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1ère cause du burnout : la souffrance au travail

La prise de conscience 1er enjeu ?

Le seul vrai enjeu humain pour la société et les entreprises c'est vraiment de limiter le nombre de cas.

C'est surtout, et j'insiste là-dessus, d'accompagner la prise de conscience de tout ceux qui sont dans le déni ou le non-dit afin qu'ils réalisent à quel point leur situation est précaire et à quel point le basculement vers le burnout peut-être est brutal. Il me semble que c'est le plus gros combat à mener parce qu'en anticipant et en prévenant on agit réellement à  la racine du problème.

Nous connaissons bien les causes et elles sont multiples : surcharge de travail, horaires extrêmes, isolement, résultats inatteignables, management inexistant autoritaire et/ou toxique.
Nous connaissons bien les symptômes et ils le sont tout autant : colères, agressivité, incivilité, irascibilité, abattement, procrastination, fuite... 
Nous connaissons ce que produit le stress qui exacerbe les tensions internes, les douleurs et le niveau de fatigue, qui produit surtout le cortisol qui sape et détruit notre système immunitaire.
L'équilibre, la force et l'énergie de certains les protègera plus ou moins longtemps, la faiblesse des autres les entrainera rapidement dans l'impasse.

 

TABOU

 

Déni & taboo : le coktail explosif !
Pourquoi il y a déni ? Parce qu'il y a une culture ancrée du tabou.
Reconnaître et déceler la période de "pré-burnout" est déterminante. Les symptômes sont simples et évidents. Ils ne doivent ni être pris à la légère ni être tabou. Bien qu'il ne faille pas tomber dans la psychose et faire très attention à la facilité pour certains d'utiliser la souffrance au travail comme une arme face à l'entreprise, il faut avoir beaucoup de courage et garder les yeux grands ouverts. La souffrance au travail est très répandue et très fréquente du fait du phénomène du stress interprété souvent comme positif.

Il n'existe pas de stress positif. Le stress est un fléau réel et insidieux qui ruine nos états émotionnels, mentaux, psychiques, physiques. Le constat le plus représentatif de ce phénomène est le commentaire que m'a laissé une consultante en RPS en mission dans une boîte qui m'a précisé que lors d'une session de formation à la prévention, un des managers en réponse à ce commentaire peu glorieux d'un collègue : "nous vivons tous avec du stress et un peu de stress n'a jamais tué personne" a répondu que pour combattre la banalisation de ce mot "stress" dans les entreprises et amener les gens à comprendre que c'est un véritable fléau, il serait intéressant de le remplacer par une maladie qui parle, hélas, à tout le monde : le cancer.
En reprenant la même phrase, cela donnerait ceci : "nous vivons tous avec un cancer et un peu de cancer n'a jamais tué personne".
C'est pour toutes ces personnes en souffrance qu'il faut avant tout agir. C'est très compliqué car ce fameux tabou de la souffrance au travail est une réalité bien claire : les gens ne veulent pas l'exprimer pour tout un tas de raisons évidents :
  1. peur du chômage,
  2. peur du regard des autres (peur de paraître idiot nul faible),
  3. peur de se rabaisser soi-même (travail au niveau de l'égo à mener),
  4. peur de devenir une personne "à abattre" qui lève le voile sur tout un tas de pratiques...

chemin perso

 

Le burnout point de départ pour se révéler à soi-même ?

Le burnout est en fait la révélation extérieure de nos souffrances intérieures. L'intensité, la fréquence et l'extrémité de cette souffrance inavouable pour nous-mêmes et pour les autres eplosera loqiquement au sein d'un environnement inadapté et décalé pour soi. Il sera exacerbé par un management agressif, par une conjoncture d'entreprise extrêmement concurrentielle en interne comme en externe où tout les coups seront cachés mais permis : Hypocrisie, jalousie, violence verbale comportementale, performance jusque boutiste, humiliation...

Ceci étant, toute réaction de colère, d'abattement ou de fuite est révélatrice de notre peur de nous-mêmes, de nos excès, de nos déséquilibres enfouis, de nos souffrances intérieures cachées et inavouées, de nos combats inutiles pour Etre au yeux des autres et non aux nôtres.

La multiplication des cas de burnout est très intéressante avant tout sur le fond car il pose les vraies questions pour la personne et l'organisation.

 

Du burn-out professionnel à l'intelligence intérieure - Guibert Del Marmol (séquences intéressantes pour les pressé(e)s : 1,40 Mn - 4,50 Mn 10,30 Mn - 11,15 - 18,30 Mn - 21Mn

Ce qui importe le plus pour conclure

1° La prise de conscience conjointe de toutes les parties prenantes :
- Du manque à gagner en terme de santé pour les individus, en terme financier pour les entreprises
- De la reconnaissance et de la prise en compte de ce phénomène tabou pour mieux communiquer aider et accompagner
- De tout ce qui a permis au burnout de finalement se produire : tout ce temps qui s'est écoulé sans qu'aucune action n'ait été entreprise

2° La mesure et la compréhension des causes pour montrer à tous que l'organisation est concerné

3° L'après burnout pour mettre en place les actions thérapeutiques adéquates et les moyens de retour à la vie, active et à l'emploi.

Pour finir, le burnout pourrait-être considéré et abordé avant tout comme un moyen de se révéler à soi-même. C'est alors le départ d'une nouvelle vie.