». Si cela est handicapant, que vous êtes mal la moitié voir toute la journée : écoutez votre corps et venez lui en aide, il en a besoin. Réfléchissez aux évènements proches ou lointains que vous avez vécu dans les jours semaines mois ou années qui ont précédé et analysez comment vous les avez vécus pour mieux comprendre d’où viennent ces maux.

 

STRESS PETIT

 

 

SYMPTÔME N°5 : LE STRESS EST TROP SOUVENT UTILISE COMME OUTIL DE MOTIVATION & DE PERFORMANCE

C’est en fait le dénominateur commun qui génère tous les symptômes. C’est lui qui crée les appréhensions, les angoisses, les peurs, les situations où l’on a l’impression que l’on ne s’en sortira pas, que l’on est seul face au risque, au danger, aux malentendus, aux conflits, et ce, quel qu’ils soient. Ce signal de « danger » transmis par notre système nerveux à notre cerveau crée des modifications de notre métabolisme qui se met en situation d’alerte comme si on étant face à un danger de mort. Initialement, à l’époque de la préhistoire, le rôle de l’alerte transmise au cerveau reptilien était prévue pour faire face à des dangers de prédation. Depuis tout a changé… Et notre cerveau reptilien a gardé son côté… Reptilien.

D’où un décalage total entre l’interprétation par le cerveau du message de départ et l’interprétation de situation de conflit ou de risque ou de malentendus qui sont toujours pris par le cerveau reptilien pour des dangers de mort ! Le cerveau reptilien fonctionne en ON ou en OFF, entre il n’y a pas d’alternative, de nuance, ou de notion de niveau. Or de nos jours, ces dangers ne sont plus les mêmes bien que cette partie du cerveau les interprète de la même manière. Situation inconnue = danger ! Donc rebelote, production d’hormone destinée à faire face à ce stress. Le stress récurent peut se manifester à différents endroits du corps : plutôt vers la tête, plutôt sur la partie haute du corps, au niveau du ventre ou dans la partie inférieure. Le syndrome des jambes qui bougent en permanence est un signe très fréquent de stress interne voulu ou subi. Dans 80% du temps, les personnes à qui l’on en fait part se réfugient dans le déni en disant qu’elles ne sont pas du tout stressées. Grave erreur, ce stress vécu comme positif, valorisant où on se « grise » soi-même à l’idée d’un projet, de la réalisation d’un rêve, d’un objectif envoie des fortes doses d’adrénaline ayant un effet euphorisant. Super, sauf que lorsque c’est permanent régulier ou récurrent, ces hormones se transforment là aussi en cortisol qui est un réel poison pour le sang : augmente le taux de sucres dans le sang, favorise hyperglycémie, et donc le diabète. Le cortisol augmente également la production de graisse et donc le mauvais cholestérol, augmente l’élimination de l’eau par les reins et la rétention de sel, inhibe la croissance par action sur le cartilage.

L’EXCES DE CORTISOL FAVORISE LES INFECTIONS, FAVORISE L’ACIDITE GASTRIQUE, LES ULCERES 

Cette hormone utile pour permettre au corps de s’adapter au stress va également en cas de surdose régulière et élevée favoriser les risques cardio-vasculaires.

 

SYMPTÔME N°6 : DOULEURS AUX BRAS, EPAULES, OMOPLATES, DORSALES

Comme nous l'avons vu dans le point ci-dessus, le stress provoque des inflammation des tendons et des muscles. Les symptômes qui en découlent se diffusent sur la partie haute du corps et ont des effets notoires sur le cou, les trapèzes, les épaules, les omoplates, les bras les mains les doigts (fibromyalgie).

 

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SYMPTÔME N°7 : L’ISOLEMENT PROFESSIONNEL ET PERSONNEL QUI DESOCIABILISE

Le fait de toujours vouloir en faire plus est dangereux car la volonté de performance toujours plus forte peut-être interprétée par l’entourage comme une volonté de dominer, d’écraser de faire mieux que les autres. D’une part cela dévalorise énormément les collègues, d’où une mise à l’écart progressive par l’environnement direct puis par soi-même par complexe de supériorité : je peux bien faire tout ça tout seul !

 

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SYMPTÔME N°8 : EPUISEMENT DES LE REVEIL, FATIGUE CHRONIQUE

C’est un symptôme qui semble anodin et auquel on accorde en fait peu d’attention. En fait le corps n’arrive plus à se recharger, il est de plus en plus épuisé et les heures de sommeil n’y font rien. Les batteries sont réellement à plat et c’est votre mental et votre système nerveux qui maintien « le courant allumé ». Le problème c’est que le stress permanent que vous vivez vous mets dans une situation qui stimule en permanence le système nerveux sympathique responsable de tout ce qui permets de transformer les pensées en actions, sous l’impulsion du cerveau. Ce système sympathique prend le pas sur le système neveux parasympathique qui est dédié au repos, à la régénération du corps et des cellules, de la digestion lors du sommeil. Ce déséquilibre est fondamental dans la survenance du burnout. Les glandes surrénales qui produisent l'énergie sont à plat.

 

SYMPTÔME N°9 : PERTE DE SENS AU TRAVAIL = PERTE TOTALE D’ESTIME DE SOI

La perte de sens est à la base de la perte d’estime de soi. Toujours très motivés après l’embauche, après la réussite d’un projet, ou après de bons résultats, les salariés qui subissent un changement d’organisation, de management ou d’affectation se retrouvent dans des environnements différents auquel certains n’arrivent pas à s’adapter suffisamment.  Un management absent et parfois en même temps autoritaire est le pire des scénaris au quotidien. Cela impacte leurs résultats, leur image et leur reconnaissance. Ils se rendent alors compte que leur engagement sans faille d’hier les perd dorénavant plutôt qu’il ne les sert. Après avoir vécus plusieurs réussites non reconnues, et/ou plusieurs échecs non traités et non acceptés par leur nouvelle organisation hiérarchique, les salariés souvent dévalorisés harcelés ou manipulés perdent progressivement toute confiance en eux et logiquement toute estime d’eux-mêmes. Ils se rendent compte que quoi qu’ils fassent ils sont devenus totalement inutiles à l’entreprise et à eux-mêmes.

 

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SYMPTÔME N°10 : CONSOMMATION DE PRODUITS (DROGUES, ALCOOL, MEDICAMENTS …)

Le ou les petits verres quotidiens

Bien que les médicaments puissent être utiles à certaines périodes et servent de "béquille" pour se mettre dans une logique de repos, il faut savoir et prendre conscience que ces solutions comportent des risques de dépendance pour ceux qui les prennent. D'autre part, les substances prises pour se stimuler (le café, la cigarette, les boissons énergisantes, certaines drogues, l’alcool) vont intensifier l’épuisement de fond en se faisant croire que tout va bien sur la forme.

 

exaspéré - copie

 

SYMPTÔME N°11 : IRRITABILITE, COLERE, AGRESSIVITE, IRASCIBILITE, CYNISME

Le problème de perte d’estime de soi et l’isolement vont générer beaucoup d’émotions négatives, de frustration et de rejet qui seront autant d’émotions négatives stockées dans le corps qui ne pourront pas s’exprimer au-dehors et qui vont générer des contractions musculaires répétées, des accélérations du rythme cardiaque, des palpitations provoquées par le stress, de la colère, de l'exaspération, de l'agressivité... Ces manifestations du corps qui n’est pas d’accord qui vont être de plus en plus fréquentes et de plus en plus fortes : STOP !

 

CONCLUSION

 

 

invictus

 

 

http://m.france2.fr/emissions/dans-les-yeux-d-olivier/diffusions/22-06-2016_491291

 

 

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Se recentrer par la respiration consciente au quotidien

respiration

Notre faculté première est de respirer. Donnons-nous les moyens de le faire au mieux pour transformer nos vies et lui donner du sens

La racine latine du mot oxygène vient de oxus qui signifie aigu et acide et de gennan qui signifie engendrer. Paradoxal non ?

Nous n'utilisons pas l'air que nos inhalons pour vivre mais pour survivre. Nous ne sommes pas suffisamment présents dans notre quotidien et notre existence. Nous survivons coupés de nos corps dans nos têtes en pensant bien logiquement que c'est la tête qui en est le centre. Nous oublions consciemment et inconsciemment que notre tête, même si elle est parfois bien faite, n'est pas le coeur de notre vie. Et pourtant, que de souffrance, que d'angoisse, de tristesse et de colère. Que de stress oxydant nous nous provoquons à nous-mêmes en ne donnant à notre respiration qu'un très très faible intérêt et en accordant au contrôle que nous souhaitons exercer sur nos existences une priorité maximale !

Les seuls moments où nous nous y attachons, c'est comme trop souvent lorsque nous avons mal. Dans les bouchons et la pollution lorsque l'on est allergique et que l'on tousse, lorsque l'on est asthmatique, lorsque l'on fait un effort et que l'on a besoin de l'énergie contenue dans l'air pour souffler, lorsqu'on est essoufflé après avoir monté un escalier... Observez les sportifs et l'importance qu'ils accordent à leur inspirations et à leur expirations. Cela les inspirent et leur donne une plus grande capacité pour se concentrer et pour focaliser sur leur course, leur épreuve.

Nous sommes finalement très durs avec nous-mêmes, très intransigeants, un brin masochistes... Car au delà de la simple respiration, nous avons été élevés et éduqués dans la culture de la douleur : il faut souffrir pour être beau (ou belle), il faut en baver pour réussir, il faut énormément se battre et lutter, la vie est un combat etc...  N'existe t'il pas une autre voie ? D'autres expressions bien connues existent aussi : "Être gonflé à bloc", "Ne pas manquer d'air", "Être inspiré", "Prendre un bol d'air"...

 

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Bien que l'air soit la base même de nos vies, nous n'accordons pas à la qualité de notre respiration le moindre intérêt.

Et si nous savions ! Si notre éducation nous apprenait les bienfaits de cette respiration. Si le système éducatif et l'entreprise instituait des cours de respiration, de relaxation, de yoga, de méditation quel bénéfices nous pourrions en tirer ! Pour bon nombre de cultures différentes de la nôtre :  indienne (prana), chinoise (énergie du chi), japonnaise, l'air représente une vraie richesse à intégrer et à utiliser au mieux pour trouver l'équilibre entre le corps et l'esprit, pour nous comprendre nous-mêmes, et comprendre comment  trouver notre place sur cette magnifique planète.

 

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Arrêter de respirer ?

Nous pouvons arrêter de boire plusieurs heures, nous pouvons arrêter de manger plusieurs jours. Pouvons nous arrêter de respirer plus de 3 minutes ? Pourquoi ne prenons nous pas en considération cet élément vital que constitue l'air pour nos poumons, nos cellules, notre vie au sens large ?

Les raisons sont principalement liées aux croyances. Nos sociétés occidentales prônent la réussite matérielle moteur de l'existence. Il faut pour réussir sa vie être en état d'occupation permanente, comprendre que l'activité ou l'hyperactivité sont des qualités intrinsèques à cette réussite, que la souffrance est induite, que le bonheur c'est d'avoir. Et nous en tant qu'être, quand pensons-nous à nous et au sens que nous donnons à notre 'existence ? Quand penser à notre bien-être, à notre respiration, à  cet air qui nous apporte l'oxygène dont nous sommes dépendant ? Beaucoup répondront qu'ils n'y voient aucun intérêt.

 

"On a toujours fait comme ça, pourquoi on ferait-on autrement ?"

Les jugements que portent nos environnements professionnels sur nos habitudes, l'image que l'on renvoie à travers les normes quantitatives d'heures de présence au travail, font que le temps que nous passerions à prendre le temps de respirer pour chasser le stress pour se relaxer est un temps précieux qui doit être occupé à faire autre chose. Même si cela nous permettait de mieux nous concentrer sur nos tâches, coupés des voleurs de temps que représentent les mails, les intrusions intempestives de collègues ou les directives contradictoires.

Nous respirons chaque jour environ 12000 litres d'air, imaginez-vous ce que cela ferait de respirer consciemment cette quantité ne serait-ce qu'un jour entier ? Et pendant 10 jours ou presque ? 

Méditation Vipassana > Région Sud-Est > Région Sud-Est

La technique de méditation Vipassana est enseignée lors de cours résidentiels de 10 jours pendant lesquels les participants apprennent les bases de la méthode, et pratiquent suffisamment pour faire l'expérience de ses résultats bénéfiques. Aucune participation financière n'est demandée pour les cours, pas même pour couvrir le coût de la nourriture et du logement.

https://www.sudest.fr.dhamma.org

A un autre niveau, il est possible de s'exercer au quotidien à respirer consciemment afin de prendre justement conscience de ce que nous pouvons toucher du doigt : la paix intérieure, le recul à la réflexion sur soi, le retour à ses valeurs, à sa raison d'être, à ce que peut nous apporter notre job au quotidien et ce qu'il peut apporter aux autres.

N'hésitez pas à aimer, commenter, partager ou à vous abonner en haut à gauche sur la page d'accueil.

Merci de faire vivre ce blog !

 

 

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DENI DU BURNOUT ET TABOU : DES PROBLEMES DE FOND

Le burnout au quotidien un sujet tabou ?

TABOU

Tout d'abord, il faut savoir que bien qu'on en parle beaucoup dans les médias, le problème de la souffrance au travail en général et du burnout en particulier est tant sur le fond que sur la forme un sujet extrêmement délicat pour les entreprises.
Logique. Ce sujet pose la question centrale de la responsabilité de ces entreprises par rapport au maintien du bon état de santé de leurs salariés. Or, on constate que les problématiques des salariés sont toujours les mêmes. Elles sont liées à l'incertitude inhérente à leur avenir, à une surcharge importante de travail, à des horaires quasi ininterrompus du fait des nouvelles technologies, à des objectifs intenables, à des délais toujours trop rapides et trop courts, à des cadences inhumaines, à un management autoritaire... On peut alors se poser la question de savoir si l'entreprise n'est pas effectivement responsable de générer un environnement propice au burnout.
Ce que l'on peut constater également, c'est un désaveu dans son ensemble de la population salarié pour le travail tel qu'il est organisé aujourd'hui. Selon une étude de l'institut Gallup de 2014, seulement 11% des personnes prennent du plaisir à aller travailler le matin et sont donc engagées. 61% sont désengagées, et 28% sont "activement désenagées". Ces méthodes de fonctionnement en arrive donc à leur limite, et le coût financier et humain est collossal. Selon les estimations diverses et variées, il représente entre 500 et 1000 milliards d'Euros pour la France.

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Alors qu'en est-il vraiment ?
La responsabilité des salariés est évidemment invoquée par les entreprises qui ne veulent pas porter le chapeau. Les raisons avancées sont liées au "faiblesses" de tel ou tel, à la mauvaise organisation de travail, à la susceptibilité, à l'agressivité, au manque d'affirmation... Or ces phénomènes bien connus ne sont en général que des conséquences de pratiques organisationnelles obsolètes qui poussent les personnes à un niveau extrême de stress quotidien dont l'impact sur la santé mentale est presque instantané : perte d'estime de soi, manque de respect et de reconnaissance, mépris, déni de soi...
D'un autre côté, le salarié doit mesurer son intérêt qu'il a a prendre sa situation en main et a agir à son niveau pour se prémunir et repenser son rôle dans l'entreprise où il travaille et dans sa vie en général. Aîe !

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Nous sommes tous malgré tout le résultat de nos choix, de nos réussites et de nos échecs. Le burnout est parfois le miroir violent de situations et de problématiques personnelles dont on a souvent absolument pas conscience. Les symptômes d'isolement, de perte de sens, d'horaires extrêmes et les douleurs diverses physiques et morales, d'abattement, de colère et/ou de tristesse sont les premiers signes dont il faudrait avoir à l'esprit avant pour alors comprendre le risque qui peut en découler. Il faut apprendre à écouter les réactions du corps car dans cette histoire, c'est très souvent le seul à ne pas mentir...

Une vidéo très instructive !

 


https://www.youtube.com/watch?v=pfBg5zslakA&feature=youtu.be

Burn out - Prévenir le Burn-out - Prévenir le syndrome d'épuisement professionnel

Beaucoup le considèrent comme le mal professionnel de notre siècle. Et pour cause : à l'heure actuelle, les cas de burn-out, ou syndrome d'épuisement lié au travail, ne cessent de se multiplier. Catherine Vasey, psychologue spécialiste du sujet, nous explique comment les reconnaître, et surtout, s'en prémunir.

http://www.psychologies.com


http://www.psychologies.com/Travail/Souffrance-au-travail/Burn-out/Articles-et-Dossiers/Burn-out-prevenir-l-epuisement-professionnel

L'avant burnout : on se prémunit ?

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Un problème collectif d'entreprise où chacun peut agir à son niveau ?

Bien que nous sachions que le burnout résulte souvent de facteurs qui émanent de l’organisation et qu’il est vécu comme une perte d’affirmation, de confiance et d’estime de soi, il s’avère nécessaire de mettre en place des actions après avoir ressenti les premiers symptômes qui le caractérisent : pertes de mémoire, difficulté à se concentrer, insomnies…

La priorité : agir par soi et sur soi pour se retrouver, s’occuper de soi, s’octroyer des moments pour respirer, pour diminuer le stress et la pression, donner à son bureau un nouvel aspect plus à son image, se prévoir des moments pour utiliser la cohérence cardiaque, réfléchir aux personnes avec qui j’ai des affinités et voir comment communiquer avec elles…

Se prémunir c’est garder une grande confiance en soi. Ne pas tomber ni dans l’abattement, ni dans la colère ou la fuite est primordial. Savoir s’affirmer et oser dire les choses pour ne pas les ruminer, être assertif et congruent tout en étant dans l’écoute de l’autre. Comprendre le langage non-verbal pour mieux appréhender l’autre permettra de bâtir des scénarios efficaces pour être à même de communiquer efficacement et d’imposer son point de vue face à une personne toxique ou non. Pour cela, il est nécessaire de connaitre les 4 étapes qui construiront un véritable plan d’action :

- 1ère étape : la prise de conscience de soi et du rôle que nous jouons dans le processus qui peut mener au BO

- 2ème étape : réflexion et reconnexion à soi, à qui on est, ce qui nous construit, ce que l’on ne souhaite surtout pas et ce que l’on veut vraiment

- 3ème étape : le conseil et l’accompagnement,

- 4ème étape : le retour à la vie sociale et active.

 

colombe

A titre individuel, retrouver l’envie est le premier et le seul enjeu. Ça ne doit pas être un objectif au sens mesurable et quantitatif mais un vrai désir, une vraie envie. Il ne s’agit pas de se forcer, de devoir ou de s’imposer des choses, mais d’en éprouver le besoin. Cette envie sera motivée par un réel désir de s’épanouir au travers une activité ancienne ou nouvelle et pourquoi pas d’un nouveau travail ! Quel changement de paradigme ! Passer du postulat de l’avoir à celui de l’être.

Première grande difficulté : remettre en question sa vie et son propre parcours, perdre certains acquis, certaines facilités ou habitudes, être capable de se remettre à nu pour renaître afin de trouver le sens que l’on veut donner à sa vie pour être en harmonie avec soi-même puis avec les autres.

En fait pour être simple, retrouver l’envie c’est d’abord se retrouver soi.

Et cela passe par une introspection, qui suis-je, comment je me vois, de quoi ai-je vraiment envie dans la vie, qu’est ce qui me crée de la joie, de la satisfaction, qu’est-ce qui me fait réellement vibrer ?

Etre soi-même c’est apprendre à se connaitre, c’est comprendre ses principes, ses valeurs, c’est prendre le risque de reconnaitre ses faiblesses et ses erreurs, ses blessures et ses souffrances, mettre en lumière toute nos zones d’ombre. Cette appréciation de soi, cette prise de conscience et cette connaissance du sens que l’on souhaite développer est déterminant pour une réelle démarche de retour à la vie sociale et active.

 

 Plusieurs approches sont possibles pour entamer un processus de régénération :

- Tout type de méditation (pas forcément religieuse mais spirituelle)

- Changement d’alimentation

- Sport

- Yoga

- Groupes de parole

- Psychothérapie

- Stages de développement personnel

- Communication non-violente

- PNL

- Analyse transactionnelle…

 

Ces outils ont tous un point commun : calmer le mental et l’égo et retrouver l’énergie.

Le sport le yoga la méditation pour apaiser l’esprit, le sport le yoga ou les autres activités physiques pour laisser s’exprimer le corps, les stages de développement personnel l’analyse transactionnelle la PNL les groupes de paroles pour renforcer ses qualités relationnelles et sa communication. Une alimentation équilibrée pour retrouver l’énergie notamment au travers d’aliments crus.

Activez La Cohérence Cardiaque (Pratique)

Cette remise en question peut-être plus ou moins profonde selon les personnes, leur vécu et leur parcours.

Et s’occuper de soi ne veut pas dire être égoïste, cela veut dire être en paix avec soi-même pour apporter le meilleur de façon durable et pérenne aux autres dans la limite de bonnes conditions de travail et de respect mutuel.

roi

Le bien-être au travail un enjeu avant tout financier ?

Au niveau collectif, l’enjeu pour les entreprises est de taille. Entre l’absentéisme, le présentéisme, le coût du stress, les problèmes d’ATMP, les retards de production, de délais, les défauts de fabrication les démissions de salariés formés, les licenciements, les procédures prud’homales les coûts peuvent être démesurés. Sans compter le coût du burnout lui-même. Tout cela représente un gros manque à gagner au plan financier et une perte encore plus grande en terme d’image.

Pour les entreprises il semble tout autant indispensable d’entamer une démarche active de prévention des risques psychosociaux et du burnout en mettant en place différentes actions. Tout d’abord établir un état des lieux précis de la situation pour favoriser une vraie prise de conscience collective des manques de chacun. Laisser émerger les problèmes reconnaitre ses erreurs, mesurer enfin les responsabilités à tous les niveaux va permettre de jeter les bases d’un nouvel état d’esprit et de recréer un fort engagement derrière des valeurs et des principes forts qui ont fait la réussite de l’entreprise.

Seule difficulté : le tabou enraciné que représente à la fois la peur de reconnaitre l’incapacité de l’entreprise à créer une atmosphère de travail agréable et celle d’obliger ceux qui la dirige à se voir dans le miroir. Qui sera prêt à se remettre en question, à reconnaître sa part de responsabilité à constater les vraies raisons de tel ou tel échec ayant amené progressivement la société à mettre les personnes sous stress avec l’interdiction d'échouer ? Alors, qui est volontaire, quand est-ce que l’on passe à l’action ? On est pas obligé d’attendre que le signal d’alarme soit tiré, on peut agir AVANT !

Et c’est toute la problématique humaine : toute action ne doit pas naître du stress ni de la souffrance mais de l’envie d’aller vers le meilleur pour soi-même et pour les autres !

Posté par stephanedabas à 02:25 - Commentaires [0] - Permalien [#]

La délégation 1er outil pour le manager leader ?

Leadership 3

"Le meilleur manager est celui qui sait trouver les talents pour faire les choses et qui sait réfréner son envie de s'en mêler pendant qu'ils les font".

F.D Roosevelt

Savoir déléguer est un des pilers du manager leader.

Les 8 principes incontournables pour déléguer efficacement

1 - Assimiler le fait que la délégation est une démarche de progrès qui se définit dans la durée

La personne doit être reconnue déjà dans son rôle au sein de l'entreprise et avoir par ses résultats et son attitude montré qu'elle était à même de prendre en main un projet entrant dans son champs de compétences. C'est au manager de connaître ses équipes et de faire grandir les personnes qui les composent à travers un partenariat durable de partage et de travail collaboratif.

2 - Le temps nécessaire est pris au départ pour informer du bien-fondé de la mission : il est nécessaire de trouver le bon timing pour construire le process délégatif. Que ce soit pour le manager ou pour le collaborateur, le moment choisi est déterminant. Ce premier entretien de délégation doit avoir été préparé tout en déterminant le pourquoi, le quand, le comment et le qui. Etablir un climat de confiance et de respect propice aux échanges et non basé sur des ressentis, sur la personne, sur ses capacités, sur sa motivation.

3 - La délégation doit comprendre un planning précis timé sur les différentes actions à mettre en place afin de construire un process durable et performant. Les différents points de mesure de l'avancée du process dans le temps doivent permettre de déceler rapidement les écarts, les imprévus ou les dysfonctionnements.  Là encore l'attitude de chacun est déterminante, le manager doit avoir préparé les entretiens et se positionnner en coach facilitateur plutôt qu'en "contrôleur".

4 - Les standards de performance sont précis

Utiliser des indicateurs précis de performance entre les objectifs à atteindre et la situation de départ. Grâce à ces indicateurs déterminés au départ, le manager va pouvoir avoir une idée précise du bon déroulement du process.Quels étaient les résultats attendus, quelles sont les avancées ou en est-on à J+10, J+20, J+30 par exemple.

 

leadership

 

5 - Le ou les objectifs sont validés par le collaborateur et le manager

L'objet du premier entretien de délégation doit permettre de mettre en évidence le ou les objectifs que doit atteindre le process. Utiliser le modèle SMART constitue un des facteurs clés de la réussite du projet. Tout doit être mesuré au départ entre les deux protagonistes afin de ne pas laisser de place au malentendu afin de mieux gérer les imprévus lorsqu'ils se présenteront. Selon la loi de Murphy, il y en a toujours.

6 - Un engagement factuel sur le process est établi, l'attitude de chacun est motivée par l'aspect "Gagnant-Gagnant". La réussite dépend à la fois de l'engagement du manager et à la fois de celui du managé. Le manager doit créer un climat de confiance, de compréhension et de bienveillance à l'égard du managé et le managé sait avec précision d'où il part, les actions qu'il doit mettre en place dans le temps et les contrôles qu'il doit effectuer par lui-même.

7 - Le cadre est clair, précis, défini et se baser comme précisé ci-dessus sur des objectifs SMART. Le rôle du manager est primordial dans cette phase là. C'est à lui bien évidemment qu'incombe la responsabilité de ce point. Il doit créer un cadre précis au sein duquel le managé devra se sentir à l'aise en connaissant exactement la liberté de mouvement qu'il aura. Le manager doit ainsi déléguer le pouvoir de mener à bien le projet si bien qu'il n'est de toute façon "que" le coach du managé. Il ne doit pas récupérer et s'approprier la réussite du projet surtout pas.

8 - La délégation est envisagée comme un investissement : il est clair que la société ou la personne qui construit, prévoit, gère un process de délégation doit y voir tout d'abord un investissement en temps nécessaire et non pas comme une contrainte choisie au dernier moment car une dead line d'un autre projet très proche ne laisse plus d'autre choix au manager que de "refiler" le bébé à un de ses collaborateurs.

LA PARTIE HUMAINE DE LA REUSSITE DU PROJET

Au-delà des process se situe l'humain. La réussite de la mise en place d'un processus de délégation passe avant tout par l'intention du manager à accorder sa confiance dans la personne à qui il va déléguer. Cet élément est prépondérant.

La confiance n'évite pas le contrôle, certes, mais elle permet aussi et surtout à la personne à qui on va déléguer de mener son projet comme il l'entend. Même si le manager sait pertinemment qu'il aurait fait autrement, il doit être assez intelligent pour laisser libre son collaborateur. Il doit savoir doser ses analyses, avant le premier entretien avec le managé et lors des points de contrôle qu'il établira dans la durée. Il doit avoir une attidude irréprochable dans sa façon de communiquer, et utiliser la suggestion plutôt que le jugement. Il doit accorder sa confiance et donner le pouvoir à la personne concernée, d'où l'importance de travailler en amont pour savoir qui il va choisir pour la délégation.

Gagnant-gagnant, main dans la main. Tout comme la réussite de l'équipe, de l'organisation ou plus généralement de l'entreprise, la réussite d'une bonne délégation permet à chacun de trouver "sa" voie dans l'avancée du projet. Elle permettra au manager de gagner du temps sur son organisation et de choisir de l'affecter sur des sujets plus fonctionnels. Le collaborateur à travers sa liberté de construire gagnera en autonômie, en compétences en maturité dans son poste pour avoir toutes les chances de faire évoluer sa carrière.

 

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L'entretien de délégation : l'importance de la communication inter-personnelle

Ne pas avoir d'à-priori négatif et de préjugés sur la capacité de la personne à faire évoluer son projet, respecter les opinions de son collègue. Il doit créer un climat de respect, de confiance et de bienveillance à l'initiation du projet et lors de points de mesure que le salarié aura choisi. Il doit donner des informations plutôt que des appréciations personnelles sur les raisons du projet, sur son utilité et sur ses objectifs.

Il doit adopter un style de management calé sur son interlocuteur selon ses compétences, mais aussi sur ses valeurs, sur ses motivations professionnelles et personnelles, sur ses résultats actuels et passés, sur le relationnel créé. Il doit encourager la personne choisie à intervenir librement lors des entretiens de contrôle, valider son envie et sa motivation et définir un planning précis établi avec l'accord du managé.

 

 

 

Mal-être au travail, burn-out, RPS rien ne vas plus ? Quelles sont les leviers à activer pour sortir de cette logique ?

épuisement

Qu'est ce qui fait que les entreprises deviennent des lieux où les personnes en arrivent :

- à se suicider, à être en dépression chronique, à être incapable de revenir travailler après un burn-out,

- à être souvent contraint de privilégier leur carrière plutôt que leur vie personnelle,

- à être constamment sous-stress, ce qui implique des prises de médicaments, de drogue,et  d'alcool ?

 

douleurs épaules cou trapèzes

Pourquoi les entreprises ne veulent pas voir leur failles, leurs erreurs, leurs luttes inutiles au sein et à l'expérieur des équipes ? Il existe plusieurs axes de réflexion face à toutes ces problématiques qui n'en sont qu'une finalement : l'humain est relégué dans de nombreux cas non pas au second plan mais au dernier. Les pressions que les organisations subissent de toute parts - manque de personnes qualifiées, tarifs en baisse, CA en baisse, personnels démotivés, retards de paiement et de livraison... - les poussent à agir à court terme et à ne plus être en position de prendre du recul. D'où la perte de vision, des valeurs qui ont construit les réussites. La pression des chiffres, des tableaux, des ratios, bref des données comptables et financières, des actionnaires amènent  les sociétés les plus prospères à licencier, à couper les budgets, tout en laissant de larges avantages à certains. Cette économie du 19ème siècle est pourtant révolue sur le papier. Mais la France a toujours été une exception. Cette situation sociale et économique laissée en friches depuis tant d'années par nos politiques irresponsables et nos pseudos élites,  ce délitement de la société due à des non-choix, ces conflits qui ne sont plus à nos portes mais bien chez nous, créent durablement le pire sentiment qui puisse arriver dans un pays : la peur du lendemain, du voisin, du patron et du salarié en même temps, la remise en cause des autorités hier naturelles. la trahison vient toujours de l'intérieur, généralement là où on ne l'attend pas. Les repères disparaissent pour les uns comme pour les autres ne laissant plus qu'une espèce de société anarchique que les médias favorisent par leur recherche du sensationnel négatif qui apitoira les foules.Seules comptent les apparences et l'impression que l'on doit donner que l'on a de l'argent. Cette économie du tout de suite, qui se fait sentir chaque jour un peu plus, contraint et contrarie certains en permettant l'émergence et les opportunités pour d'autres. Malgré la situation actuelle, il existe toujours des solutions innovantes, nouvelles qui vont compenser les problèmes majeurs que nous connaissons par un phénomène naturel de vase communicants.

La société dans son ensemble, le monde entier est en profonde mutation, les réseaux et l'internet révolutionne encore plus le monde du travail qu'il y a encore 3 ou 5 ans. Seules les structures qui sauront y voir des chances de grandir et de se développer y trouveront leur compte. Le recrutement, la formation, la logistique, le commercial, le droit, les finances sont toutes des activités en plein boulversement. Tout ces nouveaux outils technologiques enterrent à jamais des pratiques que l'on croyait les meilleures encore hier.

Ces changements mettent en exergue les faiblesses et les failles des entreprises qui ne tiennent pas compte de leur capital humain. La situation sociale se délite progressivement et les acquis d'hier sont sans cesse remis en cause secrètement ou pas. Les lieutenants du capitalisme dur veillent à casser progressivement la "vieille économie" à un prix qui se paye toujours en nombre de licenciements, en baisse de prise en charge de la sécu, en hausse des impôts, en coupes budgéraires... Les syndicats font leur tambouille pour garder encore un minimum de crédibilité, les ministères aussi, on vit à la fois dans une société d'interdits et d'exptrême rigidité et en même temps on sent que tout se désorganise se casse se désagrège. Mais de plus en plus de gens ne sont plus dupes, ils savent que le pays est à la dérive.  Et on leur dit bien, à travers les médias, à travers l'analyse de leur quotidien, à travers Air France, la hausse de la taxe foncière, les informations qui sortent sur les manipulations dont nous sommes l'objet. L'autorité utile se dilue mais l'autoritarisme règne.

Même si l'on constate que l'argent roi n'a jamais été aussi fort, que qui pollue nos enfants et les relations aux autres, les valeurs fondamentales de la vie et de l'humain existent toujours car elles sont innées. Nous naissons parfaits du Nord au Sud et de l'Est à l'Ouest de la planète. C'est le système tel qu'il existe qui nous transforme et nous cause les plus grand soucis dans l'entreprise comme à l'extérieur. L'essentiel est de se retrouver soi. De se couper de l'extérieur pour retrouver la paix intérieure. Garder les yeux ouverts tout en étant serein et confiant dans le présent et l'avenir. Tout s'arrange toujours.

Quelles solutions ?

santé

Retrouver l'essentiel, les fondamentaux humains tout simplement. Réapprendre à se comprendre, à communiquer, à donner avant de recevoir, à s'intéresser à son voisin, dans le métro sur son pallier, en vacances... Ne pas tomber dans le piège de la peur ou de la panique, garder la tête froide et garder le cap d'une vie plus humaine et moins mécanique. Notre cerveau nous sert bien, notre coeur aussi. Apprenons à équilibrer les deux et donnons à chacun la chance de pouvoir s'exprimer. Créons du lien entre nous au travail, dans la rue, entre amis ou copains et au sein des familles. C'est très simple à mettre en place, il suffit comme toujours de faire des choix et de les assumer en se respectant soi-même et en respectant les autres. Apprendre à communiquer, à comprendre l'autre dans ses souffrances, ses travers et ses malentendus c'est se comprendre aussi soi-même et ça permet d'avancer dans le bon sens.

Redonner du sens à son travail, au pourquoi on le fait, ce que l'on en tire et ce que l'on y donne. Mettre en commun les connaissances et arrêter de tirer la couverture, travailler réellement ensemble pour faire que chacun participe au bien-être de l'autre et inversement. Accepter les erreurs, travailler en réseau, faire des retours d'expériences, sortir la tête du guidon pour voir ce qui se passe autour de soi, se rendre compte qu'il y a mieux et pire partout. Arrêter de se regarder le nombril tout en étant lucide sur les manipulations alentours, c'est retrouver un équilibre qui en vaut la peine. Dans et pour les entreprises mais aussi à l'extérieur. Dans et pour soi mais aussi pour les autres. L'entreprise ne doit-elle pas elle aussi en équilibre ? Financier tout d'abord mais aussi humain. Trouver cet équilibre c'est se permettre la sérénité, le luxe de se dire que la vie est merveilleuse parcequ'on fait Le travail dont on a toujours rêvé et que l'épanouissement vient de se que l'on s'apporte à soi, de ce que l'on apporte aux autres, de la reconnaissance que l'on reçoit dont l'importance fluctue au gré des personnes, de leur vécu familial, sociétal, fait de joie et de peine, de souffrances et de grands plaisirs.

 

 

Implication des salariés : engager au quotidien ou prévenir le désengagment ?

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L'engagement représente un des sujets majeurs en période de crise.

Les conséquences du désengagement : les commerciaux ont plus de mal à vendre, la communication est compliquée voire impossible en interne, l'absentéïsme augmente, le turn-over également... Les résultats déçoivent les dirigeants et les salariés ont le moral en berne.

Les managers doivent jouer les pompiers, rassurer leur collaborateurs, redonner confiance, bref le sale boulot !

Nous savons tous que la conjoncture pose le problème de la confiance. Confiance des salariés vers la Direction et inversement. Le manque de sens remet même les fondamentaux en question d'où un manque de vision, d'envie, de reconnaissance et de motivation.

Quels sont les leviers à actionner en ces temps difficiles pour ré-instaurer la confiance ? Comment ré-engager les troupes face à la tempête ?

Les acteurs qui ont un réel impact sur la situation sont multiples. Chercher des coupables et à vouloir à tout prix désigner des responsabilités sera stérile, la situation est déjà-là il faut donc AGIR. Le problème de l'engagement est complexe et subtil. Qu'est-ce qui fait que les équipes sont démotivées, qu'elles n'ont plus la gnac, ni l'envie d'avancer ?

 

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Plusieurs indicateurs sont significatifs : le taux de turn-over, l'absentéïsme, le "climat". Le constat est sans appel, tout ces éléments qui étaient "au vert" il y a deux ou trois ans ont pris des proportions inquiétantes voir alarmantes. Telle ou telle société qui se targuait de garder ses meilleurs se rend compte que ce sont ceux-là qui aujourd'hui quittent le navire.

Comment en est-on arrivé là ? Le constat le plus fréquent : la communication ne passe plus, le dialogue est rompu, les directives incomprises sont logiquement non-respectées, la nouvelle organisation non-plus, tous les indicateurs virent progressivement et rapidement au rouge !

Tout d'abord, il est indispensable de connaître les vraies valeurs des salariés car, seulement 29% des personnes se considèrent comme engagées, 45 % ne le sont pas et 26 sont totalement désengagées.

Selon une étude de Kea & Partners, 10 valeurs ressortent d'une étude de 2012 :

- le travail en équipe pour 27%,

- le professionalisme pour 26%,

- la focalisation sur le résultat pour 25%,

- la pression sur les coûts à hauteur de 23%,

- le sens des responsabilités pour 23%

- la satisfaction client et l'efficacité pour 22% et la productivité pour 20%

Les deux valeurs que les salariés souhaitent le plus voir développées sont l'honnêteté et l'écoute.

Les priorités sont assez claires : il faut rétablir une communication saine à tous les niveaux de l'entreprise, la Direction joue alors un rôle déterminant.

On voit égaleement qu'il existe une corrélation réelle entre les valeurs des chefs d'entreprise et celles de leurs collaborateurs. Les valeurs personnelles des dirigeants sont :

- l'honnêteté pour 41%,

- le sens des responsabilités pour 38 %,

- l'adaptabilité, la persévérance, la confiance et la créativité.

On constate qu'il existe très simplement entre ces deux populations un gros probléme de compréhension, de communication car les valeurs sont assez proches..

Les 4 caractéristiques retrouvées chez les personnels engagés sont :

- l'enthousiasme qu'ils éprouvent à propos de leur emploi et de leur travail,

- l'autonômie dans l'accomplissement de leur travail à leur manière,

- la motivation instaurée par leur managers,

- leur confiance qu'ils ont dans leur capacité à produire d'excellents résultats.

Le levier principal à actionner assez logiquement est la communication. Comment faire passer le message entre ces différentes populations ? Comment faire en sorte que chacun se comprenne, que chacun intègre la vision de l'entreprise et que celle-ci lui correponde ? Il faut impérativement travailler le fond du message mais aussi sa forme. Il faut que le bruit ambiant et l'athmoshère délétère n'altère pas le sens du message et que celui-ci atteigne les bonnes cibles et surtout les différentes typologies de personnes.

En clair le message doit être simple, clair et précis.

L'objectif premier est de redonner du sens et de la confiance

Re-communiquer sur les valeurs de l'entreprise, celles qui ont fait sa réussite. Ceci en adaptant la fond à la conjoncture, aux différents groupes, à l'hétérogénéité des personnes qui les composent. Gros travail sur l'image des personnes qui "font" passer la communication de la société, sur leurs aptitudes à remettre en question leur manière d'être vis à vis de leur collaborateurs et également bien-sûr sur leurs collaborateurs eux-mêmes.

Le respect, l'écoute, la gestion des relations humaines et des conflits potentiels, la mise en avant des valeurs de chacun à travers une analyse interne sont des facteurs clés. Il faudra connaître les attentes, les causes de ceux qui ont été les plus déçus, quelles étaient les moteurs de leur engagement quelles ont été les difficultés rencontrées qui n'ont pas été traîtées, surmontées et quelles sont les conséquences à titre professionnel et personnel qui en ont découlé.

 

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Stéphane DABAS