Implication des salariés : engager au quotidien ou prévenir le désengagment ?

engagement

L'engagement représente un des sujets majeurs en période de crise.

Les conséquences du désengagement : les commerciaux ont plus de mal à vendre, la communication est compliquée voire impossible en interne, l'absentéïsme augmente, le turn-over également... Les résultats déçoivent les dirigeants et les salariés ont le moral en berne.

Les managers doivent jouer les pompiers, rassurer leur collaborateurs, redonner confiance, bref le sale boulot !

Nous savons tous que la conjoncture pose le problème de la confiance. Confiance des salariés vers la Direction et inversement. Le manque de sens remet même les fondamentaux en question d'où un manque de vision, d'envie, de reconnaissance et de motivation.

Quels sont les leviers à actionner en ces temps difficiles pour ré-instaurer la confiance ? Comment ré-engager les troupes face à la tempête ?

Les acteurs qui ont un réel impact sur la situation sont multiples. Chercher des coupables et à vouloir à tout prix désigner des responsabilités sera stérile, la situation est déjà-là il faut donc AGIR. Le problème de l'engagement est complexe et subtil. Qu'est-ce qui fait que les équipes sont démotivées, qu'elles n'ont plus la gnac, ni l'envie d'avancer ?

 

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Plusieurs indicateurs sont significatifs : le taux de turn-over, l'absentéïsme, le "climat". Le constat est sans appel, tout ces éléments qui étaient "au vert" il y a deux ou trois ans ont pris des proportions inquiétantes voir alarmantes. Telle ou telle société qui se targuait de garder ses meilleurs se rend compte que ce sont ceux-là qui aujourd'hui quittent le navire.

Comment en est-on arrivé là ? Le constat le plus fréquent : la communication ne passe plus, le dialogue est rompu, les directives incomprises sont logiquement non-respectées, la nouvelle organisation non-plus, tous les indicateurs virent progressivement et rapidement au rouge !

Tout d'abord, il est indispensable de connaître les vraies valeurs des salariés car, seulement 29% des personnes se considèrent comme engagées, 45 % ne le sont pas et 26 sont totalement désengagées.

Selon une étude de Kea & Partners, 10 valeurs ressortent d'une étude de 2012 :

- le travail en équipe pour 27%,

- le professionalisme pour 26%,

- la focalisation sur le résultat pour 25%,

- la pression sur les coûts à hauteur de 23%,

- le sens des responsabilités pour 23%

- la satisfaction client et l'efficacité pour 22% et la productivité pour 20%

Les deux valeurs que les salariés souhaitent le plus voir développées sont l'honnêteté et l'écoute.

Les priorités sont assez claires : il faut rétablir une communication saine à tous les niveaux de l'entreprise, la Direction joue alors un rôle déterminant.

On voit égaleement qu'il existe une corrélation réelle entre les valeurs des chefs d'entreprise et celles de leurs collaborateurs. Les valeurs personnelles des dirigeants sont :

- l'honnêteté pour 41%,

- le sens des responsabilités pour 38 %,

- l'adaptabilité, la persévérance, la confiance et la créativité.

On constate qu'il existe très simplement entre ces deux populations un gros probléme de compréhension, de communication car les valeurs sont assez proches..

Les 4 caractéristiques retrouvées chez les personnels engagés sont :

- l'enthousiasme qu'ils éprouvent à propos de leur emploi et de leur travail,

- l'autonômie dans l'accomplissement de leur travail à leur manière,

- la motivation instaurée par leur managers,

- leur confiance qu'ils ont dans leur capacité à produire d'excellents résultats.

Le levier principal à actionner assez logiquement est la communication. Comment faire passer le message entre ces différentes populations ? Comment faire en sorte que chacun se comprenne, que chacun intègre la vision de l'entreprise et que celle-ci lui correponde ? Il faut impérativement travailler le fond du message mais aussi sa forme. Il faut que le bruit ambiant et l'athmoshère délétère n'altère pas le sens du message et que celui-ci atteigne les bonnes cibles et surtout les différentes typologies de personnes.

En clair le message doit être simple, clair et précis.

L'objectif premier est de redonner du sens et de la confiance

Re-communiquer sur les valeurs de l'entreprise, celles qui ont fait sa réussite. Ceci en adaptant la fond à la conjoncture, aux différents groupes, à l'hétérogénéité des personnes qui les composent. Gros travail sur l'image des personnes qui "font" passer la communication de la société, sur leurs aptitudes à remettre en question leur manière d'être vis à vis de leur collaborateurs et également bien-sûr sur leurs collaborateurs eux-mêmes.

Le respect, l'écoute, la gestion des relations humaines et des conflits potentiels, la mise en avant des valeurs de chacun à travers une analyse interne sont des facteurs clés. Il faudra connaître les attentes, les causes de ceux qui ont été les plus déçus, quelles étaient les moteurs de leur engagement quelles ont été les difficultés rencontrées qui n'ont pas été traîtées, surmontées et quelles sont les conséquences à titre professionnel et personnel qui en ont découlé.

 

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Stéphane DABAS


Gestion simple et pratique du stress ou développement de son bien-être ?

 

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Le trac ou stress est une émotion liée à la peur ou à l'angoisse. Cette émotion est à l'origine de la sécrétion d'andrénaline. Cette hormone élève la tension artérielle, le taux de sucre dans le sang, les pulsations cardiaques. Elle provoque également des réactions musculaire difficielement contrôlables.

Peur ---  Sécrétion d'adrénaline --- Réactions physiques ou psychologiques

Les conseils sont nombreux mais il reste de vrais fondamentaux :

- bouger : une pratique régulière d'une activité physique et/ou sportive "douces" : marche, natation...

- Respirer : la respiration représente la première façon de traîter le stess et constitue un remède efficace prisée par les acteurs, les orateurs. L'inspiration permet d'apporter au sang une quantité d'oxygène bien supérieure à la moyenne habituelle et l'expiration permet de détendre les muscles et le corps en général.

- Se relaxer : il existe différentes façons de se relaxer qui peuvent être plus ou moins adaptées selon l'environnement où l'on évolue. L'outil est la respiration, les pratiques proviennent principalement du yoga ou pranayama. Différents exercices de respiration permenttent de répartir l'air au niveau des épaules, du thorax ou de l'abdomen. Plus la respiration "descend", plus elle est relaxante et plus elle apporte un sentiment de bien-être.

Petit exercice pratique : inspirer 5secondes jusqu'à remplir vos poumons, retenir votre respiration 10 secondes et relâcher pendant également à peu près 10 secondes et répéter 10 fois. Très simple, à la portée de tous et souvent salvateur.

Merci à tous de vos messages

 

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Pourquoi gérer ses priorités ?

Gérer ses priorités

Comment gérer son temps ?

Les délais courts, la pression continue, les voleurs de temps, l'infobésité, sont trop souvent générateur de malentendus et d'erreurs. Le problème de "timing" pour développer une communication adaptée, claire et précise est contradictoire avec la pression continue qui est souvent considérée comme LA source unique de performance. Cette pression, ce stess est aussi être source de malentendus, d'erreurs, de problèmes réels d'incompréhension. Quelles sont, les tâches qui au quotidien vont réellement impacter ma performance ? Que dois-je mettre en place pour avoir un cadre de travail qui soit défini et qui laisse néanmoins place à la créativité et à l'innovation ? L'approche par le faire est important, mais l'approche par l'être l'est tout autant. Quel est le sens que je donne et qu'est ce que je ressens à exercer tel ou tel type de tâche ? Laquelle est la bonne, dans quel ordre l'effectuer si elle est répétitive ?

La loi des 20/80 dîte de Pareto qui montre que 20% du temps alloué à certaines tâches représente 80 % des résultats doit elle m'amener à repenser ma façon de travailler au quotidien ? Est-ce tabou de poser ce problème ? Organiser les tâches par nature et par ordre est nécessaire pour gagner mathématiquement du temps selon la loi de Taylor, mais ne doit-on pas, en respectant cette loi utiliser notre créativité qui nous permettra de trouver une autre façon de faire qui est à priori à l'opposé mais qui apportera des résultats probants liés notamment à la notion de plaisir. Comment faire en sorte que ces tâches ingrates soient finalement source de réussite ? Plusieurs facteurs sont intéressants et importants à considérer.

Organiser son travail en fonction des notions d'urgence et d'importance est un des piliers. Savoir s'affirmer est un second pilier dans le sens où je ne dois pas subir les assauts répétés de mes collègues qui veulent tout pour hier. Je dois établir un plan d'action précis tout au long de mes journées, semaines et au fur et à mesure des mois qui s'écoulent et au cours desquels les priorités peuvent évoluer. La gestion de temps et des priortés est finalement surtout une gestion des priorités. Comment les organiser en fonction de l'impact sur ma performance, comment les optimiser et surtout comment faire en sorte qu'elle produisent des résultats probants et visibles ?

 

urgent non-urgent

1 - Organiser ces tâches par objectif avec toujours la notion d'urgence et d'importance

2 - Maîtriser les lois de la gestion du temps : loi de Laborit, de Carlson, de Parkinson, de Murphy, de Pareto

3 - Communiquer avec impact clarté et conviction avec les personnes qui interagissent avec moi dans la réussite de ces tâches, de ces projets

4 - Mesurer et suivre l'avancée, les résultats et leurs effets sur mon poste, sur mon évolution de carrière, sur mon état d'esprit et mon enthousiasme et sur l'image que je renvoie autour de moi.

 

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22 avril 2014

Comment ceux qui réussissent gardent leur calme (1ère partie) !

Votre capacité à dominer vos émotions et à rester calme sous pression est en lien direct avec votre niveau de performance. Le cabinet Talent Smart a établi une recherche sur plus d'un million de personnes. Ils en ont déduit que plus de 90 % des meilleurs performers sont formés pour maîtriser leur émotions, pour rester calme et garder le contrôle en période de stress intense.

On sait désormais, suite à  de nombreuses études et spécifiquement celle de l'université de Yale, que le stress prolongé provoque une dégénération de la zone du cerveau qui gère le self-control. Ce qui est néanmoins difficile à accepter à propos du stress, c'est qu'il peut constituer une émotion indispensable. Il faut en fait un niveau d'émotion minimum pour déclencher une action fusse t'elle minime. La performance atteint son apogée quand un niveau de stress modéré est atteint. Tant qu'il n'est pas prolongé, le stress est inoffensif.

 

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De nouvelles recherches de l'université de Berkeley font des révélations sur les vérités cachées d'expérimenter des niveaux modérés de stress. Mais elles renforcent aussi la grande importance de garder le stress sous contrôle. L'étude, dirigée par la post-doctorante Elizabeth Kirby, à trouvé qu'un début de stress attire le cerveau à développer des nouvelles cellulles responsables de l'amélioration du niveau de la mémoire. Cependant cet effet est seulement rendu possible quand le stress est intermittent. Dès qu'il continue au-delà de quelques moments, et qu'il constitue un état prolongé, il supprime la capacité du cerveau à développer de nouvelles cellules. "Je pense qu'un niveau de stress modéré et intermittent est ce qui rend le cerveau plus alerte et vous êtes plus efficace quand votre cerveau est alerte."

Pour les animaux, le stress intermittent constitue leur expérience qui se caractérise sous la forme physique par la menace de leur environnement immédiat. Il y a bien longtemps, c'était aussi le cas pour les humains. Dès lors que les humains ont évolué dans leur complexité à réfléchir,  Ils ont alors développé la possibilité de se faire du souci et de transformer ce souci en stress d'autant plus problématique lorsqu'il s'agit de phénomène répété et fréquent.

En plus d'augmenter vos risques cardiaques, la dépression et l'obésité, le stress diminue vos capacités cognitives. Heureusement, mis à part une attaque de lion, votre "bloc" stress est subjectif et sous-contrôle. Les meilleurs performers ont des stratégies bien affutées pour lutter contre les circonstances les plus stressantes. Ceci abaisse leur niveau de stress au regard de ce qui se passe dans leur envirronement renforcant le fait que leur expérience du stress est intermittente et non durable.

Première partie : traduit de l'anglais (article parue dans Forbes le 6/02/2014)

 

Posté par stephanedabas à 19:33 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
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