Que penser du stress "positif" ?

PERTE DE SENS=STRESS1

Pourquoi vivons-nous sous stress ?

Le stress est un sujet très "touchy". Tout le monde pense que c'est normal de stresser, qu'il faut souffrir pour être beau, qu'il est nécessaire de travailler comme un forcené pour réussir etc... Il faudrait déjà savoir de quelle réussite s'agit-il  ? Et plus simplement savoir ce qui compose la réussite. Chacun a sa vision de la réussite et place la barre où il le souhaite non ?

Ne devrait on pas connaître le bonheur avant de vouloir réussir ? Ne devons-nous pas être en accord avec nous mêmes, en harmonie, avant de vouloir réussir à tout prix ? Pour le système qui nous façonne, réussir c'est avoir. D'où le problème très actuel de redonner du sens à nos vies, aux nombreuses prises de conscience actuelles, au développement de la méditation de pleine conscience, aux retraites dans des monastères de cadres sup' et de tout ce mouvement de remise en cause des seules valeurs liées à l'individualisme. Aux mouvements liés au respect des animaux, à la recherche de solutions réellement "durables" pour la planète, à la lutte contre les causes plutôt que celles contre les conséquences. Retrouver le respect de la vie qui nous est donnée, du sens qu'elle doit avoir, du retour à la terre qui nous nourrit.

Cortisol

 

Biologie du stress | Centre d'études sur le stress humain (CESH)

D'où vient le cortisol et à quoi sert-il? Qu'est-ce que l'axe hypothalamo-pituito-surrénalien (HPS)? Apprenez-en plus sur la biologie du stress.

http://www.stresshumain.ca

Beaucoup parlent de stress positif et de stress négatif.

Le constat : ce qui définit encore aujourd'hui le "stress positif" c'est la montée hormonale déclenchée par l'action produite par le cerveau et transmise au système nerveux pour effectuer un geste, pour mener une action, pour atteindre un objectif. C'est devenu un lieu commun de croire que le fait de passer à l'action génère un stress "positf". Non. Le stress ce n'est pas ça ! C'est totalement transformer la vérité que de finir par dire que le stress est parfois "positif".  Les productions de substances chimiques provoquées au niveau du cerveau qui sont transmises au système nerveux pour transmettre l'information nécessaire à l'action n'a jamais été la source du stress. Les gestes que nous faisons, les actions corporelles quotidiennes que nous effectuons génèrent des réactions chimiques normales produites de façon normale. Assimiler cela à du stress est en soi un véritable malentendu. Pourquoi ? Parce que le corps se débrouille très bien seul, qu'il est conçu pour fonctionner comme cela et que le stress est exactement à l'opposé de la perfection par laquelle fonctionne notre corps. Il n'y a qu'a regarder comment procèdent nos organes, notre appareil digestif, les battements de notre coeur, les milliards de connection neuronales. Et cela se produit, le jour comme la nuit. Le corps n'a pas besoin de stress dans ses fonctionnements chimiques physiologiques et biologiques quotidiens. Pensez-vous que nous intervenons dans la production de nos hormones, que notre mental joue un rôle déterminant la-dedans ? Non, bien sûr que non ! Tout est parfaitement réglé et ce de manière totalement inconsciente. Bien que cela se passe dans un grand tumulte chimique et cellulaire cela ne nous a jamais mis en situation de stress ! Le stress n'est lié qu'au mental et à l'égo.

L'ironie de l'histoire, c'est que finalement, si on regarde bien l'origine du stress on comprend très vite qu'il est très étroitement lié à la peur. Cela remonte à nos ancêtres, à la période pré-historique et à notre instinct de chasseur. Ce vrai stress lié à l'instinct de survie générait alors utilement une production colossale et instantanée d'énergie et de substances chimiques (déclenchées par notre cerveau reptilien ou cervelet) telles que le cortisol, l'adrénaline, ou la noradrénaline.  Leur objectif :  envoyer beaucoup d'énergie dans le corps et les muscles pour nous défendre par la simulation de la mort, la fuite ou le combat ! Les quantités produites sont à mille lieux de celles qu'on utilise dans tous les gestes de notre vie quotidienne. Là est le seul sens et l'unique utilité du stress.

C'est une réaction déclenchée par l'instinct de survie !

Comment faire l'amalgame avec le stress "positif" ? Vu sous cet angle, quand on parle de stress au travail, cela pose de vraies questions. Est-il sain d'entretenir le stress comme facteur de motivation ? Est-il sain de parler de stress "positif" ? Si cela est comme tel, cela implique donc un niveau proportionnel de peur pour que le schéma fonctionne. Peur permanente qui va pourrir l'atmosphère de travail qui va provoquer des comportements de défense et de protection entraînant des conséquences dramatiques pour la performance globale et pour la rentabilité. Si le management est toxique ou autoritaire, que la manipulation et le harcèlement règnent, il devient logique que les émotions négatives de peur, de colère, de tristesse, d'humiliation, de trahison induisent une production d'hormones finalement toxiques pour le sang et la santé de nos corps physiques et psychiques. Cette récurrence va créer des dérèglements corporels répétitifs puis des incompréhensions chimiques extêmes obligeant le corps à se prémunir puis à se protéger (burnout).

stress noel

Le stress positif n'existe pas !

C'est juste une interprétation de certain pour dire que ce type de réaction permet de se pousser, de se sur-motiver, de se conditionner pour faire des choses qui ne nous correspondent pas mais qui nécessitent des résultats quantitatifs. Mais pour quoi faire ? On a pas besoin de ce stress "positif" ! Tout notre corps fonctionne parfaitement ! Pas besoin de modifier ou de forcer avec notre mental. Parce que cette performance est finalement délétère. Parce que ce type de raisonnement implique clairement un stress chronique pour arriver à des résultats quantitatifs court-termistes.

 

Retrouver du sens : la priorité n°1

Pourquoi lorsqu'on est impliqué par le sens qu'on met dans nos actions on y prend du plaisir ? Pourquoi sommes-nous supers enthousiastes lorsque l'on met en place un projet qui nous ressemble et pour lequel on y met "tout notre coeur" ? Simplement parce qu'on se reconnait dans ce projet, qu'on s'éclate, qu'on y prend du plaisir, que c'est carrément jouissif de faire ce que l'on aime et ce pour quoi nous sommes faits. C'est sûr que ça prend plus de temps, qu'il faut avant tout nous-mêmes nous connaître et que Tout le monde n'a pas cette chance. On est bien d'accord.

 

Les leaders sont en chacun d'entre nous. - Performance individuelle & bien-être au travail : tendre vers l' équilibre !

Pas besoin d'être manager pour se sentir un vrai leader ! Parait-il que ce qui définit un leader c'est la capacité qu'il a d'indiquer le cap et la vision. Qu'en pensez-vous ? N'est-ce pas réducteur ? Le vrai leader ce n'est pas seulement celui qui l'est pour les autres, c'est surtout celui qui l'est déjà pour lui-même.

http://former.canalblog.com

D'où notre rôle de travailler sur nous, d'apprendre à nous connaître pour être Responsable de nos vies et d'agir pour cela. Nous devons devenir les seuls acteurs pour être seuls leaders de nos vies. Pas besoin de stress positif, pas besoin de calculer, de mentaliser, de changer quoi que ce soit.

La seule question qui se pose c'est de se connaître avant tout, de travailler sur soi pour ceux qui ne connaissent pas leur(s) talent(s). Trouver notre raison d'être, ce qui nous parle et nous fait vibrer, qui nous apporte la banane et l'épanouissement, sans avoir à stresser inutilement.

Conclusion : utiliser sa conscience, devenir le témoin de sa vie, de ses réactions, des ses dépendances afin de nous servir de ce stress, comme déclencheur et comme signal pour entamer une démarche active et personnelle et produire en grande quantité l'hormone du bonheur : la dopamine.

dopamine

Si cet article vous a plu, n'hésitez pas à partager, à liker ce blog, à le faire connaître pour le faire vivre et lui donner de la profondeur !

 

J'ai apprécié cet article

 

 

Je soutiens l'auteur





J'adore ce que vous faîtes : continuez !



 

 

Posté par stephanedabas à 10:14 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :