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J'ai souhaité aborder autrement l'affirmation de soi à travers ces quelques lignes. De très nombreux sites ou blogs parlent très bien de ce sujet par les trainings en communication, en travaillant les prises de parole en public, par le vidéo training, par le théâtre. J'ai préféré m'intéresser aux causes qu'aux moyens de les traîter. Aussi j'aborderai plus le côté gestion des émotions qui sont la source des déstabilisations que les moyens que sont la synergologie, la maîtrise du langage non-verbal.

Affirmer vient du grec ad-firmo rendre ferme. C'est un mot très fort qui montre à quel point notre façon d'être, de parler et de communiquer génère en son sein des typologies de réactions variées chez les personnes avec lesquelles nous sommes en interraction. Notre image, composée de nos mots, de notre gestuelle et de notre voix est le vrai miroir de qui nous sommes réellement. Nos relations inters-personnelles sont obligatoirement et fortement influencées par elle et je dirai même qu'elle conditionne les réactions des personnes avec lesquelles nous communiquons. Il ne faut pas seulement se fier aux apparences car elles peuvent être trompeuses, mais l'on sait que les attitudes sont de puissants indicateurs de la façon dont nous fonctionnons. Nos attitudes ou nos comportements font intervenir la partie inconsciente du cerveau, elles sont tellement ancrées que cela traduit très puissamment un ensemble de croyances et de valeurs respectables ou non. Cela représente notre façon d'être et de faire qui nous est propre, qui s'est façonnée au travers du parcours de notre vie.

Si s'affirmer ne doit pas vouloir dire écraser, dominer ou détruire cela doit malgré tout traduire un profond ancrage et un fort alignement entre ce que nous pensons, disons et faisons. C'est ainsi que l'on évite les conflits avec soi-même et par conséquent avec les autres. Toute incohérence et décalage est très souvent la seule source de problème. Avec soi d'abord puis avec les autres tout autant. C'est la raison pour laquelle nous devons mettre en avant ce besoin d'être en accord avec nous-mêmes pour avoir un impact précis telle une flêche touchant sa cible, être assertif et inspirer les autres à travers les valeurs suggérées dans notre communication spontanée et naturelle.

Plusieurs situations peuvent s'offrir à nous au quotidien : nous pouvons avoir à nous affirmer en famille, avec nos enfants, nous pouvons avoir à le faire dans le milieu professionnel avec un collègue, un hiérarchique, face à un groupe public ou privé, au sein d'une association, face à un banquier... A chaque fois la situation sera différente, l'enjeu aussi, la pression et le stress également. En fait deux typologies de situation vont conditionner les résulats de notre prestation de communication.

1 - La situation est prévue : nous pouvons nous préparer. Plus l'enjeu sera important plus le résultat escompté sera lié à la préparation. Et malgré cela, les choses peuvent vite tourner au vinaigre si l'on ne sait pas gérer nos émotions. Ce sont elles qui peuvent tout chambouler et réduire à néant le travail de préparation. Il est donc impératif d'acquérir des techniques pour les gérer, surtout si on est sensible ou hyper-sensible.

Que ce soit en famille, ou dans le milieu professionnel, nous sommes dans l'obligation de nous poser un certain nombre de questions relatives au message que l'on veut transmettre, à son objectif, au sens que nous voulons lui donner.

 

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A qui s'adresse t'on ? Pourquoi doit-on le faire ? Quels sont les enjeux ? Comment va t'on transmettre ce message, par écrit, par oral, par vidéo, par mail, par sms ? Les moyens sont nombreux mais chaque moyen correspond plus ou moins à un type d'approche qui ne sera pas adaptée dans un autre contexte, avec une autre personne, un autre enjeu. Quel résultat attendons-nous, attendons-nous une réflexion de la part de la personne, une action, devons-nous utiliser la provocation pour créer une réaction ? Le message doit-il servir à suggérer, à inciter, à diriger, à corriger ?

2 - La situation est impévue : la caractère émotionnel sera tout autant prédominant mais le risque de destabilisation est évidemment beaucoup plus élevé.

Deux enjeux importants : gérer nos émotions et en transmettre. Que ce soit par l'écoute active ou par l'empathie, nous devons impacter positivement l'autre l'autre malgré son humeur, son agressivité, sa colère. 80% des conflits sont facilement traités juste par une simple écoute et un niveau élevé d'empathie. Je m'explique. Vous avez compris que le dénominateur commun N°1 est le caractère émotionnel. Il faut, à travers les émotions que l'on va ressentir et celle(s) que l'on va émettre envoyer un signal fort de confiance pour "toucher"  la ou les personnes en face. Cette 'intelligence du coeur est un moyen profond et puissant d'entrer dans la partie inconsciente de notre audience et ainsi de la marquer de façon durable. Le plus important est de rester crédible quelque soit la situation en amortissant les agressions, critiques, colères de nos interlocuteurs pour les surprendre en inversant le cercle négatif en positif de par notre attitude, notre empathie, notre compréhension globale des enjeux communs, des risques et des conséquences.

Plus nous sommes surpris et décontenancés plus nous perdons en affirmation, en impact et en confiance. Le pire est de réagir spontanément en se laissant submerger par la colère. Il est donc primordial de gérer ces imprévus au mieux pour rester aligné et en phase avec nos valeurs, nos actes, nos réussites comme nos échecs (notion de droit à l'erreur). Nous devons savoir que nous sommes exposés aux critiques, au mépris, à l'agressivité parfois pour mieux gérer ces évènements.

COLERE

Les techniques de gestion des émotions

1 - L'état d'esprit : être vigilant au quotidien pour anticiper afin de déceler les indicateurs de risques dans l'attitude des autres, les changements d'attitude ou d'ambiance, les tensions palpables ;

2 - Le corps : adopter une posture droite mais souple avec la tête haute mais pas supérieure, et le haut du corps également droit ;

3 - La technique de l'esquive : tourné de côté pour laisser les colères et l'agressivité passer sans nous impacter ;

4 - La respiration consciente : inspirer et expirer en étant concentré sur chaque mouvement respiratoire pour éviter la montée d'adrénaline en cas "d'attaque" ;

5 - La cohérence cardiaque : respirez à intervalle régulier sur les inspirs et les expirs :

5 - La fuite : parfois la meilleure solution est d'éviter le conflit quand les sentiments d'injustice et/ ou d'humiliaiton pourraient nous amener à réagir vigoureusement ce qui dessert le plus souvent celui ou celle qui se laisse envahir par sa colère ;

6 - L'amortisseur ou reformulation des messages reçus : consiste à reformuler les dires de nos interlocuteurs afin de lui montrer notre niveau d'engagement, d'écoute et de compréhension des problématiques, car c'est surtout d'être reconnu dans sa demande et dans sa position que souhaite la majorité des demandeurs. Laisser passer la vague de colère pour mieux rebondir et montrer qu'à travers notre empathie, nous reconnaissons réellement l'importance qu'accorde notre interlocuteur à notre attitude.

Quand on parle d'affirmation ou de confiance en soi il faut avoir à l'esprit que l'on peut tout à fait avoir confiance en soi en général et puis de manière totalement subjective, un impondérable se produit, un changement de poste ou de N+1, une réorganisation, un licenciement et là peuvent s'opérer des réactions tout autant imprévues qui vons nous mettre en perte totale d'affirmation et de confiance. Pour résumer, je dirai qu'il faut être à l'écoute de soi pour mieux nous connaitre, pour mieux nous appréhender au quotidie et ainsi relativiser les évènements pour moins les subir. Tout excès de confiance peut aussi être une protection pour cacher une problèmatique profonde non consciente. Alors écouter votre corps et vos sentiments vous permettra souvent de faire de grands pas !

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